Fais-tu partie des gens insupportables à la B.U?

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Tu la connais, cette personne insup' qui répond à son téléphone dans la bibliothèque universitaire après qu'il a sonné trois fois très fort ? Mathilde aussi, et elle te propose un panel des pires étudiant·es casse‑pieds à la BU.

Fais-tu partie des gens insupportables à la B.U?

Après avoir passé un mois de stage chez madmoiZelle, je suis repartie pour d’autres contrées merveilleuses, j’ai nommé : les études.

Mais durant cette période, j’ai appris ce qu’était le journalisme, et quel rôle nous pouvions avoir en écrivant chacun de nos articles. J’ai donc, après mûre réflexion, décidé de m’engager sur un sujet trop peu traité, délaissé des médias traditionnels.

Car avoir des convictions, c’est être capable de dénoncer.

Voici donc une liste non‑exhaustive des gens insup’ dans les bibliothèques universitaires, le sujet de société qu’on oublie trop souvent.

Pour protéger l’anonymat des accusé·es, j’ai choisi de ne pas citer leurs noms, mais sache que ces situations sont toutes inspirées de faits réels

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L’étudiant·e qui a peur de mourir de faim

Le fléau des B.U. Car oui, en dépit de l’affichette clamant l’interdiction de manger en leur sein, il y a toujours quelqu’un pour ramener de la bouffe.

S’il ne s’agissait que d’un mépris des règles élémentaires bibliothécales (tu peux applaudir ce néologisme), je me contenterais de lever les yeux au ciel et de souffler bruyamment.

Mais la secte des relous de la B.U en a décidé autrement.

Ceux et celles qui mangent entre deux rayonnages sont très probablement en deuxième année de master « choix de bouffe odorante » ou « mastication bruyante ». Je ne vois pas d’autre possibilité.

Sérieux, c’est pas parce que t’es en droit que tu peux pas fréquenter la cafet’ comme tout le monde

L’étudiant·e qui fait des (petits) bruits (méga) relous

Sûr, les petits bruits répétitifs peuvent très rapidement être assimilés à une forme de torture moyenâgeuse. Et certains et certaines s’en tamponnent le coquillard sévère.

Les plus classiques, ce sont les gens qui tapent des pieds, des jambes, des mains, du stylo, des ongles MAIS POURQUOI ? Si t’es stressé·e, va faire un tour et reviens quand tu seras calmé·e, non mais.

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Et pourtant, ce ne sont pas les pires.

Tu vois par exemple quand tu bosses avec ton casque ou tes écouteurs sur les oreilles ? Sache que si tu écoutes ta musique fort ou que ton matériel est pourri, c’est gentil mais franchement c’est juste un bel effort.

Il y a aussi les énervé·es du clavier. Si tu es en retard sur le rendu de ton dossier ou de ton mémoire, ça ne sert à rien de taper très fort sur ton clavier. À part péter tes touches et mon seuil de tolérance, tu n’y gagneras rien.

Je n’oublie pas non plus les personnes qui essaient encore de faire du pen spinning. D’abord, elles ont certainement oublié qu’on était en 2018 et que coucou, c’est has been de faire tourner ton stylo entre tes doigts, on va pas te décerner un trophée !

Mais surtout, surtout… Qu’elles arrêtent de faire tomber leur stylo (je vais le leur faire manger). D’autant plus quand elles persistent. La première fois est déjà une de trop, mais à la troisième, c’est un crime contre l’humanité.

Si t’arrives pas à laisser tes mains vaquer à des occupations non‑bruyantes, achète‑toi un Fidget Cube qui ne fait pas de bruit, et si tu veux vraiment pratiquer le pen spinning en catégorie professionnelle, inscris‑toi dans un club de majorettes.

Et TOI, qui te balances sur ta chaise ! Tu crois que je n’ai pas remarqué ? Si je te jette un regard assassin à chaque fois que tu manques de tomber, ce n’est pas parce que je m’inquiète pour ta santé. Ça fait un boucan pas possible, et en plus ça abîme les chaises. Prends un tabouret la prochaine fois. À roulettes.

