Si le Design Intelligent existait, nous n’aurions jamais nos règles. Notre utérus, parfaitement fonctionnel jusqu’à 55 ans, n’éprouverait absolument pas le besoin de s’auto-dissoudre tous les 28 jours – tant qu’à faire, les fausses couches ne se produiraient jamais, ni les bébés tout gélatineux, ni les enfants ingrats, ni la guerre au Proche-Orient.
Notre morphologie est mal foutue. Ok. Mais il y a pire. Par exemple, la chronologie de cette maudite menstruation. Grâce soit rendue à la loi de Murphy, les règles tombent systématiquement quand il ne faudrait pas, avec un sens du timing tenant à la fois de l’agression gratuite et du sapage de moral. Exemples agaçants.
Le premier rendez-vous (ou la visite gynécologique)
Il va de soi que l’utérus proteste en priorité quand on a besoin de lui. Qu’on lui prépare un frottis ou un, hmmm, frottement prolongé coulissant, ses petites cellules se réveillent soudainement et se mettent à hurler « OH TIENS POURQUOI ON N’AURAIT PAS CINQ JOURS D’AVANCE CE MOIS-CI ». Autant on peut expliquer son souci au gynéco, autant on préfère trouver une excuse plus glamour pour l’homme de la vie (« Je peux plus, mon chat a flambé dans le micro-ondes »).
L’examen (ou l’entretien d’embauche)
Permis de conduire ou partiels exigeant de rester assise pendant quatre heures, c’est évidemment quand il s’agit de se concentrer que les règles attaquent. Il faut qu’il y ait de l’enjeu. Surtout si ça peut s’accompagner de douleurs et de crampes. Sinon, ce serait quand même tellement facile, la vie ! Déjà qu’en tant que femmes on est censées mieux réussir à l’école, ce serait dommage de bénéficier de trop d’atouts.
Les dimanches, jours fériés et anniversaires
En désespoir de cause, les règles apprécient les dates destinées au loisir et au confort. Si on a deux jours par semaine pour profiter de son canapé en mangeant des cookies, alors il faudra compenser en courant aux toilettes toutes les deux heures. Histoire de rester sur la brèche et de ne pas trop avoir la pêche en arrivant au boulot le lundi matin.
Quand on a oublié ses tampons de secours
De même qu’il ne pleut que quand on laisse son parapluie à la maison, les règles n’arrivent que quand on a zappé les protections périodiques. C’est l’occasion de racheter des fournitures ou de faire connaissance en urgence avec ses collègues féminines. « Excuse, t’aurais une serviette par hasard, euh, comment tu t’appelles au fait ? ».
La piscine (ou les vêtements blancs immaculés, ou l’ultraminijupe)
Rien n’excite un utérus comme une bonne prise de risque impliquant un probable suicide social. Des règles quand on porte une culotte noire ? Naaan ce serait trop facile. Quant au cordon qui dépasse de la culotte, que celle qui n’a jamais connu de sueurs froides en sortant du jacuzzi me jette le premier tampax.
Nous sommes donc ici, clairement, en face d’une force du Mal à obédience diabolique. Et malheureusement, le seul exorcisme s’appelle ménopause, qui justement figure juste au-dessus des règles dans la hiérarchie démoniaque. Prions pour nous-mêmes, les filles. On en a bien besoin…











Le 18/03/2011 Ã 16h09
T'as pas tord pour l'anti féminisme, faut pas en voir partout.
Mais se bouffer pendant des années des "t'as tes règles ou quoi?" à chaque petit haussement de ton et retrouver ensuite ce type d'articles sur un forum féminin, je sais pas, c'est un peu bizarre...
Faut dire dans mon travail -développeur dans une SSII- je suis entouré de 99% d'hommes, ça doit jouer sur mon seuil de tolérance, au bout du compte je ne peux plus lire ce type d'article sans avoir envie d'hurler "mais foutez leur la paix aux femmes! ".
