Porter un appareil dentaire n’est jamais une expérience agréable. En porter un quand on est presque adulte, c’est encore plus compliqué. Du moins, c’est ce qu’on pourrait croire. Alfrédette témoigne.
À l’adolescence, Mère Nature ne m’avait point gâtée : on pourrait même dire qu’elle s’était franchement foutue de ma pomme. J’avais les cheveux gras, des lunettes à double foyer et une acné rampante. Mais le pire était à venir : certaines de mes dents de lait avaient décidé de jouer les Tanguy et de ne point tomber. Rien de bien grave jusqu’à ce jour terrible où mes canines définitives décidèrent de pousser par-dessus mes dents de lait, me donnant l’air d’un petit vampire acnéique : un peu comme Edward Cullen, mais en beaucoup moins mignon – et avec des pellicules.
Et c’est ainsi que je fus traînée dans le cabinet d’un dentiste, aussi apeurée que Franck Ribéry à l’académie française. Le verdict de l’homme de science fut sans appel : ce serait un appareil dentaire, ou une vie passée à couvrir ma bouche des deux mains en priant la Sainte Vierge des dentitions anarchiques. Lorsque l’on me posa l’obscur instrument de torture, j’étais en classe de première et la perspective de me faire appeler « sourire d’enfer » ne me faisait pas vraiment fantasmer. De plus, j’étais hantée par maintes appréhensions toutes plus stupides les unes que les autres, et je me voyais déjà renoncer à toute vie sentimentale pendant trois ans. Autant vous dire que j’attendais le jour fatidique de la pose de l’appareil avec autant d’impatience qu’un week-end en compagnie de Nadine Morano.
La pose de l’angoisse
Ce jour tant attendu est arrivée l’année de mon bac. J’étais persuadée que plus jamais je ne connaîtrai les joies des amourettes et de la bagatelle – à cette époque, j’étais candide au point de penser qu’il fallait impérativement ressembler à une star hollywoodienne pour prétendre à une relation amoureuse digne de ce nom. En sortant du cabinet, bagues aux ratiches, je me sentais aussi désirable qu’une platée d’endives oubliée dans un frigo depuis quatre mois. Inutile de vous dire que ce soir là, j’ai regardé Bridget Jones quatre fois en mangeant de la glace à la vanille.
Appareil dentaire et vie sessuelle
Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs, ôtons nos chapeaux pour dévoiler cette triste réalité : l’appareil dentaire interdit à qui le porte d’effectuer des fellations – sauf à vouloir éplucher l’engin viril de son compagnon comme une vulgaire carotte. Et pour qui s’y risque, un péril plus grand encore vous attend : les alentours du phallus de l’homme étant parfois plus poilus que l’oreille d’un nonagénaire, vous risquez de vous retrouver avec une moustache sur les dents. Cela dit, porter un appareil dentaire vous sera fort pratique si votre compagnon a certaines tendances SM, car vous pourrez lui infliger de délicieuses souffrances à l’aide de votre bijou buccal. J’dis ça, j’dis rien.
Photo prise sur le vif d’Alfrédette, 16 ans, heureuse propriétaire d’un appareil dentaire qui vient de stimuler oralement un appendice masculin.
Clichés VS réalités
Avoir un appareil dentaire à l’âge adulte peut sembler tout à fait effrayant, et maints clichés circulent sur les heureux porteurs de bagues en céramique, métal ou autres matériaux barbares. Mais en réalité, personne ne s’apercevra du nouvel occupant de votre bouche : d’ailleurs, lorsque vous l’ôterez, il est très probable qu’aucun membre de votre entourage ne s’en rende compte. Quand à moi, deux ans de port de bagues n’ont pas réussi à dompter l’anarchie de mes quenottes – born to be a rebel, qu’a dit mon dentiste. En revanche, porter un appareil dentaire ne m’a jamais empêchée de rien faire – ni de trouver l’amour, ni d’embrasser autrui à gorge déployée, ni de manger des pâtisseries bretonnes plus gluantes que les intestins de Jabba the Hutt, ni de vivre une vie normale – à l’exception du point développé plus haut.
Morale de cette belle histoire
La valeur d’une personne ne se mesure pas à la rectitude de ses quenottes, ni à l’harmonie de son faciès, ni à quoi que ce soit qui puisse être observé à l’oeil nu. Tu vas te faire poser un appareil dentaire et trembles comme une feuille à l’idée de subir les railleries d’autrui ou de vivre une grande période de creux amoureux ? N’aie plus peur, il y a des chances pour que tout le monde s’en foute. Bisous.