L’étudiant·e qui fait BEAUCOUP DE BRUIT (et qui s’en bat la race visiblement)

Alors, ces personnes‑ci auraient pu être dans la catégorie précédente, mais sont tellement insup’ que j’ai choisi de les mettre parmi les génies du mal du bruit.

Tout à fait, je te parle là des personnes qui n’ont pas désactivé le bruit des touches de leur téléphone. Tu vois ? C’est ça, LE BRUIT DES TOUCHES QUE SEULES LES MAMIES LAISSENT ACTIVÉ.

C’est quand même pas compliqué d’aller dans les paramètres, et puis sinon… Lâche. Ton. Téléphone. On est à la B.U, pas dans un cybercafé.

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Je bous littéralement.

L’étudiant·e qui a décidé de venir avec toute sa clique (pour montrer qu’on n’est pas tout seuls)

La B.U est malheureusement un espace public, je le conçois. Et tu peux y venir à plusieurs. Je veux même bien te concéder que travailler avec des potes, c’est parfois plus sympa et motivant. C’est pas mon truc, mais c’est peut‑être le tien.

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Cependant, il y a quelques règles à respecter.

Déjà, si tu sais pas chuchoter (ou que tes potes savent pas), oublie DI‑RECT. Entraînez‑vous, et seulement une fois votre jauge de chuchotage remplie au maximum, vous pourrez retenter l’expérience.

De toutes manières, si vous venez en groupe de 1000, même en vous faisant les plus discret·es possible, et même en parlant en ASMR, ça reste pénible. Allez plutôt boire un café, et tout le monde sera content.

Il n’est pas nécessaire de manifester votre présence ainsi

Ah, ne tentez même pas de crier « bite » pour « rire » comme Charlie le fait si bien. D’abord c’est pas drôle, et ensuite, tu peux pas test le talent de Charlie.

Enfin, s’il s’agit d’un travail de groupe, car je suis consciente que les enseignants nous forcent parfois à travailler de concours par pur sadisme… ALLEZ DANS UNE SALLE POUR LES TRAVAUX EN GROUPE SACREBLEU !

L’étudiant·e qui se prend trop la tête

J’en arrive à présent à mon mea culpa, car je sais que je suis parfois méga‑chiante pénible. J’en ai surtout pris conscience en sondant les membres de la rédac’ sur leurs propres relous de la B.U… Et en me reconnaissant dans leurs réponses.

Alors, je l’admets, les étudiant·es control freak et intransigeant·es, c’est aussi insup’.

On m’a cité la personne qui te fait « chut ! » alors que, sérieux, tu fais tout ton possible pour ne pas faire de bruit.

Mais si même Sharpay est d’accord avec moi…

On trouve aussi parmi les gens trop parfaits pour exister ceux qui te font culpabiliser avec leurs fiches de révisions propres et jolies, avec des couleurs, des schémas, et les passages importants surlignés en rose.

Quand toi t’as pas la motivation d’en faire, même des moches, et que tu as déjà perdu ton stylo bleu (donc les surligneurs, n’y pensons même pas), ça donne un coup au moral.

Arrêtez de faire semblant d’y arriver sous nos yeux ébahis, et laissez‑nous croire que nous sommes tous dans la même galère svp. On sait qu’on finit toujours par réviser la nuit qui précède le partiel.

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Tu as aussi les gens qui ont des bouquins truffés de post‑it colorés, parce que premièrement, ils les ont lus, et deuxièmement, ils les ont lus attentivement.

Et toi, t’as perdu les bibliographies que tes profs t’ont donné, certainement en même temps que ton stylo bleu et que tous tes espoirs de réussite.

Et comme ce sont généralement les mêmes personnes qui font 25 allers‑retours pour aller chercher des bouquins, puis d’autres, puis d’autres, en prenant bien soin de faire BEAUCOUP de bruit avec leur chaise à chaque fois qu’elles se lèvent et qu’elles s’asseyent, histoire de bien te rappeler que toi, ça fait 45 minutes que tu zones sur Facebook et que t’as même pas rédigé ton introduction.

