Hypersensible, j’ai enfin appris à accepter toutes mes émotions

Les émotions, Elise en ressent beaucoup, si bien qu'elles précèdent toujours ses mots. Une sensibilité qu'elle a appris à dompter.

Hypersensible, j’ai enfin appris à accepter toutes mes émotions

En partenariat avec Nikon (notre Manifeste)

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Depuis toute petite, on me traite de « chialeuse ». Enfant, on m’engueulait parce que je pleurais, et que j’étais incapable d’expliquer pourquoi.

« Pourquoi tu pleures ? »

La question sans réponse qui désarmait mes parents.

« Ça va passer avec l’âge » leur chuchotait-on comme si on évoquait une maladie ou un défaut qui se guérirait avec le temps.

L’hypersensibilité, un cadeau empoisonné ?

Depuis que je suis arrivée chez madmoiZelle, j’ai appris énormément de choses sur moi, notamment que je suis hypersensible. « C’est une force, de ressentir tout ça », m’a-t-on appris.

Tout éprouver, plus fort, pour les autres, à travers eux, à l’extérieur de soi-même. Déceler les infimes particules de langage que personne n’ose dire, mais que je ressens.

N’essaye pas de cacher ta tristesse mon amie, car je la ressens comme si elle était la mienne.

Je me fais déborder, renverser par les émotions, je ne sais plus quoi en faire. Il y en a trop, tout le temps.

J’ai souvent lutté, je m’en suis voulu d’être hypersensible, de pleurer, j’ai eu l’impression d’être une enfant qui ne savait pas parler. Juste pleurer…

Je suis émotion, le court Nikon qui me touche

Et si c’était ça, ma façon de communiquer ? Les émotions ? En regardant ce court-métrage de Perspektiv’A, je me suis vue. (Bon, ok, avec des cheveux.)

Fruit des artistes Dima Isaev et Mathie Charlote, je me suis retrouvée face à la force des émotions et comment elles s’expriment en quelques instants à travers nos yeux, nous rendant tour à tour indestructibles ou fragiles.

Comment en un regard, un rire, une larme, tout est dit, tout sort, avant de laisser place au soulagement.

Et bordel, c’est beau, c’est fort !

je suis émotion nikon film festival

Clique pour regarder Je suis émotion en lice pour le Nikon Film Festival

Tous les jours, je me rappelle combien ça nous rend vivantes et humaines de vivre à travers nos émotions. Et que je n’ai pas besoin d’en avoir peur.

Qu’elles ne sont pas des boulets qui me lestent, mais qu’elles sont là, comme des amies, à parler à ma place quand les mots ne suffisent pas. Qu’il n’existe pas de hiérarchie entre elles, pas une plus mauvaise qu’une autre.

Être hypersensible et ne plus s’en excuser

Je sais qu’un jour viendra où je saurai qu’elles sont là, et qu’elles ne seront plus aussi bruyantes et bavardes. Et si ce jour n’arrive pas, et bien…. Tant pis. Je n’ai plus envie de m’excuser pour ça.

J’ai encore un peu peur de la colère, je pense pourtant que je serai sereine quand je saurai l’écouter sans la laisser tout détruire autour de moi.

Avec le temps, j’ai même trouvé quelques astuces pour gérer mon hypersensibilité.

Je médite, je m’isole un peu quand j’en ressens le besoin, je respire beaucoup. J’écris tout ce qui me traverse et surtout je parle aux gens, au lieu de m’enfermer dans mes doutes et dans ma tête.

Partage ce film à toutes les personnes qui pleurent, qui rient, qui s’extasient « sans raison », pour leur rappeler qu’elles n’ont pas besoin d’en avoir. Si toi aussi tu pleures et que tu apprends à faire la paix avec ça, je t’envoie du love.

Si tu souhaites soutenir Perspekitv’A et ce court-métrage, rendez-vous sur le site du Nikon Film Festival, et tu peux aussi les suivre sur leur compte Instagram.

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À lire aussi : Pleurer en public, ce n’est pas une honte, promis !

POURQUOI REGARDER THE HANDMAID’S TALE ALORS QUE ÇA MET BIEN LE SEUM ?

Elise S.

Grande fan de textiles arrivée en août 2016 dans la team mode-beauté, Elise partage sur madmoiZelle tout ce qui la transcende : la couleur, les motifs, les chaussettes, Wham!, la « petite » création... et parfois tout ça en même temps. Ne t’inquiète pas, cela dit : elle ne te forcera jamais à porter des épaulettes. Ni des faux cils. Pas de menaces.

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Commentaires
  • Chandernagor
    Chandernagor, Le 22 novembre 2018 à 18h51

    Je ne suis pas hypersensible, mais ce sujet me parle parce que je travaille actuellement à mieux gérer mes émotions. Comme beaucoup de gens, on m'a appris qu'il ne fallait pas pleurer, que c'était un signe de faiblesse et qu'il fallait se blinder et toujours aller de l'avant. Le truc c'est que je pense avoir une nature plutôt émotive et qu'elle a été brimée par mon éducation. Je me rappelle une fois, vers 5/6 ans, avoir pleuré au rayon poissonnerie parce qu'il y avait une petite araignée dans le bac à crabes et qu'il fallait la ramener à la mer pour la sauver :tears: Globalement, j'ai été plutôt éduquée à refouler les signes de vulnérabilité et je me suis souvent sentie incomprise et «niée» dans ma sensibilité. Le résultat c'est que pour entrer dans le moule, j'ai pris l'habitude de refouler mes émotions, mais aussi de juger les manifestations de celles des autres («elle en fait des caisses», «elle a pas honte de pleurer en public», etc). Généralement je m'en distrais en pensant à autre chose (=le mental prend le dessus) ou en traînant sur les réseaux sociaux. Résultat, je me suis coupée de moi-même et les émotions réprimées s'expriment à travers des troubles du sommeil. Je ne sais pas non plus gérer ma colère et ma frustration et je peux me mettre dans des états terribles pour trois fois rien. Je suis donc en train de réapprendre à «éprouver» et de me familiariser avec les sensations physiques procurées par les émotions. Je découvre comment les accueillir pour les canaliser et pour ne plus qu'elles s'expriment n'importe comment. Ca peut sembler idiot, mais jusque très récemment, je ne savais pas que pour faire passer une émotion désagréable, il fallait la laisser me traverser au lieu de lutter contre elle, de la suranalyser ou de la fuir. Je savais identifier mes émotions mais je ne savais pas les ressentir, je ne comprenais ce que voulait dire «accepter ses émotions». Pour moi ça revenait à se laisser manipuler par elles. Je n'avais pas non plus conscience de tous les mécanismes de résistance ou d'évitement que j'avais mis en place pour m'epargner la tristesse, la colère ou la déception, mais à présent j'identifie les moments où je me tourne vers des distractions pour ne pas me trouver seule face à moi-même.

    Je n'en suis qu'au début de ce cheminement, mais j'ai l'impression de complètement me redécouvrir et de comprendre plein de choses sur moi-même et sur les autres, c'est très enrichissant et ça change complètement ma vie.

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