Diglee et l’étiquette « Girly »

Diglee est une illustratrice de BD, étiquetée « girly ». Sur son blog, elle revient sur son parcours et réfléchit à tout ce que cette étiquette implique, et coûte aux jeunes femmes dans l'univers de la BD.

Diglee et l’étiquette « Girly »

Vous connaissez sans doute Diglee, pour ses dessins sur madmoiZelle et son Street Style ! Elle a également publié plusieurs albums, dont « autobiographie d’une fille gaga ».

Le « girly », cette étiquette bien collante

Sur son blog, Diglee revient sur son parcours, et notamment sur le style « girly » dans lequel elle s’est d’abord amusée, mais s’y est ensuite retrouvée cantonnée (par les médias, les éditeurs…)

Le problème n’est pas de réfuter complètement tout ce qui est perçu comme étant « girly ». Après tout, on peut bien aimer le shopping sans être une poule écervelée, on peut s’intéresser à l’art et à la culture sans être une « nerd » allergique au fond de teint. Pourquoi cantonner systématiquement les filles dans des catégories caricaturales ?

Et surtout, pourquoi partir du principe que si c’est une fille qui raconte ces « trucs de filles », ça n’intéresse nécessairement qu’un public féminin ? Diglee interroge le clivage de genre très fort qui persiste dans l’univers de la BD.

« Quand l’étiquette du « Girly » est arrivée, j’ai cru bon d’en jouer, de me l’approprier, d’en rire. Un élément isolé mis en lumière par ci par là pour la blague, c’était drôle. Jusqu’à ce que cet infime, cette bribe, cet échantillon prenne le dessus, englobe tout mon travail, et annihile tout effort d’écriture, de réflexion, d’émotion.

Sur mon blog, j’ai parlé de tout. J’ai parlé de la famille, du rapport au corps, de la prise d’indépendance, d’amitié, de harcèlement de rue, de règles, de voyages, de découvertes, de deuil, de chats, des bouffe, d’amour, de sexe, parfois… de relations, beaucoup. En 7 ans de confessions, je réalise que n’en ressort souvent que ce qu’on veut faire passer pour le plus creux, le plus inutile.

En voulant rire de ma superficialité ponctuellement, je l’ai fait exister davantage, je l’ai érigée en vérité, et me suis enfermée dans une image réductrice que je pensais pourtant combattre. »

La suite est à lire sur le blog de Diglee : Foie gras et chapeaux cloche.

Clemence Bodoc

Salut toi <3

Je suis la rédactrice en chef de madmoiZelle.com, mais j'écris aussi des articles d'actu, société, politique, vie professionnelle & quelques témoignages parfois pour cette communauté fantastique que sont les lectrices de <3 madmoiZelle.com <3

Dans mes messages ici, je pratique les règles de proximité et de majorité dans les accords grammaticaux (parce que les règles actuelles sont encore sexistes, et que fuck patriarchy :rockon:

Exemples :
- 1 000 femmes et un homme sont allées voter (= majorité au féminin)
- Maxime, Victor et Joséphine sont allées voter (= proximité du féminin)

Je suis trop jeune pour être déjà blasée de la vie, mais trop vieille pour encore ignorer les conséquences de mes (in)actions. J'ai trop d'énergie à revendre pour n'être que spectactrice, mais j'en ai pas assez pour remplacer Atlas et porter le monde sur mes épaules.

Je voyage pour réfléchir, écrire, rencontrer, confronter, avancer, revenir. Je suis végane parce que je suis convaincue que ce choix est juste.

J'abuse des smileys :cretin::yawn: :taquin: & :troll: (mais avant c'était :unicorn::rainbow::paillettes: et :free: alors disons que c'est un progrès ! :top: )

Je réponds aux questions, mais jamais aux insultes, parce que j'aime le dialogue mais que je n'ai aucune patience pour le mépris. :v:8);)

N'hésite pas à me mentionner et/ou à m'envoyer un message privé ! :bouquet::banana::free:

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Commentaires

Syborg

harryjoe;4539604 a dit:
Je ne suis pas d'accords avec ce que tu dis. Tu ne crois pas que le pourquoi que les garçons ne s’intéressent pas au histoires féminines, c'est dû au fait que notre société éduque et répète sans cesse au hommes que se qui est féminin est superficiel, et que l'une des pires insulte pour un homme c'est d'être traiter de femmes (ou d'homo) ?
Pourtant y'a de plus en plus d'hommes qui s’intéressent à leur image, leurs problèmes de peaux, il y a quelques années on avait pas ou peu de publicités Nivea Men, Dove Men Care etc. ce qui relève (ou plutôt relevait, donc) des choses féminines, superficielles.
 

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