Quatre photographes à suivre

On tombe sur leurs photos au détour d'un blog, d'un magazine, sur Tumblr... Voici quelques-uns de ces photographes trop peu connus qui méritent votre attention !

Ira Chernova (photos 1 à 4)

Cette photographe d’origine moscovite est basée à New York, mais a passé quelques années à vadrouiller en Europe avant de s’installer sur la côte Est.

Elle se dit obsédée par les Polaroïds, et son travail oscille entre urbanisme, photographie de mode, et clichés pris pendant les concerts des groupes dont elle réalise les photos promotionnelles.

Son travail autour de la couleur, parfois saturée, parfois ponctuelle, ajoute une identité particulières à ses réalisations. Ses oeuvres pour les magazines sont aussi réussies que les clichés qu’elle prend au cours de ses voyages, de simples épisodes immortalisés à l’argentique.

Consciente d’être un petit peu control freak, l’aspect bohème de son occupation n’est que le résultat d’une planification ultra précise. Elle est passionnée par la photographie — pour elle, ce n’est « ni un hobby, ni un travail, mais un véritable mode de vie ».

Pour suivre son travail, allez voir son site et son Tumblr, et sachez que la belle Ira est en route pour s’installer à Amsterdam où vous risquez fort de la croiser en plein travail.

Théo Gosselin (photos 5 à 8)

Contre-jour, nudité, lumière solaire, souvenirs de voyages, road-trip de l’est à l’ouest des États-Unis façon Jack Kerouac… À 22 ans, Théo Gosselin s’est façonné un univers qui lui est propre, et qui ne cesse de toucher toujours plus de monde.

Originaire d’Amiens, où il s’initie à la vidéo avant d’adopter la photographie, Théo Gosselin a su s’approprier les paysages qui l’entouraient pour raconter leurs histoires, à lui et ses amis. Comme il le dit lui-même, « il n’y pas besoin d’aller en Arizona pour voir des paysages hallucinants ».

Amoureux des voyages, il livre des souvenirs, des représentations d’une jeunesse fantasmée qui semble évoluer dans le même univers que lui.

Il oscille entre numérique et argentique, et prépare un projet vidéo, Goodbye Horses, un long-métrage qui relatera un mois de road-trip aux États-Unis.

Gosselin semble croire qu’en s’accrochant à ses rêves, en voyageant, en acceptant les autres, tout devient possible. Il semble aussi être la preuve vivante que c’est vrai.

Vous pouvez suivre son travail sur sa page Facebook ou son blog. Dans le même genre, vous pouvez jeter un oeil au travail de son ami Yougo Jeberg, présent sur la plupart de ses photos.

Camille Marie Bieber (photos 9 à 12)

Même si son nom en fera rire beaucoup, le travail de cette photographe de 23 ans vaut largement le coup d’oeil.

A 15 ans, Camille a débuté avec la photographie numérique avant de proposer des clichés réalisés à l’argentique dans ses projets personnels, pour des résultats emprunts d’une belle nostalgie. Dans le même esprit que Théo Gosselin, c’est la fabrication de souvenirs qui l’a poussée à se mettre à la photographie.

Depuis, ses réalisations ont un air intemporel, entre photos vintage, capture de l’instantané, ou retouches interstellaires issues de photographies numériques et d’infographie sous Photoshop. Elle travaille encore de temps en temps au numérique et confirme à quel point elle est prometteuse.

Diplômée d’un BTS de photographie, elle s’acharne depuis à rendre son travail le plus personnel possible, pour des clichés toujours plus prenants. Elle compare ses créations à « un journal intime » et espère continuer à exposer.

En attendant, on peut suivre son travail sur Tumblr ou Facebook, si l’envie vous prend de voyager un peu dans le temps.

Mehdi Benkler (photos 13 à 16)

On l’avait déjà vu en interview aux côtés d’Alison Mosshart, mais maintenant c’est à lui et à son travail qu’on s’intéresse !

À 25 ans, ce photographe originaire de Morges, en Suisse, s’est vu surnommer « le photographe des concerts », à juste tire. Ayant été guitariste dans plusieurs groupes de rock, il allie sa première passion à celle de la photographie.

Côté technique, il est très vite fasciné par le développement des pellicules et se consacre exclusivement à l’argentique. Ses premiers clichés de festivals sont exposés dans un bar de Lausanne, puis il se met rapidement à capturer les groupes sur scène, en pleine action. Il s’intéresse aux acteurs de la scène mais aussi au public, capturant les foules en délire.

Iggy Pop, The Kills, Black Rebel Motorcycle Club, Jack White… Mehdi a passé l’année 2010 de festivals en salle de concerts, muni de ses précieux appareils argentiques pour immortaliser la culture rock qu’il affectionne tant.

Ses clichés sont bruts, intenses, une fraction de seconde qu’il a eu le réflexe de capturer. Son site Internet a des allures de documentaire qui traiterait d’explosion éphémère, de sentiments passionnés, sincères, et parfois violents.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Airwair
    Airwair, Le 1 juillet 2013 à 1h38

    hahaha, je vennais dire exactement pareil que d'autre madzs, pour moi  Théo Gosselin surf sur la vague "hipster" vêtement à plumes/motif aztec/filtre instagram/voyage dans la foret/cigarette/ teton visible, qu'on retrouve partout, pour moi ces photos sont volontairement esthétisantes et ca m'enerve beaucoup. aprés il est trés possible que j'ai un bon fond de jalousie la dessous, du genre "ce mec a réussit à percer alors que moi je végète dans mon ecole d'art et que personne mate ce que je fait" mais bon cest mon ressenti= photos esthétisante pour ados hippies

    (je viens de regarder le tumblr de son pote, est ce que toutes leurs potes sont hyper mince, super bien gaulées, et habillés comme des gravures de modes ? QUI SONT CES GENS ?)

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