5 leçons importantes que j’ai apprises l’année de mes 25 ans

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25 ans, c'est un âge particulier. Pour Margaux, ça représente surtout une année dont elle aura beaucoup appris. Voici les cinq leçons qu'elle en tire.

5 leçons importantes que j’ai apprises l’année de mes 25 ans

Aujourd’hui, 31 juillet, c’est mon anniversaire.

C’est un jour un peu particulier parce qu’en plus d’être le jour de mes 26 ans, c’est aussi mon dernier lundi chez madmoiZelle.

Si cette fois-ci, mon anniversaire est aussi spécial, c’est parce que ça a été une année un peu remplie pour moi.

Cet anniversaire, il vient à la fois comme une jolie conclusion et une introduction à autre chose.

L’année de mes 25 ans, j’ai vécu de vraies montagnes russes et aujourd’hui, je fais le bilan, calmement. Le bilan d’une année aussi riche que compliquée, et qui sera, pour toujours, précieuse.

Cet anniversaire, c’est un peu le premier jour du reste de ma vie et je compte bien garder en tête les leçons que j’ai tirées de l’année.

25 ans, leçon 1 : j’ai la légitimité d’aller voir un•e psy

Cette année, j’ai été voir une psy. Ça faisait des années que j’y pensais… et des années que je me disais « mais d’autres ont vécu pire, elle va me prendre pour une connasse égocentrique ».

Et c’est vrai, d’autres gens vivent pire, mais aller gérer mes problèmes ne fait PAS de moi une connasse égocentrique.

Ça a l’air évident comme ça mais pour moi, c’était un peu une épiphanie.

À lire aussi : REPLAY — « Pourquoi j’ai été voir un psy ? », racontent Mymy, Maxime Musqua & Clara Kane

J’ai mis tellement de temps à sous-estimer tout ce qui me rendait malheureuse, tout ce qui faisait que je dormais pas la nuit, que ça me pourrissait la vie.

Et surtout, ça niquait mon rapport aux autres aussi. Aller voir cette psy, ça m’a pas rendue dépendante à une personne.

Ça ne s’est pas limité à être un endroit où je raconte ma vie et mes malheurs.

Ça m’a donné les clés pour gérer le reste de mon année en fait. Ma psy, ça a été comme une lampe de poche, comme un phare anti-brouillard.

En la voyant elle, j’ai pu identifier ce qui allait pas et apprendre à être mon propre repère, à l’avenir. Et ça, c’est juste hyper précieux.

L’année de mes 25 ans, j’ai compris que je méritais qu’on m’aide, et que j’étais beaucoup plus forte que ce que je pensais.

Mais surtout, que je pouvais me faire confiance pour faire le clair dans ma vie.

25 ans, leçon 2 : je peux vivre seule

Vivre seule, dans les films et la société, c’est souvent vu comme la lose. Eh ouais, vu que le but de ma vie devrait être de vivre avec THE ONE AND ONLY.

Alors que vivre seul•e, c’est essentiel, à mon sens. Je pense que tu te connais pas vraiment tant que t’as pas un peu vécu avec toi-même. En tout cas, moi, j’en avais besoin.

Je croyais ne pas en avoir la force et pourtant, il y a quelques mois, quand celui qui était mon copain m’a demandé si je pensais vraiment en être capable, je l’ai fait.

J’avais peur de ne pas m’en sortir financièrement, de n’avoir personne dans les gros moments down, de ne pas gérer les soucis administratifs.

Et puis je l’ai juste.. fait. Devinez quoi, c’est comme ça qu’on sait qu’on est capable d’un truc. En le faisant.

Alors non c’est pas facile, non c’est pas toujours le plus joyeux.

Mais le sentiment que j’ai eu en réalisant que j’étais assez forte pour faire tout ça, ça a valu plus que tous les moments de doute.

Moi cette année

Ça endurcit comme il faut, c’est un rappel éternel qui te dit « tu l’as déjà fait alors t’es capable de le reproduire plus tard ».

Et devinez quoi, ça rend cette nouvelle année beaucoup plus facile à entamer.

Je me dis que si j’ai accompli tout ça de mes petites mains l’année de mes 25 ans, imaginez ce que je peux faire pour mes 26 !

Et surtout, savoir que je pouvais vivre seule m’a motivée à aller plus loin. Alors quelques mois après, j’ai décidé de partir vivre à Londres.

