Les Bêtes du sud sauvage, le superbe classique de la semaine pour briller en société

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En 2012, Benh Zeitlin signait Les Bêtes du sud sauvage, l'un des plus jolis films américains de ces 10 dernières années selon Kalindi. C'est donc tout naturellement qu'elle met cette fable écologique et sociale à l'honneur dans son « classique de la semaine ».

Les Bêtes du sud sauvage, le superbe classique de la semaine pour briller en société

Au moment d’écrire cet article, j’étais en panne d’inspiration — comme bien souvent le jeudi, va savoir pourquoi.

Il fallait que je trouve une idée pour ce classique ciné de la semaine, que j’adore généralement écrire.

Mais cette fois-ci entre L’Antre de la folie, L’Echelle de Jacob, Voyage au bout de l’enfer ou Thelma et Louise, je n’arrivais pas à me décider. Et ça me mettait en rogne.

Et puis, une idée m’a frappée, si évidente que je n’y avais jamais pensée. J’allais parler d’un de mes films préférés de ces 10 dernières années.

Une merveille parmi les merveilles qu’on ne peut pas considérée culte ou classique mais qui mérite d’être tellement plus connue qu’il me fallait t’en faire un article.

Les Bêtes du sud sauvage a marqué mon année 2012 et a traversé les années sans jamais me lasser.

Il est étrange, poétique, métaphorique, bouleversant, inspiré, et je m’arrête là parce que je pourrais écrire 4 pages d’adjectifs juste pour qualifier son génie !

J’ai même envie de t’inviter au resto pour t’en parler pendant 5h.

Les Bêtes du sud sauvage, de quoi ça parle ?

Ohlala mais rien que cette bande-annonce est géniale.

Hushpuppy a 6 ans, et aime son papa, pourtant violent parce qu’accro à la boisson.

Elle vit avec lui en Louisiane, quelque part dans la mangrove. Leur demeure ? Une cabane minable et délabrée dans laquelle ils vivent à côté d’autres gens que l’Amérique a oublié, et laisse crever.

Un malheureux jour, une tempête s’abat sur le Bayou, provoquant une montée des eaux et menaçant l’équilibre déjà fragile du lieu de vie d’Hushpuppy.

Le réchauffement climatique fait par ailleurs fondre les glaces polaires et libère les aurochs (une espèce disparue de bovidé) qui débarquent en Louisiane.

Hushpuppy va errer de paysage en paysage à la recherche de sa mère, et rencontrer tout un tas de personnages au gré de sa quête.

Les Bêtes du sud sauvage, c’est une fable écologique et sociale, qui se sert d’une imagerie poétique pour délivrer des messages puissants.

C’est si bien !

Les Bêtes du sud sauvage, adapté d’un livre

Comme bien souvent pour les œuvres métaphoriques et poétiques, ce film est inspiré d’un livre, ou plutôt d’une pièce de théâtre. 

Celle-ci s’intitule Juicy and Delicious et a été écrite par Lucy Alibar qui se trouve être une amie de Benh Zeitlin, le réalisateur du film.

D’ailleurs, la dramaturge a co-scénarisé le long-métrage pour y insuffler la même atmosphère qu’à sa pièce de théâtre.

Les Bêtes du sud sauvage, un casting de débutants

Aucun des deux personnages principaux n’avaient fait de cinéma ou de théâtre avant de décrocher ces rôles. Et devine comment ils ont été castés !

Dwight Henry (le papa) travaillait dans une boulangerie adjacente aux bureaux de production et Quvenzhané Wallis allait à l’école du quartier…

Ils ont donc été repérés grâce à leur proximité géographique avec les studios. C’est fou !

Suite à ce rôle, Dwight Henry a joué dans le carton 12 Years a Slave et dans The Birth of a Nation.

Les Bêtes du sud sauvage a obtenu des récompenses multiples

Les Bêtes du sud sauvage a été auréolé de très belles récompenses. Il a été présenté à Sundance (mon festival préféré) et en est reparti avec  le Grand Prix du Jury, et le Prix de la Meilleure photographie.

Le film a également été jusqu’à Cannes dans la sélection Un certain regard, où il a remporté la Caméra d’or.

Rien de très surprenant : Les Bêtes du sud sauvage a tout des fictions qui séduisent en général le cœur de festivaliers.

C’est une fable sociale avec des accents fantastiques mettant en scène un enfant en plein voyage initiatique.

Comment peut-on ne pas l’aimer ?

Les Bêtes du sud sauvage a le meilleur des fans

Cette fiction a conquis tous les cœurs, même les plus haut gradés. Ainsi, Barack Obama a révélé l’avoir adorée et a même conseillé son visionnage à toute son équipe.

Pas dégueu comme soutien quoi.

Les Bêtes du sud sauvage un tournage à la promesse funeste

La vie est parfois faite de coïncidences. Les Bêtes du sud sauvage tend à dénoncer les catastrophes climatiques dues aux méfaits de l’Homme.

Et figure-toi que le jour de son tournage, le 20 avril 2010, c’est la date à laquelle la plateforme BP a explosé, causant une marée noire destructrice à seulement quelques kilomètres du lieu où se trouvait toute l’équipe…

Jamais film n’aura donc été aussi proche de son propos, en tous points. Je trouve cette info hyper puissante, et bien triste évidemment.

Voilà mon bel esturgeon, ici s’achève ce classique de la semaine, qui a été pour moi un bonheur à rédiger.

Est-ce-que ces infos t’ont donné envie de (re)découvrir ce film ? Rien ne me ferait plus plaisir !

À lire aussi : La Cité des enfants perdus, le classique rêveur de la semaine pour briller en société

Commentaires
  • Zoyta
    Zoyta, Le 3 juillet 2018 à 11h51

    Oh mais ce film... !
    Je l'ai justement vu en Louisiane à sa sortie au cinéma.
    J'en garde un souvenir tellement tendre. Merci de m'avoir replongée dedans !

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