Josée l’Obsédée initie un nouvel élève

Josée l'Obsédée a attrapé un jeune homme dans ses filets. Un jeune homme qui avait très envie d'apprendre... tout ce qu'il ne savait pas.

Josée l’Obsédée initie un nouvel élève

— Publié le 19 août 2016

Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs,

Récemment, je suis devenue professeure. Et sans passer le CAPES, en plus.

Rentrée des classes

Vous connaissez le topo : un bar, des potes, un vendredi soir posé, quoi. Je sirote une mousse en profitant de la compagnie de bon•nes ami•es et d’une pièce rapportée, un invité surprise que je connaissais vaguement des Internets mais que je n’avais jamais rencontré.

Eh ben quand la pièce rapportée a des bouclettes brunes, des pattes d’oie à chaque sourire, une barbe douce et des taches de rousseur sur les épaules, bon. Hein. Je ne suis qu’humaine, vous savez.

are-we-human-or-dancers

On papote, on papote, et puis le bar va bientôt fermer, et puis je me dis zut alors, arrête de galérer sur OkCupid alors que quand t’as de nouveaux garçons mignons en face de toi tu minaudes comme une chatte effarouchée, prends ta vie en main. Je coince Léo (il s’appelle pas vraiment Léo) dans un endroit désert du bar, et je déploie tout mon charme.

— Eh Léo euh je pourrais genre euh te faire un bisou ? S’il te plaît ? Enfin si tu veux ? Enfin j’ai envie parce que je te trouve chouette et mignon et enfin voilà si tu veux pas c’est pas grave bon haha ok bye !

Il me regarde comme si je venais de lui annoncer qu’en fait, c’est moi qui ai tué le Docteur Lenoir. Je commence à battre en retraite, ramassant déjà les morceaux de mon ego brisé, et là, il se met à rire. Et il me fait un bisou.

Bon, j’y suis allée comme une zozo mais c’est pas le voyage qui compte, c’est la destination (laissez-moi).

Carnet de correspondance

On papote, on papote, on se tient la main comme des gosses et on reste tard, après la fermeture du bar, à discuter un peu à l’écart des autres.

midnight-in-paris

Épaules un peu rentrées et regard trop fuyant pour que ça ne soit dû qu’à l’alcool, Léo est mal à l’aise. Et finit par passer aux aveux.

— En fait, voilà, je suis très content, mais je suis intimidé, parce que… j’ai jamais… enfin tu vois. J’ai jamais été avec une fille.

À lire aussi : Interview d’un jeune homme vierge à 25 ans

Léo, 27 ans, séduisant comme pas deux, drôle et cultivé, créatif et sympathique, est vierge et n’a jamais vraiment été en couple. J’avoue ma surprise. En cause : un savant mélange entre une avalanche de complexes très handicapante, une belle capacité à s’auto-saboter et… un petit problème médical au niveau du pénis.

Le problème a été réglé par une opération assez classique il y a dix-huit mois, et Léo n’a tout simplement pas eu d’occasion de découvrir les chôôôses de l’amoûûûûr depuis.

Pas possible de l’héberger ce soir : Léo est en visite pour une semaine dans ma ville mais je reçois déjà un ami. On se donne rendez-vous pour dans trois jours, le temps de décuver, de s’assurer qu’on a tous les deux envie de se voir tout nus, et roulez jeunesse. On se dit à lundi, avec un petit cœur à la fin du SMS. Comme des gosses, je vous dis.

mobile-phone-anime

Introduction au cours particulier

Hop, on est lundi. Il me dit qu’il a hâte et je trouve ça chou. Moi aussi j’ai hâte, et j’espère surtout qu’il passera un bon moment. Je suis un peu touchée qu’il me fasse assez confiance pour que je sois sa première, même si c’est pas forcément important. J’ai envie d’être à la hauteur, de lui montrer comment ça peut être bien de coucher avec quelqu’un.

Il arrive et on est un peu gauches, chacun de notre côté du canapé, une bière à la main, à essayer de faire la conversation. Il me dit qu’il sait pas quoi faire et je lui demande de quoi il a envie. Alors il m’embrasse, et ça fait longtemps qu’on m’avait pas embrassée en s’accrochant à moi comme ça, comme si j’étais une bouée dans l’océan.

the-notebook-kiss

On passe un moment comme ça, à s’embrasser, à se câliner, à papoter un peu et à s’y remettre. Il est doux, très tactile, et je crois qu’il a faim de tendresse. Il enfouit sa tête au creux de mon cou, la pose sur mes seins, ronronne quand je lui caresse les cheveux, bref : tout cela est ma foi TRÈS mignon.

Il me dit qu’il sait pas embrasser avec la langue et je lui montre. Il se débrouille plutôt bien pour un débutant !

Et puis j’en ai marre de tomber à demi du canapé alors on va sur mon lit. Léo sent bon le linge propre et la menthe. Il rit beaucoup, tout est nouveau, et ça l’aide à moins stresser de dédramatiser. Comme j’aime son rire et ses pattes d’oie, je me marre aussi. J’aime bien cette légèreté.

Exercices pratiques

Rapidement, me voilà en culotte, lui en jean. Ses mains me parcourent encore et encore, entre timidité et curiosité. J’aime bien ses épaules, la chaleur et la douceur de sa peau.