25 ans, leçon 3 : il ne faut pas rester les doigts coincés dans la porte

Un des trucs que j’ai appris cette année, c’est que quand on sait qu’on veut faire un truc, il faut le faire le plus vite possible. Ça sert à rien d’attendre mille ans, quand on sait.

Se faire confiance, écouter son instinct, ça évite les situations nulles où t’hésite mille ans avant de prendre une décision.

Et surtout, une fois que tu commences à faire le ménage, tu nettoies tout de fond en comble.

J’ai mis trop longtemps à rompre avec mon ex, mais quand je l’ai fait, tout est allé vite dans ma tête. Et tout était plus clair.

Prendre la décision avait été comme une libération. Comme si j’avais eu les doigts coincés dans la porte. Plus ça dure, plus ça fait mal… plus vite il faut les retirer.

Ça, je l’ai appris quand j’ai pensé quitter madmoiZelle en décembre. En réfléchissant avec Fab, j’ai réalisé que je voulais partir, et que je voulais le faire tout de suite.

C’est lui qui m’a donné l’exemple des doigts coincés dans la porte. C’était clairement ce qu’il me manquait d’élan pour partir, ALORS JE ME CASSE MAINTENANT !

L’année de mes 25 ans m’a appris que les périodes de transition étaient les pires, que plus je tournais autour du pot, plus j’allais morfler.

Bref, à 25 ans, j’ai appris que la vie et les décisions, c’était comme les doigts dans les portes : plus j’attends, plus j’ai mal, plus les séquelles seront chiantes à gérer.

25 ans, leçon 4 : j’ai le droit d’être égoïste

Parfois, prendre des décisions pour mon propre bien, ça me faisait peur parce que je craignais d’avoir l’air égoïste.

Je faisais passer le bien-être des autres avant le mien, ce qui rendait beaucoup de mes relations toxiques. Notamment parce que c’est très confortable, quelqu’un qui met ton confort avant le sien.

Donc tout ça, moi, j’ai arrêté. Je dis pas que j’ai appris à marcher sur la gueule de mes proches, hein ! Comme toujours, tout est une question de balance.

Mais plutôt que maintenant, je sais quand quelque chose est essentiel pour moi… et que je dois passer avant.

J’ai appris que si un•e « proche » s’opposait à une chose dont j’avais besoin, c’était pas forcément pour mon bien. Surprise, même les membres de ma famille ou les gens proches de moi sont des humains.

Des humains avec leurs craintes, leurs insécurités, leurs peines. Et c’est bien triste pour eux mais… en fait, je ne dois de dévotion à personne.

J’ai le droit d’avoir envie d’être heureuse, et ce n’est pas aux autres de décider quelle forme ça doit prendre. Vu que c’est ma vie.

Avoir envie d’être heureuse ne fait pas de moi une connasse ou une traîtresse.

« Vous êtes une connasse sympa ou une connasse connasse ? » Les deux !

Si certain•es le pensent quand même, eh ben peut-être que ça me dérange plus tant que ça d’être une connasse.

Et surtout, peut-être que ce genre de personne est toxique. Trop toxique pour avoir le droit d’influencer un moment important de ma vie.

25 ans, leçon 5 : changer de vie, c’est salvateur

L’année de mes 25 ans, j’ai appris que rien n’était jamais sûr. Qu’en un an, un mois, un jour, tout pouvait vraiment changer.

Qu’on pouvait être à la fois triste et surexcitée, heureuse et mélancolique, effrayée et pleine de courage. J’ai appris que je devais m’écouter et m’entourer de gens en qui j’avais confiance.

Les gens qui me connaissent assez pour me guider et pour savoir quand me laisser apprendre par moi-même.

À 25 ans, j’ai réalisé que j’avais le droit d’être exigeante dans mes relations humaines.

L’année de mes 25 ans, c’est la racine de l’arbre géant qu’est ma nouvelle vie.

Et maintenant que je me suis occupée des racines, j’ai vraiment hâte de voir les fruits que ça donnera !

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Margaux Palace

Prêtresse de la cuisine : comme dans les cités d'or mais avec du fromage. Ses cheveux sentent le chocolat et ses doigts l'échalote, mais elle mélange pas les deux ça va on est pas des bêtes.

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Commentaires
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  • Meligood
    Meligood, Le 2 août 2017 à 9h11

    Merci pour cet article, ça me parle beaucoup même si je n'ai 25 ans qu'à la fin de l'année.

    La rupture qui a beaucoup trop tardé, la peur de vivre seule...ça me parle beaucoup.

    Joyeux anniversaire en retard :).

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