Le bonus, c’est l’étudiant·e en médecine, qui s’étale sur quatre tables, alors que ta B.U est tout sauf rattachée à une fac de médecine. Mais que fais‑tu là ?

L’étudiant·e qui a besoin de place

En parlant des gens qui s’étalent, si tu fréquentes ou que tu as fréquenté des B.U, toi‑même tu sais qu’y trouver une place, c’est le nerf de la guerre.

Alors les gens qui réservent des tables pour leurs potes « qui arrivent », abstenez‑vous.

Idem pour ceux qui laissent leurs affaires sur « leur » table pour réserver (RÉSERVER) « leur » place le temps d’aller fumer une clope… Et qui reviennent deux heures plus tard. Prends une pause si tu veux, mais si tu pars 30 ans, pense à ceux et celles qui cherchent désespérément une petite chaise pour s’asseoir.

Et une fois la place idéale trouvée, ce n’est pas fini. La malédiction des gens insup’ de la B.U peut te poursuivre, même lorsque tu te seras enfin installé·e dans un lieu calme, et que tu seras en pleine rédaction de ta dissert’ en 17 parties.

Car il arrive de temps à autres qu’une personne oublie ses affaires… et déclenche donc une évacuation en règle pour cause de colis suspect.

Ji‑pé‑pé.

Tu n’as donc plus qu’à tout recommencer. Pour ma part, dans ce cas‑là, je crois que j’abandonnerais, pour aller me réfugier chez moi, devant une série et cachée sous un plaid.

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L’étudiant·e qui… n’a rien à faire à la B.U

Allez, je termine avec cette catégorie qui m’intrigue autant qu’elle m’irrite. Je m’interroge vraiment sur le choix de certaines personnes de venir à la B.U. Si ce n’est pas pour travailler avec acharnement, que faites‑vous là ?

Déjà, que ce soit clair : l’amour c’est beau, mais les personnes qui se bécotent sur les bancs publics à la B.U, c’est NOPE.

Just get a room.

Dans la continuité de ceux et celles qui prennent la B.U pour un lieu de drague, il y a les gens qui matent, et qui partagent leur opinion avec leurs potes.

Une membre de l’équipe de madmoiZelle nous a raconté que, de fait, elle regardait aussi la personne désignée. Tant qu’à faire, elle aurait limite pu se joindre au groupe…

Mais pourquoi ne faites‑vous pas cela dans un café, ou tout autre lieu approprié ?

Et en parlant de mater (appelle‑moi Jeanne‑Micheline Transition), ON EN PARLE de la personne installée à côté de toi et qui est INCAPABLE d’empêcher ses yeux de dériver sur ton écran ?

On vous voit faire.

Est‑ce si compliqué de respecter la vie privée de pauvres étudiant·es ?

En plus, soyons honnêtes. C’est toujours lorsque tu es en train de zoner sur Facebook/lire un article de cul sur madmoiZelle/faire un test débile/mater des vidéos YouTube/ou toute autre activité que tu n’es pas supposé·e pratiquer à la B.U.

Donc, non seulement c’est une violation de ton intimité, mais aussi une manière te de culpabiliser en te prenant sur le fait. Double faute. Alors si tu es le ou la curieuse qui mate derrière mon épaule ce que je suis en train d’écrire, arrête stp.

Je sens ton regard.

Et si c’est une question de « curiosité de savoir ce que je fais dans la vie », comme s’est justifiée une membre de madmoiZelle (que je ne citerais pas pour éviter les représailles), FAIS COMME TOUT LE MONDE, va sur Facebook ou LinkedIn pour stalker en toute tranquillité.

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D’ailleurs au cas où mon C.V t’intéresse, embauche‑moi, ça m’évitera de continuer à passer plus de temps à la B.U que chez moi.

L’étudiant·e

Finalement, les gens les plus pénibles à la B.U c’est… les gens.

Non, je ne suis pas du tout vénère.

On devrait les interdire. Ou organiser un roulement dans l’utilisation de la B.U, pour que chacun et chacune ait droit à une journée de travail calme et sans personne pour faire du bruit…

Ah, non, il y a les néons qui grésillent, laisse tomber, ça changerait rien.