Après c'est sûr que quand tu hausses le ton pour quelque chose d'important (genre pendant une réunion de boulot) et qu'un mec te sort une connerie pareille, je comprends que tu ai envie de lui foutre une belle claque.
Le 18/03/2011 Ã 18h21
Je suis réglée, ce qui explique pourquoi j'ai un peu envie de mourir à la lecture de cet article ? Non ? Bon, mon cas est encore pire que ce que je croyais.En fait, c'est dingue : quand j'avais des règles parfaites (trois jours, faibles, pas de douleur, pas d'altération de l'humeur, pas d'anémie, pas de syncopes,...) je n'aurais pas pu me reconnaitre dans cet article qui aligne les clichés sur les règles les uns après les autres. Franchement, les règles me pourrissent un quart du mois, mais euh, certainement pas pour des futilités pareilles : Oh mon dieu, un pantalon blanc ? (non mais quelle godiche qui maîtrise peu ses règles va mettre un pantalon blanc ce jour-là ?!)
Aujourd'hui que je suis clairement dominée par mes règles au moment où elles tombent et que -souvent- elles me font vivre un véritable enfer, je ne m'y retrouve toujours pas.
Comment passer totalement à côté du sujet, donc
Pour moi cet article est anti-féministe et présente vraiment les femmes comme étant des victimes étrangères à leur propre corps.
Manquait plus qu'un paragraphe expliquant que durant leurs règles, les femmes perdent leurs nerfs et se transforment en monstre digne de la gamine dans l'exorciste, et la boucle était bouclée (et on pouvait même aller publier cet article sur toutes les revues machistes du web et pas que).
Je ne pensais pas me sentir si seule en lisant les réactions, en fait.
(ne citez pas, ça fait beaucoup trop de personnel balancé d'un coup-là , merci !)
Le 19/03/2011 Ã 01h46
Je dis simplement que là , on aligne les clichés les plus mauvais en en faisant des généralités qui au final, donnent limite envie de changer de sexe. Ca ne parle pas des filles qui ont des problèmes gynécologiques ou qui sont simplement peu chanceuse au niveau des règles, non, ça présente tout ça comme si c'était le lot de toutes les femmes et pour moi, il ne manquait effectivement plus que le cliché sur les nanas qui deviennent odieuses au plus petit bouleversement hormonal.
Comme je l'ai dit plus haut, soit ça se voulait sérieux et c'était affligeant, soit c'était censé être drôle et du coup, loupé pour moi.
Et vu que même toi qui a des règles difficiles ne te reconnait pas dans cet article, j'ai tendance à penser que je n'ai pas vraiment tord dans ce que je dis.
La nana qui met un pantalon blanc et qui voit ses règles débarquer par surprise, elle est quand même pas bien fine. Perso, à l'époque où je ne prenais pas la pilule, c'est typiquement le genre de trucs que j'évitais quand je savais que mes règles allaient débarquer bientôt. J'allais pas non plus faire la belle dans les jacuzzi avec la ficelle du tampon qui dépasse (ou le flux plus abondant que prévu).
Je sais pas, le bon sens quoi...
Bref, si je t'ai blessée j'en suis navrée, ce n'était pas mon intention.:small:
Le 25/03/2011 Ã 12h44
ba moi je me suis bien marré je le prend au second degré et puis je me retrouve tout à fait dans cet article.[ ps:Je ne vois pas pourquoi lancer un quelconque débat sur un article qui se veux drôle.]
Le 25/03/2011 Ã 12h53
ba moi je me suis bien marré je le prend au second degré et puis je me retrouve tout à fait dans cet article.
[ ps:Je ne vois pas pourquoi lancer un quelconque débat sur un article qui se veux drôle.]
Le 25/03/2011 Ã 21h07
ba moi je me suis bien marré je le prend au second degré et puis je me retrouve tout à fait dans cet article.