Le 27 octobre 2012 à 12:44
ça serait cool car en toute honnêteté comme l'opération est prévu en septembre, je n'ai pas rencontré la femme qui va se charger de moi, je me pose plein de questions, donc ouais ça serait sympa d'échanger! =)Le 28 octobre 2012 à 09:30
Je te MP pour qu'on en discute ! Je connais bien mon chirugien, vu qu'il m'a déjà opérée une fois ! ( Et qu'il est beau, ahah )
Si d'autres MadmoiZelles ont connu ou vont connaitre ce genre d'opération, je veux bien papoter aussi
Le 29 octobre 2012 à 11:23
Je teste également, à 25 ans passés, après un traitement lors de l'adolescence qui n'a servi à rien grâce à une mauvaise contention.J'ai choisi l'orthodontie linguale (bagues sur la face interne des dents) histoire de pas avoir l'air d'avoir 14 ans (je suis déjà parmi les plus jeunes dans mon milieu professionnel, je voulais pas ça en plus) et je ne regrette pas. On voit les progrès tout de suite, ça motive beaucoup, et on "profite" immédiatement de ses nouvelles dents.
Ça va bientôt faire 1 an que j'ai commencé mon traitement et tout va bien (sauf mes finances héhé, ça pique).
J'ai mal 2 jours par mois, après le passage chez l'ortho. C'est certes désagréable mais vraiment rien de traumatisant.
J'adore mon ortho, elle est adorable ♥
Par contre dans 5 mois je me faire opérer de la mâchoire, ce qui sera un peu moins drôle. Le même type d'intervention que @Skaaaturne et @Linedelë d'après ce que je lis (en version plus soft, vu qu'ils n'auront a priori pas besoin de toucher mon menton, "juste" d'avancer la mâchoire).
Pressée que ce soit fini quand même, j'en ai marre de tout ce bordel collé derrière mes dents
Le 29 octobre 2012 à 13:06
Tu as eu une "simulation de visage" pour savoir comment ton visage sera après?Je regrette de pas avoir fait comme toi, avec l'appareil à l'intérieur!
Le 29 octobre 2012 à 15:05
et @Blue.Bird : Désolée, j'ai répondu a ton mp avant de lire ce que tu avais mit ici ^^
Skaaaturne, on peut demander une simulation du visage ? C'est ça qui me stress le plus. Après ma première opération, j'ai beaucoup changé, j'aime mieux qu'avant, mais j'ai du mal a réaliser que mon visage va de nouveau changer, et beaucoup plus que la première fois..; J'AI PEUR ! ahah!
Le 29 octobre 2012 à 15:12
Y a pas de mal : )
J'ai pas eu de simulation non plus. Bizarrement ça me fait pas trop peur (mais je pense que ça changera pas tant que ça dans mon cas).
Le 29 octobre 2012 à 15:20
Je sais pas, moi, mon chir' me le répète a chaque fois, je pense pour pas que je sois trop surprise après l'opération.
Parce que j'ai "largement" plus de distance a rattraper, il me semble que dans mes souvenirs c'était 1cm. Plus l'histoire du menton… frissons frissons, quoi !
Le 01 novembre 2012 à 02:04
Bon et puis sinon voilà quoi.Le 01 novembre 2012 à 02:31
@Zola : J'ai vraiment jamais rien remarqué de bizarre sur tes dentsLe 01 novembre 2012 à 03:11
Bah en fait les miennes aussi se chevauchent, je trouve ma machoire du haut trop serré (genre quand je souris, ca fait des trous noirs sur les cotés et j'ai la marque de mes dents sur les côtés de ma langue (mais ça je crois que je suis la seule à le voir haha). Et puis j'ai une fausse dent depuis mes 9ans et en fait, ca fait un effet un peu bleu noir en haut (c'est la dent du milieu à droite, en haut), en general quand je le dis on fait gaffe et on me dit qu effectivement ça se voit un peu, mais c'est vrai qu'au final peu de gens de remarquent d'eux meme j'ai l'impression… Tant mieux. Mais moi je fais une énorme fixette dessus et je rêve vraiment depuis toute petite d'avoir genre le sourire de starMais idem, j'avais fait attention pour tes dents, comme quoi on focalise vraiment trop sur ses propres defauts… !!