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Je râle, je râle, mais je me suis reconnue dans certains des défauts insup’ que j’ai cités. Et je te dirai pas trop lesquels, j’ai pas envie d’être répudiée.

Bon, et toi, c’est qui ton ou ta relou de la B.U ? Pose ton com’ pour me le dire (surtout si tu l’écris depuis la B.U, ça donnera un petit côté Inception).

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Mathilde Trg


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Commentaires
  • Sew'
    Sew', Le 24 mai 2018 à 15h30

    J'ai un job en CDD en BU et c'est tellement de vécu! Laissez-moi vous raconter l'envers du comptoir. ! Pavé !

    - Celleux qui mangent
    Autant vous dire que les collègues et moi, on ne les aime pas du tout celleux-là. Généralement quand on les trouve, iels nous regardent avec de grands yeux ronds et sortent l'excuse du "ah mais je ne savais pas que c'était interdit". Avec un gros soupir de mécontentement, on leur montre le panneau qui est affiché à moins de deux mètres de la place où iels sont assis et on se demande si a) iels savent lire ou b) iels sont aveugles. Je précise au passage que sur le panneau l'interdiction est accompagnée d'un joli logo, qu'un bibliothécaire plus doué que moi a graphé... La deuxième question qui revient et qui donne des envies de meurtre est "Ah bon, pourquoi on peut pas?" Je ne sais pas, parce que tu pourrais au hasard abîmer les livres et que crois-moi un livre spécialisé dans une discipline qu'il faut remplacer parce qu'il a eu un "accident" avec du coca-cola ou de la crème chantilly, bah ça coûte cher. Et aussi parce que tu pourrais respecter le travail des gens qui font le ménage? Ah et enfin, le règlement de ma BU stipule que toute nourriture découverte dans la bibliothèque sera immédiatement confisquée et détruite. (Comprenez jetée à la poubelle ou dans l'évier pour les boissons autres que l'eau...) Ca m'a valu de manquer de me faire frapper une fois par un gars parce que j'avais eu le malheur de jeter son burger gras et dégoulinant... Et après, il est allé se plaindre chez mon boss pour essayer de me faire virer. Cherchez l'erreur...

    - Celleux qui font des petits bruits
    Bon elleux, je les croise moins et iels m'agacent peu. Sans doute parce que je ne fais souvent que passer et quand je reste longtemps à un même endroit, c'est soit pour faire du rangement, soit pour gérer le comptoir d'accueil. Maintenant, c'est vrai que celui qui reniflent toute les trois secondes gagnait haut la palme de mon énervement quand j'étais étudiante en BU.

    - Celleux qui font des gros bruits
    Très souvent, c'est l'étudiant.e au téléphone. Généralement, quand je tombe dessus, iel est toujours dans la cage d'escalier de secours, qui résonne donc bien, communiquant avec tous les étages, comme ça on est sûr de bien l'entendre. Très souvent, on lui demande de raccrocher et on repasse dans les cinq minutes pour vérifier si c'est fait. Dans le cas contraire, on les fait sortir, si, si... D'ailleurs, pour tous les bruits de téléphone, si on les attrape, on demande de couper le GSM. Enfin, ça arrive d'en trouver qui sont en visio-conférence, si, si. A nouveau, même procédure que pour le.a précédent.e qui téléphonait un peu plus haut.

    - La team
    Elleux, on les repère super vite vu le potin qu'iels font en arrivant. Très souvent, on les retrouve faisant un petit pique-nique improvisé autour des livres entre deux étagères ou dans une salle de travaux de groupe où iels font tout sauf travailler. On les invite donc très fortement à prendre leur goûter à l'extérieur et à ne revenir que quand iels seront plus calmes. J'avoue qu'il m'arrive de soupçonner certaines team de venir uniquement pour squatter les ordis et le wifi gratuit car elles arrivent souvent "tard" dans la matinée et ne viennent pas quand la bibli ferme plus tôt.

