Josée l’Obsédée et le tout petit péni

Un jour, Josée a rencontré un tout petit membre, qu'elle n'a même pas réussi à faire durcir un peu. Pour se remonter le moral, elle vous raconte cette double peine.

Josée l’Obsédée et le tout petit péni

Dans ma prime jeunesse, il m’est arrivé de chercher l’acte sexuel simplement pour passer le temps. Je n’étais à l’époque pas bien difficile. Dans ce temps-là, il suffisait pour me convenir de remplir quelques critères :

  • Être un garçon,
  • Être célibataire,
  • Avoir une hygiène correcte (les organes génitaux fleurant l’andouillette étaient alors recalés à l’entrée de mon entrecuisse).

Un soir que je fêtais mon anniversaire dans un bar avec des amis, mon regard a croisé celui d’un très charmant jeune homme. Mise en confiance par quelques verres de vin et les encouragements de mes proches (« Il arrête pas de te regarder lui, là-bas. Pourtant j’ai vérifié et t’as pas la braguette ouverte. Je crois que tu devrais y aller »), je n’ai pas hésité bien longtemps à aller l’aborder pour faire plus ample connaissance avec cet éphèbe à la démarche assurée et au sourire plus blanc que la neige et la colombe de la paix réunies.

Nous discutâmes tranquillement, nous rendîmes compte de la compatibilité de notre humour et flirtâmes gentiment. Au bout du troisième shooter de tequila frappée qu’il m’a offert, j’ai compris qu’il cherchait à m’amener vers les joies de l’amûr. Au bout du cinquième shooter de vodka qu’il a bu, en me remémorant mes précédentes aventures foireuses et l’effet désastreux qu’a parfois l’alcool sur le mécanisme de l’érection, j’ai également compris que j’allais sacrément en pâtir pour enflammer le contenu de son caleçon.

J’étais loin du compte.

Nous nous sommes donc éclipsés discrètement sous les regards appuyés de nos amis pour aller prendre un verre chez lui et avons eu vite fait de passer aux choses sérieuses ; c’est avec surprise que j’ai constaté qu’il se relevait du canapé pour éteindre la lumière. Avec surprise, mais aussi avec un peu d’inquiétude : s’il était évident que je ne souhaitais pas donner suite à cette relation qui devait rester d’un soir, je me sentais un peu vexée, pensant qu’il voulait éviter de me voir dans le plus simple appareil. Je n’ai compris la raison de ce besoin qu’il avait de s’envelopper de ténèbres que plus tard. Trop tard, d’ailleurs.

Tandis que je déchirais maladroitement l’emballage de ce cadeau tout en chair et en os en lui chauffant le macaroni, j’ai remarqué qu’il était encore tout mou. J’avais très envie de lui dire « Hé mais mec, c’est plus l’heure de tirer au flanc hein », mais à la place, j’ai préféré prendre ça comme une sorte de challenge : il fallait que je réussisse à rendre son zboub tout dur.

Après lui avoir tâté le paquet à travers le jean et le boxer, quelque peu désespérée de sentir que mes actions n’avaient aucune incidence sur la rigidité de son organe, j’entrepris de prendre les choses en bouche pour accélérer le processus de solidification. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que j’avais entre les dents un tout petit Malabar tout mou. J’ai d’abord pensé à une plaisanterie ; ayant pu constater que l’énergumène avait de l’humour, il aurait pu, après tout, me foutre la première phalange de son petit doigt dans la bouche. Mais en prenant un peu de recul sur l’engin, j’ai pu me rendre compte – mes yeux s’étant suffisamment adaptés à l’obscurité pour que je puisse entrevoir la forme de la bête – que j’étais bien en train d’essayer de faire une fellation à un micropénis au repos. Le gros cannelloni que j’espérais n’était en réalité qu’une minuscule coquillette.

"Tu reprendras bien une plâtrée de micropénis ?"

Je vous passe les détails de ma tentative acharnée pour stimuler le biscuit, mais sachez au moins que j’ai tout fait pour : j’y ai mis les mains, j’y ai mis la bouche, j’y ai mis des parties de mon corps que je ne soupçonnais pas. J’y ai même mis les narines (ah non, en fait, non), mais rien à faire. Au bout de dix minutes à donner toute l’énergie que j’avais en moi pour combattre le mou, j’ai fini par baisser les bras, les joues rouges, le chignon défait, le souffle court. Putain les filles, croyez-moi : en vrai, j’ai fait le Vietnam du cul.

A la déception s’est alors ajoutée une sorte d’humiliation car j’ai fini par penser que le manque de désir était la seule et unique raison de cette débandade, sans même me dire « Tiens, se montrer tout nu pour la première fois devant une fille X ou Y quand on a un tout petit berlingot dans le slip, ça met pas forcément super à l’aise ». C’est donc un peu rageusement que je l’ai invité à se rhabiller et à rejoindre nos amis respectifs dans le bar où nous nous étions rencontrés quelques instants plus tôt.

Je voulais terminer mon récit ici, mais il faut que je sois complètement honnête avec vous. Il y a aujourd’hui un détail dans ce récit qui me fait mourir de honte : j’ai fait n’importe quoi. Parce qu’en retournant vers nos deux groupes d’amis qui en avaient alors profité pour faire connaissance, je n’ai pu cacher ma déception et c’est avec un air moqueur que j’ai avoué aux miens que mon partenaire du soir avait un micropénis. Mes connaissances amicales étant à ce moment déjà passablement éméchés, un des leurs a alors crié « Nan mais sérieux ? Un micropénis ?! ». Le principal intéressé s’est alors retourné. Nos regards se sont croisés, et j’ai compris que j’avais fait un truc pourri. Et c’est sans surprise que ce cadeau d’anniversaire aussi improvisé que raté s’est montré aussi aimable avec moi qu’un Karl Lagarfeld s’adressant à un mannequin qui aurait pris dix kilos chaque fois que l’on s’est recroisés.

J’imagine que c’était mérité. Et si je l’évoque toujours en le surnommant « pine d’huître » (rapport à son totem), j’ai décidé de faire profil bas quand le destin décidait de faire se croiser nos chemins.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Yumiko-chan
    Yumiko-chan, Le 17 avril 2012 à 21h38

    Haha, l'article m'a bien fait rire :d.
    Ca m'est arrivée une fois. Je suis toujours tombée sur des hommes plus ou moins avantagés par la nature. Ce bel éphèbe d'un soir, je pensais que ce serait pareil.
    J'avais déjà commencé à le toucher à travers son jean, ne sentant presque rien. Je m'étais alors dit : 'bon, c'est parce que son jean est large'. Hm, mais une fois la main ayant traversé l'obstacle du boxer, je me suis rendue compte que ma première impression était la bonne.
    Je ne parlerais pas de micro pénis, il était petit, c'est tout.
    Mais pareil, au début, j'ai dû faire les gros yeux, avant de passer outre.
    Et encore pareil, j'ai eu du mal à rendre la pâte toute dure, pour trouver une métaphore. J'aurai pu courir à la catastrophe puisqu'il n'arrivait pas à entrer en moi. Alors je ne sais pas ce que j'ai fait, mais il a réussi à avoir une érection et ça a marché.
    De plus, je dirais bien que oui, la taille joue un peu, mais pas que. J'ai passé un excellent moment, et certainement meilleur qu'avec d'autres mâles mieux gâtés car lui savait jouer de la sensualité et de ses doigts. Sans compter le contexte de la rencontre plus qu'attirant.

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