Sept excuses pour ne pas sortir de chez vous ce week-end

Pas envie de sortir ce week-end ? Tenté-e-s d'échapper à vos obligations et de rester sous la couette malgré vos trois soirées de prévues ? Pas de panique, tata Jack est là.

Sept excuses pour ne pas sortir de chez vous ce week-end

Que vous ayez la flemme, d’autres responsabilités, ou tout simplement pas envie de voir certaines tronches, mais que vous culpabilisez, voici sept bonnes raisons de ne pas sortir ce week-end — à utiliser pour vous convaincre et convaincre ceux qui vous attendent que non, vraiment, pas ce soir, mais la prochaine fois, promis !

La météo

Là par exemple, à l’heure où j’écris ces lignes, il pleut. Y a pas plus simple comme excuse : personne n’aime sortir sous la pluie, surtout quand on s’est bien cassé le cul à se faire une coupe pas trop dégueu et qu’on a dégainé la tenue de soirée. Si c’est pour finir avec les mollets plein de boue et la tronche encadrée par des frisottis poisseux, c’est pas la peine.

Mais peut-être que chez vous il fait très beau. Peut-être que vous lisez cet article neuf mois après sa rédaction et qu’on est en pleine canicule.

Eh bah raison de plus ! Sortir quand il fait chaud, c’est se frotter aux corps moites et glissants de centaines d’inconnus, toucher leurs vêtements imbibés de sueurs, avoir le visage qui brille comme Vénus. Le moindre mouvement a le pouvoir de vous réduire à l’état de flaque en un temps record. L’air est lourd, chargé d’odeurs corporelles bien trop puissants pour vos naseaux délicats. On a les cheveux qui nous collent à la nuque et la gorge recouverte de papier de verre, du coup on boit plus, et on finit dans le caniveau et on a bien les boules le lendemain.

Inutile de tenter de trouver des arguments en cas de tempête de neige, les raisons s’imposent d’elles-mêmes.

La météo n’est parfaite pour sortir qu’environ deux jours par an (et ce sont toujours des lundis, c’est la règle). Donc n’hésitez pas à vous en servir.

Trop de gens, trop de bruit, trop de blaaaargh

Sortir, ça veut dire intéragir avec d’autres êtres vivants. Alors soit vous limitez la casse en vous rendant chez un-e ami-e, où vous êtes sûr-e de connaître au moins 98% des personnes présentes, soit vous vous rendez à une grosse grosse soirée pleine d’inconnus partout partout.

Dans le premier cas, avant d’arriver dans ce havre de paix de la fête conviviale et familière, il faut traverser une partie de la ville et croiser ses habitants pressés et maussades, ou déjà bourrés. Il faut se faire bousculer, piétiner, bailler dessus. Il faut les écouter parler, rire, crier, pleurer, éternuer. Il faut les voir, éviter leur regard, se sentir maté-e.

Et parfois ils nous parlent, et comme le « TAAAAAA GUEUUUUULE » hurlé à la tronche et agrémenté d’un coup de boule n’est pas encore accepté comme réponse courtoise, il faut serrer les dents et tenter de leur faire comprendre que si ça continue vous allez les kidnapper et manger toute leur famille sous leurs yeux.

Dans le deuxième cas, il faut se rendre directement au coeur de la foule. À un concert, un festival, dans un bar, dans une boîte, dans une grosse soirée, dans tous ces endroits peuplés d’inconnus potentiellement chiants.

Il faut se frotter à eux, leur sourire, trinquer, leur faire la bise, supporter leurs petits commentaires dans la file des toilettes (« C’est long, hein ? Pfoulalaaa… »). Il faut se battre au bar pour qu’on se décide enfin à prendre notre commande, alors qu’à 18€ les 20cl vous estimez mériter le combo couronne-tapis-rouge-acclamations-du-peuple-et-bisous-sur-les-pieds.

Il faut se hurler dessus pour se faire comprendre, il faut supporter de se faire péter les oreilles par les premières parties des artistes qu’on est venus voir…

Tout ce qu’on gagne, c’est une gueule en vrac, une vieille odeur de tabac froid et de vodka sucrée, les pieds et le dos en compote et les tympans éclatés. Su-per.

Il faut se préparer

Avant de sortir, il faut (de préférence) se doucher, se récurer, se coiffer, s’habiller, éventuellement se maquiller et s’épiler, et ça prend toujours des plombes alors qu’on serait quand même mieux en slip devant la télé à bouffer des chips comme un vieux beauf.

