Google Doodle rend hommage à Nellie Bly, pionnière du journalisme

Nellie Bly était une journaliste américaine, qui a été parmi les premières à faire des reportages en immersion. À l'époque, ses travaux ont permis de dénoncer les conditions de vie des opprimés.

Le Google Doodle de ce 5 mai célèbre le 151ème anniversaire de la naissance de Nellie Bly, avec une très jolie animation sur Nellie, une chanson de Karen O des Yeah Yeah Yeahs. Le nom de cette femme américaine ne te dit peut-être rien, et pourtant, Nellie Bly a eu une carrière extraordinaire, ici retracée en images !

Née en 1864, Nellie Bly a été l’une des premières journalistes d’investigation, grâce à ses reportages réalisés en immersion, et a défendu toute sa vie les droits des opprimé•e•s.

Son premier coup d’éclat a eu lieu en 1880 : alors qu’elle n’avait que 16 ans, Elizabeth Jane Cochran, de son vrai nom, a publié sous le pseudo de « L’orpheline solitaire », une tribune dans le Pittsburgh Dispatch, un journal qui paraissait en Pennsylvanie entre le XIXème et le XXème siècle, où elle expliquait l’importance pour une femme d’être indépendante.

Elle répondait alors à un article publié quelques jours plus tôt dans le journal, intitulé « What Girls Are Good For » (« Ce à quoi les filles sont bonnes »), qui expliquait que les femmes ne devraient pas être autorisées à travailler parce que leur place était à la maison. Elle a ainsi été embauchée comme journaliste dans la publication et a pris le pseudo de Nellie Bly.

Google rapporte :

« Au lieu de s’asseoir et de rester là à ne rien faire et à juste observer, elle a toujours pris part à l’action et aux discussions, malgré le fait que les espaces publics étaient d’habitude réservés aux hommes à l’époque. »

Sa plume et ses reportages qui défendaient les minorités opprimées, notamment les ouvriers, lui ont très vite amené le succès… Mais aussi des ennemis. Les industriels ont fait pression sur le journal, et Nellie Bly a été obligée de changer de rubrique et d’écrire pour la culture. Elle s’est ensuite fait embaucher dans une usine et a réalisé le premier reportage « en immersion ».

Puis Nellie Bly a déménagé à New York, et a travaillé pour le journal new-yorkais New York World, sous l’égide de Joseph Pulitzer. Son tout premier reportage pour la revue consistait à infiltrer un asile de femmes, le Lunatic Asylum, sur l’île de Blackwell. Elle s’est faite passer pour une malade, ce qui lui a permis, dix jour plus tard, de dénoncer les conditions de vie des patients à travers son reportage. Le scandale qui en a résulté a même entraîné une modification des méthodes de soin !

Comme si cela ne suffisait pas, elle a aussi intégré la garde rapprochée d’un narcotrafiquant célèbre, et a permis sa traduction en justice. En 1888, elle est partie faire le tour du monde. Elle a bouclé ce projet en un peu plus de 72 jours, et a ainsi battu le record de 80 jours de Phileas Fogg, le héros fictif de Jules Verne.

Nellie Bly a enfin exercé comme correspondante de guerre lors de la Première guerre mondiale, avant de s’éteindre en 1922, à l’âge de 57 ans. Aujourd’hui, il existe un prix Nellie Bly Club Reporter, qui récompense les meilleurs travaux produits par des jeunes journalistes.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Widsom
    Widsom, Le 5 mai 2015 à 22h52

    Ouah...

    je me suis toujours dit qu'à la fin de ma vie, mon but, serait d'éte fière de mon existence.

    Ben là pas de toute qu'elle a dû l'étre.

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