    - Les control freak
    Alors celleux-là, j'ai deux exemplaires différents: a) la personne qui t'engueule quand tu ranges et tu as le malheur de grimper sur le tabouret qui grince un peu car tu ne fais étrangement pas un mètre quatre-vingts et que tu ne peux donc pas ranger les livres sans celui-là. Idem quand tu fais rouler le chariot plein de livres qui fait un peu de bruit. b) la personne qui vient se plaindre absolument toutes les trois minutes quand un truc ne va pas. Et c'est pas pour des trucs style "il y a la team qui fait une nouba au troisième étage", non, non, plutôt du genre: "On ne peut pas faire quelque chose contre les ambulances qui passent et les enfants dans la cour?". (Oui, la BU est située à côté d'un hôpital et une partie du bâtiment donne sur la cour de récré de l'école primaire et secondaire voisine.) Parmi ce second exemplaire, on retrouve les perfectionnistes qui paniquent un peu vite pour rien. "Madame, c'est la catastrophe, l'ordi du premier est en panne, l'écran est tout noir, et mon travail va être raté à cause de ça, c'est la fin du mondeuh!!!" "Vous avez essayé de l'allumer?" "Non mais il n'y a pas de bouton on de toute façon!" "Si, derrière l'écran" *pars en courant allumer l'ordi* Ou alors: "Dites madame, le livre que j'ai demandé à la réserve, il est arrivé?" "Vous l'avez demandé quand?" "Il y a une minute et trente secondes!" "Bah non, j'ai pas encore eu le temps d'appeler ma collègue, qu'elle traverse la moitié du bâtiment pour se rendre à la réserve, qu'elle trouve le dit livre et qu'elle revienne avec!" Pff

    - Celleux qui ont besoin de place
    C'est un problème récurrent lors des périodes de travaux. Les gens débarquent en masse et se casent où ils peuvent et parfois bouffent des places qui ne leur sont pas destinées, dans d'autres zone de fac que la leur. Dans ces cas-là, bah allez voir les bibliothécaires, honnêtement on ne mord pas et c'est même indiqué clairement que ces places vous sont réservées prioritairement. Les autres, je sais que c'est dur de trouver de la place dans son secteur, mais faites un effort et allez voir prioritairement là. Parfois j'en croise qui ne sont même pas allés jeter un oeil alors que leur salle est quasi déserte et qui vont directement dans d'autres sections que la leur. Je sais qu'il n'y a pas vraiment de solution miracle à proposer dans ces cas-là. Ah oui et ne bloquez pas des places pour vos ami.e.s. Soit vous venez ensemble directement, soit tant pis votre ami.e devra trouver une place tout.e seul.e. Idem quand vous partez, ne bloquez pas une place en laissant vos affaires, sauf si vous partez moins de dix minutes. Sachez qu'après une demi-heure, les biblios se réservent le droit de prendre vos affaires au comptoir afin de libérer l'espace (c'est en tout cas comme ça dans ma BU).

    - Celleux qui n'ont rien à faire-là
    Bon, dedans je range les squatteurs de wifi. Pas dérangeant tant qu'ils sont calmes et qu'ils sont sur leur ordinateur, plus problématique quand ils squattent des places ou des ordinateurs. Là, pas le choix, on les prie très fermement de partir. (Surtout si on t'attrape sur un des ordis de la BU à regarder du porno! Véridique et on a même dû installer le contrôle parental sur tous les ordis depuis.) Idem pour les couples qui confondent leur chambre avec la BU. Déso mais pas déso en fait, mais allez faire ça ailleurs. Le pire restant celleux qui font l'amour dans les WC pour PMR. Euh juste non, c'est d'un total manque de respect et de savoir-vivre.