Mais non, faut se prendre la tête, choisir une tenue, puis une autre, puis encore une autre, avant de revenir à la première et d’abandonner pour y aller en vieux jean pourri parce que merde, si c’est pour passer la soirée avec une micro-jupe qui me scie les intestins, c’est pas la peine, merci.

De toute façon, on sait pertinemment qu’il y a 80% de chances pour qu’on regrette le choix de notre tenue à peine après avoir foutu les pieds dehors – parce que tout a toujours l’air beaucoup mieux/plus confortable quand on est chez soi. Alors autant rester en pyjama, hein.

INTERNET

IN-TER-NET.

Je vois pas comment faire plus clair. Il y a des milliards de sites à explorer, des questions qui demeurent sans réponse et des mystères à élucider (« Mais quel cri fait le renard ? »), des blogs à lire de bout en bout, des articles à dévorer, des vidéos fascinantes qu’on aimerait quand même oublier (mention spéciale aux combats d’insectes géants, mon petit vice de 4 heures du matin)…

Bref, si vous voulez tout voir, il va falloir commencer maintenant.

Les règles

Alors là, personne ne peut rivaliser contre cette excuse. « J’ai mes règles » = « Je suis radioactive (et potentiellement contagieuse) ». Il n’existe pas de meilleur endroit au monde que son propre lit pour supporter l’attaque des maxi-crampes vicieuse, de la ceinture de douleur à densité variable, des envies, pulsions et sautes d’humeurs divers et des fuites malencontreuses.

Aucune personne doté d’un coeur et d’un minimum de compassion ne vous forcera à faire quoi que ce soit en cas de reconstitution intra-utérine de la guerre de Troie.

Et comme personne ne viendra jamais vérifier, vous pouvez tout à fait utiliser cette excuse quand vous allez tellement bien que vous avez envie de répandre votre bien-être dans les limites douillettes de votre chez-vous.

Les séries à mater

Réfléchissez : combien d’épisodes en retard avez-vous actuellement à votre actif ? Combien de séries avez-vous promis de « mater un jour, quand ce sera le bon moment » ? Ça tombe bien, le bon moment est arrivé. Vous ne pouvez décemment pas laisser vos héros en plan pour aller vous pinter la tronche toute la nuit, ils ont besoin de votre attention et de votre dévotion.

Ils ont tous très envie de vous faire pleurer, de vous faire rire, de vous faire peur, de vous donner mille raisons de vous identifier à eux et de faire en sorte que votre vie toute entière ne tourne qu’autour d’eux.

Alors ne les décevez pas : faites le plein de cochonneries à bouffer, construisez-vous un château fort avec vos couettes et vos oreillers, enfilez votre plus beau pyjama et isolez-vous pour 48 heures en tête à tête avec votre écran.

La gueule de bois de la veille (ou celle à prévoir)

Peut-être que vous êtes déjà sortie hier, et que vous avez encore un peu mal à la gueule. Alors ouais, je sais, le meilleur remède contre la gueule de bois, c’est l’alcool – c’est un peu bâtard. Mais du coup, je vous propose de vous ouvrir une bonne bouteille de bière devant la télé, à l’abri de toute tentation, au lieu de prendre le risque de rajouter une gueule de bois au carré à l’équation.

Et si vous vous sentez fraîches, rassurez-vous : ça ne va pas durer. Si vous sortez, vous allez probablement boire (si c’est dans vos habitudes), et demain vous vous réveillerez avec la gueule dans le pâté, coincée dans un étau, le visage ravagé par le maquillage de la veille et les vapeurs d’alcool, les draps trempés d’une sueur acide et fermentée, la bouche pâteuse et profondément malodorante, et vous allez assez mal le vivre.

Vous allez passer la journée à vous en remettre, et vous allez avoir mal, et avec un peu de chance votre frigo sera vide de tout aliment gras et vous serez obligées de manger des céréales à même le paquet pour éviter de mourir et ce sera franchement pourri.

Sur ce je vous laisse, j’ai deux anniversaires ce soir et un autre demain, faut que j’aille me préparer, j’ai acheté une super micro-jupe pour l’occasion.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Geek-i
    Geek-i, Le 9 septembre 2013 à 15h01

    Moi je peux rendre l'excuse malade possible et réel!
    Je prend 2 cachet paracétamol codéine, et hop! overdose! Mais c'est pas très très marrant :gonk:(découvert la semaine dernière, et guéri de justesse pour le week end ^^!)

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