Léo me dit qu’il a envie d’aller plus loin, mais qu’il a un peu peur. Il le répète plusieurs fois : « J’ai envie mais j’ai peur ». Je le rassure sur le fait qu’il peut arrêter à tout moment, que rien ne le force à quoi que ce soit. Alors on prend le temps.

teen-wolf-bed

Rapide topo sur la situation post-opératoire de ce fort charmant pénis : une cicatrice le parcourt, et il vaut mieux que j’y aille doucement pour ne pas lui faire mal. Bon, j’ai deux mains gauches, donc je me dis qu’il y aura bien moins de risques si j’initie Léo aux joies de la fellation.

On est plutôt sur un grand oui de son côté. Plaisir d’offrir, joie de recevoir.

— J’ai toujours un peu peur. Mais j’ai envie.

Eh ben c’est parti.

Grand I : la pénétration

Bon point pour Léo qui a tout de même appris à enfiler une capote, car fornication rime avec protection, eh oui mes gentils agneaux.

preservatifs

Je garde les yeux ouverts, parce que je veux voir l’expression sur son visage pour sa toute première pénétration — c’est pas tous les jours que je participe à ce genre d’initiation ! Je le guide, et d’un coup de reins, Léo est en moi. Il a l’air surpris, et heureux. Ça me fait sourire. C’est plutôt plaisant, en fait, de voir la découverte dans le regard de l’autre.

Ça dure un bon moment. Il reste au-dessus jusqu’à être fatigué : le rythme est cool, mais il n’a pas encore appris à s’économiser, il donne tout, dépense énormément d’énergie, et n’arrête pas de s’épuiser en m’embrassant partout. Bon, je me plains pas, entendons-nous bien !

Pour un mec qui débute, il n’a franchement pas à rougir. Je passe un excellent moment.

Grand II : l’orgasme

Il est sur moi, puis je suis sur lui, et tout le monde kiffe. Mais ça commence à durer, et il se rend compte qu’il n’arrive pas à jouir. Pas de souci de mon côté : c’est pas mon premier rodéo avec l’anorgasmie ponctuelle ou répétée. J’essaie de le rassurer, parce qu’en faire une obsession n’aide pas vraiment.

Lui est, forcément, un peu déçu. Et surpris que ça soit si fatigant de faire l’amour !

sweet-summer-child

Et là, j’aimerais en placer une pour cet excellent élève qui a pris une initiative que bien des mecs expérimentés n’ont pas : se préoccuper de mon plaisir. Avec un peu de guidage de mon côté, il m’a fait jouir avec sa main et laissez-moi vous dire qu’il avait pas l’air peu fier ensuite.

Il en faut peu pour être heureux, hein.

big-guide-vagin-sophie-pierre-pernaut

Après avoir repris un peu de forces, c’est le deuxième round. Qui se clôt sur le meilleur moment : il a réussi à jouir, et ça l’a tellement fait kiffer qu’il a éclaté de rire. C’est bien la première fois qu’un mec se marre en ayant un orgasme entre mes cuisses !

Grand III : débriefing

Tout est bien qui finit bien, on est emmêlés tout nus dans mon lit, en sueur, à reprendre notre souffle en se faisant un milliard (et demi) de bisous. J’aime écouter son cœur qui bat vite et fort, et goûter le sel sur ses lèvres.

Léo me remercie, bon pipou qu’il est, et je lui dis qu’il a pas à le faire : je lui ai pas rendu un service, j’ai pas fait la charité, j’avais aussi envie de lui que lui de moi ! Il me dit qu’il a tout aimé, que c’était vraiment chouette, et je l’informe qu’il se débrouille pas mal du tout.

emma-stone-thumbs-up

Bon, après on a remis ça, et puis aussi une fois le lendemain matin, et puis on s’est revus dans la semaine. Il apprend vite, Léo. Il a l’amour du travail bien fait. C’est pas moi qu’on entendra se plaindre.

Conclusion (thèse antithèse synthèse)

C’était assez surprenant, de dépuceler un mec de 27 ans en ayant quelques années de moins que lui. Je ne pensais pas que ça m’arriverait !

Mais je le referais sans hésiter. Finalement, c’était pas beaucoup plus maladroit qu’une première fois avec quelqu’un qui a déjà de l’expérience. Dans tous les cas, il faut écouter l’autre, apprendre à se connaître, y aller par paliers pour s’assurer que tout le monde est à l’aise.

Et puis ça m’a vraiment touchée que Léo me fasse confiance pour le guider alors qu’il avait peur et qu’il a dû pas mal prendre sur lui pour se détendre. On va dire que maintenant j’espère… suivre avec attention l’avancée de ses progrès !

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 21 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Aesma
    Aesma, Le 13 octobre 2016 à 0h16

    Freehug
    @Aesma : ben, je l'ai inventée, donc t'aurais peut-être pas dû demander à Google en effet :cretin: Et c'est pas grand-chose, juste : c'est l'histoire d'un mec qui respire par la bite. Un jour, il pisse et il se noie.

    Pardon.
    Moi j'adore :dowant:

Lire l'intégralité des 21 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)