Je suis accro au shopping, mais je me soigne (enfin j’essaie)

Kalindi a un placard qui déborde, une cave qui dégueule, et elle... continue à acheter des fringues. Elle te raconte son doux enfer.

Je suis accro au shopping, mais je me soigne (enfin j’essaie)

Depuis quelques jours, la canicule s’est substituée à un printemps plutôt dégueulasse.

Il fait une chaleur à crever, et perso j’adore ça. Transpirer de la nuque, me satisfaire d’un petit flux d’air qui traverse une fenêtre, engloutir des fruits juteux pour me rafraîchir et surtout M’HABILLER EN MÉGA TCHOIN. 

Pour moi, l’été signe l’approche des grandes vacances, et par extension des robes à fleurs, à pois, des chapeaux de paille, des mules et des sacs en crochet.

Mon stock de vêtements délirant

Tu l’auras compris, l’été est mon élément.

Mais voilà, la vie ne peut pas toujours être toute rose et place parfois sur notre chemin d’énormes obstacles… Par exemple, descendre les fringues d’hiver à la cave et les remplacer par la « collection été ».

Pas plus tard qu’avant-hier, j’ai donc enfilé ma lampe frontale et obligé mon mec à m’accompagner à la cave, armé de 3 valises de fringues d’hiver.

En arrivant au sous-sol, j’ai eu un peu peur : « tu te souviens si j’ai foutu en l’air ma petite jupe à citrons l’année dernière ? ».

Mon mec a rigolé : « comment tu veux que je tienne le compte de ce que tu as et ce que tu bazardes, Kal ? ».

Pas faux !

Quand on a ouvert la porte de la cave, j’ai soufflé tellement la tâche semblait insurmontable. 

Des dizaines de sacs poubelles étaient enchevêtrés, dans ce qui ressemblait fortement à un monstre à 50 têtes prêt à nous engloutir.

Mais qu’à cela ne tenait, il fallait bien que je remonte mes fringues d’été…

La lutte a commencé, dure et sans répit, avec mes propres vêtements. 

Dès que je tirais un sac, un autre me tombait sur le coin de la tronche.

Je fouillais, fouillais, et tombais sur une valise d’écharpes, un sac de chapeaux, trois de chaussures, un contenant ma combi de ski, mes skis en vrac, mais impossible de mettre la main sur mes fringues d’été.

Je chopais un débardeur par-ci, un autre par-là, mais rien d’assez consistant pour mouler mon corps tout le summer.

Après avoir quasiment renoncé, j’ai finalement eu l’idée d’ouvrir mon énorme sac à dos que j’utilise quand je passe plusieurs semaines à l’étranger.

Le Graal était là, et j’aurais pu chialer tellement j’étais heureuse de remettre le nez dans tous mes imprimés floraux, fruits, toutes mes dentelles et mes shorts en jean.

LE BONHEUR.

L’appel de la sape est plus fort que tout

Bien sûr, j’avais oublié que je possédais la moitié des trucs présents dans ce sac.

Mon mec, me voyant être zinzin en retrouvant mes bébés, m’a glissé un : « Je t’aime mon amour mais t’as un problème je crois ».

Après l’avoir gentiment invité à « bien cesser de me donner son avis », je lui ai collé les ¾ des fringues sur les bras, j’en ai moi-même pris, j’en ai placé quelques-unes sur ma tête et suis remontée chez moi laver le tout.

Quelle entreprise bon sang !

Dans cette cave, j’ai tenu tête à mon mec mais le problème est bel et bien là : j’achète beaucoup trop de fringues. 

Le fait est que la plupart d’entre elles proviennent de friperies, et sont donc de seconde-main. Mais tout de même, être incapable de passer devant une friperie sans rien acheter… c’est pas top. A minima.

Mais comprends-moi douce lectrice, l’appel de la sape est trop fort ! Dès que je vois une pièce qui me plait, je m’imagine dedans.

Si je ne l’achète pas tout de suite, j’y pense le soir en me couchant, au travail, au goûter, jusqu’à ce que je la possède.

Et quand je l’achète enfin, je suis AU PARADIS.

Pourtant, un mois plus tard je me sens lassée, et rachète quelque chose de nouveau. Car c’est le plus grand attrait du shopping je trouve : renouveler perpétuellement l’idée même de nouveauté. 

