Lady Gaga livre d’insoutenables confidences sur les violences sexuelles lui ayant causé un stress post-traumatique


Dans le premier épisode de The Me You Can't See , Lady Gaga revient sur les violences sexuelles qu'elle a subies, et sur le syndrome post-traumatique qui les a suivies, des années plus tard.

lady gaga en interviewThe me you can't see / Capture d'écran (Youtube)

The Me You Can’t See (comprenez Le « moi » que vous ne pouvez voir), c’est le titre de la série documentaire produite par Oprah Winfrey et le Prince Harry. Disponible sur Apple TV+ en France depuis ce vendredi, le duo inattendu cherche à lever le tabou qui règne autour de la santé mentale, et à mettre en lumière les souffrances parfois invisibles qui nous touchent.

Au long des quatre épisodes qui traitent tour à tour de la dépression, du syndrome post-traumatique ou encore de la schizophrénie, on peut écouter les témoignages d’anonymes ou de célébrités. Et notamment celui de Lady Gaga, qui prend la parole sous son vrai nom, Stefani.

Lady Gaga témoigne des violences sexuelles qu’elle a subies

Dans le premier épisode, elle partage un traumatisme avec l’audience : celui d’avoir été violée, à 19 ans, par un de ses producteurs alors qu’elle commençait à peine la musique. Elle y témoigne du rapport de force, du chantage qu’on lui a imposés, en la menaçant de « brûler toute sa musique » si elle ne se déshabillait pas.

Poursuivant son récit, elle explique avoir été séquestrée pendant des mois, enfermée dans un studio, et être tombée enceinte avant d’être abandonnée au coin d’une rue par son agresseur. Elle souligne par ailleurs ne pas vouloir dénoncer cette personne ou partager son nom, pour ne « plus jamais avoir affaire » à elle.

Le syndrome post-traumatique de Lady Gaga

Avec sincérité, Lady Gaga prend alors la parole sur les conséquences physiques et mentales de cette agression. Elle décrit les douleurs chroniques, les symptômes et les crises d’angoisses, des années plus tard, qui l’ont amenée à être diagnostiquée d’un syndrome post-traumatique.

« Au début, j’ai ressenti de la douleur, puis de l’apathie. J’ai ensuite été malade pendant des semaines et des semaines, et j’ai réalisé que ces douleurs étaient les mêmes que celles que j’avais ressenties après que la personne qui m’a violée m’a abandonnée, enceinte, à un coin de rue. »

Selon ses mots, il lui aura fallu deux ans et demi de thérapie pour pouvoir sortir de ces crises. Durant l’interview, elle confie raconter son histoire pour aider celles et ceux qui la partagent, et qui auraient besoin d’aide.

Un geste puissant, qu’on ne manque pas d’apprécier à sa juste valeur. Car le nombre de femmes victimes de violences sexuelles dans leur vie professionnelle, notamment dans l’industrie de la musique, reste insupportable, et chaque prise de parole participe à lever le tabou sur ces souffrances.

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Aïda Djoupa

Aïda Djoupa


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Commentaires

Iphise

C'est vraiment courageuse de sa part d'en parler. Et je comprend qu'elle ne veut plus avoir affaire avec son agresseur en portant plainte mais je ne peux pas m'empêcher de penser à toutes les autres femmes qui ont été victime du même agresseur après elle et les victimes qui sont devenues avant elle.
J'espère vraiment qu'il s'est déjà fait arrêter. Et s'il ne l'est pas encore, que quelqu'un l'arrête.
 

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