    - Les étudiant.e.s
    Non, je ne peux pas virer tout le monde, sinon je n'ai plus de travail. XD D'autant que certains sont vraiment adorables et de bonne volonté. Big up à tous celleux-la. :jv: Je vais quand même ajouter quelques exemplaires agaçants qui mériteraient une place dans ton article @Mathilde Trg

    - Celleux qui ne rangent pas les livres
    Ca ne vous parait pas grave dit comme ça, mais je vous jure que quand vous faites la fermeture à 19h et qu'il y a encore des bouquins qui trainent partout alors que vous avez tout rangé une heure avant, ça vous déprime sérieusement. Et sans être une grande maniaque de l'ordre au quotidien, je vous dit: par pitié, rangez les livres après usage! Ca rendra service à nous et à vous! A nous parce qu'on ne devra plus perdre notre temps à faire du rangement en plus que ce que l'on doit déjà et qu'on pourra le consacrer faire des choses vous rendant service (commander de nouveau livres, encoder les nouvelles arrivées, aller chercher vos demandes en réserve...) Et à vous parce que parce que ça vous fera gagner un temps fou durant vos travaux de trouver le livre dont vous avez besoin bien en place et de ne pas devoir regarder sur une vingtaine de tables en espérant le trouver. (Bravo, tu viens de perdre un quart d'heure...)

    - Celleux qui planquent leurs livres
    J'entends par-là celleux qui planquent les ouvrages dont tout le monde a besoin pour les travaux au sein de leur faculté dans la section de la BU d'une autre faculté. Ex: des étudiant.e.s qui planquent des ouvrages de droit en histoire... Bon déjà égoïsme puissance x1000 et ensuite, au secours. Il y a un vieux proverbe qui dit: "Tout livre mal rangé est un livre perdu!" Bah je vous jure que c'est vrai, d'autant plus qu'on a malheureusement pas le temps de faire le tour de toutes les étagères de la BU pour retrouver ledit bouquin. Donc, si tu fais partie de ces gens, pitié arrête!

    - Celleux qui déchirent des pages et abîment les livres
    Juste pourquoi? Pourquoi vous faites ça? Vous pouvez emprunter les livres, dans le cas contraire il y a des photocopieuses à tous les étages et si vous n'avez pas de quoi vous payer une carte de photocopie, venez à l'accueil, on vous en prête! (Bon pas pour cinquante mille photocopies, mais si c'est pour quelques unes, pas de problème.) Rien qu'à l'accueil on a deux classeurs rempli de pages de bouquin de la bibli et on ne sait pas où ces pages vont! Et je ne vous parle pas des bureaux des collègues! De même, par pitié, ne fluorez, n'écrivez pas au bic dans un bouquin de la BU. Utilisez des post-its, notez les pages importantes sur un document à part, bref trouvez un truc, mais pas ça!

    - Un livre, ça sert à tout, sauf à être lu!
    Ainsi, j'ai donc retrouvé le livre cale fenêtre, le livre cale-porte et le livre cale photocopieuse! A nouveau, venez nous voir, on trouvera une solution dans ces cas-là, mais n'utilisez pas un livre pour ça. Dans les autres utilisation improbable, j'ai nommé le livre tapis de souris. Surtout si c'est un gros livre style un dico. C'est d'autant plus bête qu'on en a en stock des tapis de souris. Enfin, le livre sous tasse de café et le livre repose-pied semblent être très tendances également. Argh... :non:

    Enfin, je vais faire un hommage aux professeurs et assistants:

    - Celleux qui occupent un local sans prévenir
    En gros, c'est quand iels décident de faire cours dans un local de travaux de groupe de la BU sans prévenir personne et sans avoir réservé. Du coup, on voit débarquer la classe, qui vire généralement les étudiant.e.s qui travaillaient là et qui s'installe en se croyant dans son bon droit. Cher.e.s universitaires, malgré notre réputation de gens enfermés dans des vieux bouquins et très sensible au moindre bruit, nous n'en sommes pas moins des êtres humains qui demandons à être respecté et donc prévenu. Pas la peine de nous adresser des regards condescendants quand nous avons l'audace de vous rappeler que nous aimerions bien être tenu au courant de ce genre de chose.

    Ah ça fait un bien fou de vider sa râlerie quelque part! Allez, il y a quand même des gens vraiment cools en BU, les collègues sont adorables et même de grands bavards pour certains. Venez nous voir, car on est ravi de vous aider et on se bat même pour aller chercher vos livres dans la réserve (en même temps, on a la réserve d'Harry Potter dans notre BU)! Sans rancune! ;)

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