« Bonjour Madame » raconté par José l’Obsédé

« Bonjour Madame », c'est la preuve que les fails sexuels de ces messieurs peuvent être aussi très drôles. Ce premier récit de José l'Obsédé (masculin) raconte une situation pour le moins... pas banale.

« Bonjour Madame » raconté par José l’Obsédé

Article initialement publié le 10 juin 2013 

Quand j’ai rencontré mon actuelle copine, nous étions ados et vivions encore tous les deux chez nos parents respectifs. On misait donc tout sur les rares absences familiales pour échanger des fluides corporels dans un lit confortable (le champ à côté de chez ses parents étant beaucoup moins douillet). Et c’est là qu’est arrivé le cas de « Bonjour Madame ».

« Bonjour Madame » — J’adore quand un plan se déroule sans accroc

À l’époque, il y avait un créneau particulier où mes parents et frères et soeurs étaient absents : le mardi soir, entre 18h et 19h. J’avais tout prévu : je foutais la clé dans la serrure (impossible d’ouvrir la porte d’entrée), je calais le verrou sur celle du garage et bim, on avait grosso modo une heure chaque semaine pour expérimenter de nouveaux trucs sexuels.

Le plan se déroulait sans accroc et jamais nous n’avions été interrompus par un changement impromptu de programme d’un membre de la famille.

Hannibal Smith approuve ce plan

Forcément, j’ai fini par prendre confiance. Et la confiance, souvent, te fait perdre les pédales. Un jour où j’étais un peu plus excité qu’à l’habitude, j’ai oublié de fermer le verrou du garage.

On était donc en pleine tentative d’un truc un peu nouveau : moi allongé, ma chère et tendre au-dessus de moi, dos à moi, les pieds posés au niveau des genoux (je vous laisse une minute pour imaginer la position) (on appelle ça « reverse cowgirl » en anglais) (ne le tapez dans Google qu’à vos risques et périls, hein).

On s’amusait bien, je découvrais de nouvelles sensations plutôt inconnues au niveau de mon péni’ (et ma chère également, si j’en crois son enthousiasme) quand tout à coup, je vois une tête dépasser du simple mur qui séparait ma chambre de celle de mon frangin (oui on n’avait pas de porte entre nos chambres) (oui on avait 12 ans quand on a monté les plans de cette chambre, on était crétins).

MA. MÈRE.

Visiblement gênée rouge de honte, elle s’arrête deux secondes comme pour prendre conscience de la situation qu’elle vient de déclencher.

« Bonjour Madame » — Allô Maman Bobo

Son fils. Avec son zizi en érection dans la foufoune de sa copine. Dans une position tellement acrobatique que cette même foufoune lui dit ouvertement « Bonjour ! ». J’imagine que c’est ce qu’elle s’est dit sur le moment puisque le seul son qui est sorti de sa bouche à ce moment-là, c’était :

« Bonjour [insérezicileprénomdemacopine] »

Ma copine, dans cet instant étrange où le temps était suspendu, n’a rien trouvé de mieux que de lui répondre :

« Bonjour Madame ». Oui oui, vous avez bien lu.

Après cet instant de grâce, ma mère s’est éclipsée. Je me suis rhabillé, je suis allé la voir, elle était en train de balayer frénétiquement sa cuisine. J’lui ai dit un truc du genre « Désolé de t’avoir fait subir ça » et elle s’est confondue en excuses, incapable de me regarder dans les yeux sur le moment.

« Bonjour Madame » — Analyse d’un bruit

On n’a jamais vraiment reparlé de cette histoire mais des années plus tard, je ne comprends toujours pas pourquoi elle est venue jusque dans la chambre. Il n’y avait pas de porte, elle a donc forcément dû entendre du bruit, et vu les sons émis, elle a dû piger qu’on n’était pas en train de jouer à la Gamecube.

Mais c’est sans doute une sorte de curiosité malsaine qui l’a poussée à se demander ce que son fiston pouvait bien être en train de faire. Elle n’aura pas fait le voyage pour rien.

(Je n’ai plus envie aujourd’hui de lui demander ce qui l’a poussée à le faire, je pense qu’on s’est mutuellement mis d’accord pour que cette histoire ne ressorte plus jamais entre nous.)

Un petit instant de magie. Ce « Bonjour Madame ! » reste encore aujourd’hui la meilleure blague qu’on puisse se dire pour être sûre de déclencher un fou rire mutuel, des années plus tard.

La seule vraie tristesse dans toute cette affaire, c’est qu’on n’a pas pu terminer notre petite affaire.

À l’époque, ça m’avait vraiment mis ronchon.

Messieurs, si vous souhaitez nous conter vos ratés et vos loupés sexuels, ou bien vos rencontres charnelles pas banales, n’hésitez pas, nos colonnes sont à vous (et notre pseudo José l’Obsédé garantit votre anonymat) !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Magounette
    Magounette, Le 22 mai 2016 à 22h07

    Cilece
    Je viens de la planète Emifion n°15 et :yawn:

    Mais moi aussi mais c'est vraiment LUI qui a écrit cette superbe histoire ?

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