[ ps:Je ne vois pas pourquoi lancer un quelconque débat sur un article qui se veux drôle.]
Bien dit!
Et parce qu'on peut avoir envie, même si l'article se veut humoristique, de commenter par autre chose que "haha lol mdr oui c'est trop ça !" ?
Par exemple, hein.
Le 26/03/2011 Ã 16h18
Parce qu'il a beau se vouloir drôle, il ne l'est pas ?
Et parce qu'on peut avoir envie, même si l'article se veut humoristique, de commenter par autre chose que "haha lol mdr oui c'est trop ça !" ?
Par exemple, hein.
Et désolée, mais je n'agressais pas les Madz en colère, c'était surtout histoire de dire que oui, Maïa, faut la prendre au quinzième degré, et que oui, moi aussi je me reconnais souvent dans les trucs qu'elle critique, mais que non, ce n'est pas une raison pour la descendre en flèche, parce que Maïa exagère beaucoup, pour rire, et que par exemple, personnellement, ça me fait aussi beaucoup rire de me moquer de mes propres petits travers!
Le 26/03/2011 Ã 16h54
Parce qu'il a beau se vouloir drôle, il ne l'est pas ?
Et parce qu'on peut avoir envie, même si l'article se veut humoristique, de commenter par autre chose que "haha lol mdr oui c'est trop ça !" ?
Par exemple, hein.
Tu es bien sur libre de donner ton opinion mais il faut savoir nuancer et penser au gens qui se donne du mal derrière.
En effet je pense que cet article se veux drôle et correspond à la majorité des femmes, il faut connaitre aussi l'autodérision. Je ne vois pas ou tu peu trouvé de l'antiféministe là dedans. Quand tu regarde une comédie bollywoodienne tu vois tu rascisme? Il faut savoir faire la part des choses entre l'humour et le sérieux.
C'est l'unique réponse que je te ferais parce que je ne suis pas du genre à m'énerver et me prendre la tête pour se genre de choses.
Voilà Merci de prendre le temps de réfléchir un peu à ça.
Le 26/03/2011 Ã 17h30
Je ne prends pas tout à mal et je ne te critique pas, je te réponds simplement : tu ne vois pas pourquoi un débat est lancé sur un article qui se veut drôle, je te réponds que c'est peut-être justement parce qu'on ne le trouve pas drôle, et qu'en plus de ça, le fait que ce soit un article à visée humoristique ne nous oblige pas à ne commenter que pour dire "hoho c'est drôle".Est-ce plus clair comme ça ?
L'argument du "si t'aimes pas, fais-le, on verra si tu fais mieux", j'ai bien envie de m'abstenir d'y répondre.
Je n'ai personnellement pas parlé d'anféminisme. J'ai big-upé le message de Nasty Wasp parce que ce qu'elle a dit me paraît juste (c'est à dire que cela concerne plus les filles réglées depuis peu, et qu'il est pénible de lire sans cesse que les filles sont esclaves de leur corps).
Tout ce que j'ai dit sur cet article, c'est que j'avais l'impression d'avoir déjà lu ça des dizaines de fois, que c'est vu, revu, traité exactement de la même façon que tout ce que j'ai pu lire sur le sujet, et que par conséquent je ne trouve ça ni drôle, ni intéressant.
Je n'ai pas besoin d'être prise par la main et de "réfléchir un peu à ça" pour comprendre que Maïa écrit ses articles au 2nd (ou 15ème si vous voulez) degré, ce qui est écrit là ne me parle pas, je ne m'y reconnais pas, je ne trouve pas ça drôle, et j'ai l'impression de lire Jeune&Jolie.
Pour le côté "descente en flèche de l'auteure", même si j'en suis quand même relativement loin, il faut peut-être chercher son explication dans les commentaires sur ses autres articles.
Enfin, si vraiment tu as quelque chose à redire sur la ponctuation de mon message, je te conseillerai de faire un peu attention à l'orthographe du tien.