Quand je shoppe une pièce, je l’arbore immédiatement, je parade avec, je fais une photo. Bref, je vis une relation toute neuve, que rien ni personne ne peut entacher.

Renouveler ma garde-robe, c’est me renouveler moi-même

J'ai exactement le même physique que cette personne.

Être dans une nouvelle robe m’aide à avoir confiance en moi.

Je ne me trouve jamais aussi belle ni sexy que quand je suis moulée dans une jupe crayon qui vient de rejoindre mes placards. J’ai l’impression de briller bien plus que dans un ensemble que j’aurais déjà mis 3 fois !

En fait, je me sens comme une nouvelle femme…

C’est exactement ça : les fringues m’aident à me réinventer. À être au choix une meuf street et dégaine, une femme fatale ou une baby doll.

Les fringues me permettent d’être qui j’ai envie au moment ou j’ai envie.

Avoir un choix infini dans mon placard de vêtements, et donc par extension de personnalités, m’aide à être une femme que je veux plurielle et surprenante.

J’adore arriver au travail le matin et entendre mes collègues me dire : « Très La Dolce Vita aujourd’hui, Kalindi ».

Eh ouais, finalement ça tient à bien peu de choses, mais les fringues sont une partie de mon identité, et je ne veux pas y renoncer.

Toutefois, de ma passion, pour ne pas dire de mon addiction, découlent plusieurs problèmes, notamment en terme de thunes et surtout d’espace…

Les problèmes inhérents à l’addiction au shopping

Je dépense pas mal d’argent chaque mois pour posséder de nouveaux vêtements ou de nouvelles chaussures.

J’essaie vraiment de faire un effort, notamment pour mettre de côté et partir en vacances, mais ce n’est pas toujours chose aisée.

Heureusement, ma mère et mon mec s’allient souvent pour me faire la morale quand j’ai dépassé les bornes et suis par exemple à découvert le 21 du mois.

L’autre problème conséquent est : le manque d’espace.

Ma cave est si remplie que mon mec peine à y mettre ses propres affaires. Un peu le comble quand-même puisqu’à la base l’appart dans lequel nous vivons est le sien.

Et que dire de mon placard, qui dégueule de partout…

Donc en ce moment, je fais un gros effort pour ne plus consommer autant.

Déjà parce que j’ai conscience de l’impact écologique de la surconsommation, ensuite parce que j’aimerais bien avoir de la thune et finalement parce qu’il faut que j’apprenne à me satisfaire de ce que j’ai.

En réalité, cette volonté de renouvellement perpétuelle, je l’ai pour beaucoup de domaines de ma vie. J’ai du mal à ne pas me lasser d’une activité, d’un mec, d’un job ou d’une robe.

Mais au même titre que j’ai grandi, mûri, et appris à ne pas tout envoyer bouler tous les ans, il faut que j’arrive maintenant à me satisfaire de ce que je possède dans mon dressing.

Et toi douce lectrice, tu es comment ? Acheteuse compulsive ou très raisonnée ?

Allez, sur cette belle question, je fonce faire les soldes.

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Commentaires

Margay

Je suis de la team #aucunrenouvellementdegarderobe ; j'achète très rarement des fringues et d'ailleurs, si une pièce me plait et qu'elle est usée, je vais essayer de racheter exactement la même :cretin: (merci Vinted, ma chemise à carreau rouge et ma chemise noire que j'aime d'amour te remercient :puppyeyes:)(achetées pour la première fois quand j'étais au collège, je les aimes toujours autant 10 ans plus tard)
Bon, j'ai juste l'achat compulsif de robe sur Vinted (ça se résume à 2 achat/an), et quelque déception toujours sur Vinted, comme ne pas avoir vu que le Tshirt est en matière spéciale (nulle) ou qu'il a des strass, que le haut blanc est transparent (je suis sans soutif, et je veux pas qu'on voit mes tétons en transparence), mais ouai non, à la lecture de l'article, m'imaginer une cave et une armoire remplie de fringue en vrac m'a fait me sentir mal (genre, un trop plein de chose, m'imaginer frustrée à chercher un tshirt que j'aime bien parmi trouzmille autres tshirt, ne pas le retrouver, ça m'oppresse :ninja:)
 

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