Live now
Live now
Masquer
Assemblée Nationale // Source : Unsplash
Société

Inscription de l’IVG dans la Constitution : pour Amnesty International, il faut plus de moyens

Si ce projet de loi est un signe « positif » pour l’ONG, l’inscription de l’IVG dans la Constitution n’est pas suffisant, car il est encore « difficile d’accéder à un avortement sûr, sécurisé et dans des délais convenables ».

Alors que le projet a été présenté en Conseil des ministres mardi 12 décembre et qu’il doit faire l’objet de discussion lors d’un Congrès en mars 2024, la loi pour voter l’inscription de l’IVG dans la Constitution est très commentée par les associations de défense des droits humains.

S’il existe un consensus pour saluer cette initiative, pour Amnesty International par exemple, pour qui le projet constitue un « signe positif », ce n’est pas encore suffisant.

Encore « difficile d’accéder à un avortement sûr » en France selon

Ce jeudi 14 décembre sur Mouv’, Lola Schulmann, chargée de plaidoyer droits des femmes et minorités de genre pour l’ONG, a déclaré que cette inscription dans la Constitution doit être « accompagnée de moyens » pour défendre l’avortement en France. Selon elle, aujourd’hui encore « il est difficile d’accéder à un avortement sûr, sécurisé et dans des délais convenables » en France.

À lire aussi : IVG dans la Constitution : que contient le projet de loi présenté en Conseil des ministres ?

Ainsi, elle affirme au micro de Mouv’ souhaiter « faire en sorte qu’on n’ait pas de centres IVG qui ferment dans des zones reculées » afin d’éviter aux femmes « de faire des centaines de kilomètres » pour pouvoir bénéficier d’un avortement. Mais aussi éviter que les centres ferment durant la période estivale, afin que les femmes ne soient pas restreintes par le délai légal de l’avortement, qui est de 14 semaines en France.

Lola Schulmann souhaite aussi que des moyens soient apportés pour améliorer l’éducation sexuelle au collège et au lycée : « Il faut que tous les jeunes puissent accéder à une éducation à la sexualité, avec des informations sécurisées, fiables, vérifiées » insiste-t-elle.

Néanmoins, elle félicite de voir que les sages-femmes pourront bientôt pratiquer des IVG à l’hôpital. Lola Schulmann salue « toutes les mesures qui tendent à faire en sorte que l’avortement soit un acte médical normal, classique » et souhaite « démystifier l’avortement ».


Écoutez Laisse-moi kiffer, le podcast de recommandations culturelles de Madmoizelle.

Les Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire sur cet article.

Réagir sur le forum

Plus de contenus Société

Crédits : i-run
Daronne

Après bébé, courir pour soi : quand la course devient une bulle d’air

Source : Magnific
Santé

Endométriose : et si le sang des règles permettait enfin un diagnostic rapide ?

Image by ArtPhoto_studio on Magnific
Daronne

Douleur pendant un examen gynécologique : pourquoi il faut oser en parler

Image by magnific
Daronne

Abrysvo et Beyfortus mieux remboursés : le reste à charge divisé par deux

Source : Magnific
Daronne

Protéger les enfants du soleil : cette crème à moins de 6 € chez Action surpasse les grandes marques

Source : Magnific
Daronne

Baisse de la natalité : ce que révèle le dernier chiffre INSEE de juillet 2026

Source : URL
Daronne

Le double nom de famille explose, voici pourquoi les parents ne jurent plus que par ça

Source : Magnific
Daronne

Feux de forêt : les bons réflexes pour protéger les poumons de son enfant face aux fumées

Source : Magnific
Santé

Vos règles sont parties en vrille au début de l’été ? Vous n’êtes pas la seule

Source : Magnific
Daronne

Calendrier scolaire 2027-2028 : les dates officielles viennent de tomber

La société s'écrit au féminin