Live now
Live now
Masquer
Copie-coller les templates pour modifier merci d’avance+)
Revues de films

« Black Widow » est l’origin story qui manquait à Marvel (dommage que ça ait pris dix piges)

Après des années de gestation, l’Avenger interprété par Scarlett Johansson a enfin son propre film ! Black Widow est au cinéma depuis mercredi 7 juillet et on l’a adoré.
Sans spoilers

Cet article ne révèle pas l’intrigue de Black Widow au-delà de son pitch et sa bande-annonce.

Alors qu’elle s’était sacrifiée dans Avengers: Endgame en 2019, Black Widow est de retour sur grand écran avec un film rien que pour elle ! C’est une très belle performance que nous offre Scarlett Johansson pour fêter le retour des blockbusters américains au cinéma.

Black Widow est le 24e film Marvel… et le deuxième seulement, après Captain Marvel, à mettre un personnage féminin au centre de l’action ! Il était temps. C’est aussi le seul à être réalisé uniquement par une femme, Cate Shortland — Captain Marvel, en 2019, avait été co-réalisé par Anna Boden et Ryan Fleck.

Cate Shortland est une cinéaste australienne qui vient davantage du cinéma indépendant que des gros blockbusters. Pourtant, autant au niveau du scénario, bien ficelé et bien relié au reste de l’univers, que des scènes d’action, on pourrait jurer qu’elle connaît ce milieu comme sa poche…

Pour les fans les plus aguerries du Marvel Cinematic Universe (MCU), sachez que l’intrigue de Black Widow se déroule entre la temporalité de Captain America: Civil War (2016) et celle d’Avengers: Infinity War (2018). Vous voilà parée à découvrir ce film !

Black Widow, l’origin story qui manquait au MCU

Alors que Natasha Romanoff, mieux connue sous le nom de Black Widow, est en fuite après avoir trahi une partie de ses amis superhéros, elle décide de partir pour Budapest où elle retrouve sa petite sœur Yelena (Florence Pugh). Et celle-ci a bien grandi depuis leur dernière rencontre…

Black Widow - Nouvelle bande-annonce (VOST)

Yelena propose à Natasha de s’allier pour tuer Dreykov, celui qui organise le programme Black Widow, dont elles ont fait partie lorsqu’elles étaient enfants. Ce dernier kidnappe des petites filles pour les entraîner à devenir des armes humaines ; grâce à une opération chimique, il parvient à contrôler leurs esprits pour qu’elles soient à sa merci.

Une intrigue sur la libération des femmes du joug d’un tyran ? Déjà, ça change !

Bien qu’elle soit apparue dans sept films répartis sur dix ans, Natasha Romanoff n’avait pas encore eu la possibilité de raconter son histoire, ce qui l’a forgée. En commençant le film avec un épisode de l’enfance de Natasha Romanoff, on nous plonge tout de suite dans le côté plus humain de ces superhéros qu’on a l’habitude de voir stoïques et inébranlables.

Dans Black Widow, les fans des Avengers ont enfin le droit à l’origin story qui leur manquait.

Un Marvel marqué au sceau du female gaze

C’est tout de suite évident que la caméra est tenue par une femme : dans un film où il y a plus de personnages féminins que masculins, le female gaze crève l’écran. Ici, pas de plan inutile pour admirer les tenues moulantes des protagonistes ! Même les dialogues, bien qu’ils soient écrits par un homme, sont rafraîchissants : quand un homme demande à Yelena si elle râle parce qu’elle a ses règles (vraiment, on en est encore là ?), c’est uniquement pour qu’elle puisse lui couper le sifflet aussi sec.

D’ailleurs, chapeau bas pour la séquence où sont dénoncées les mutilations génitales infligées à des femmes : on ne pensait pas forcément voir un sujet aussi grave abordé dans un film du MCU.

Une belle fin pour l’aventure Marvel de Scarlett Johansson

Scarlett Johansson clôt le chapitre Marvel de sa carrière en beauté. L’actrice s’impose comme toujours, avec son jeu à la fois tranchant et pudique : elle force le respect ! L’alchimie qu’elle construit avec Florence Pugh est excellente ; les deux actrices trouvent un parfait équilibre pour donner au personnage de Natasha toute la place qu’elle mérite tout en nous ouvrant la porte sur la fougue et l’humour de Yelena.

Black Widow réconciliera peut-être quelques réfractaires avec les films Marvel — l’énergie que dégagent ces femmes super badass nous revigore pour tout l’été au moins. Pour une fois, ce personnage quitte sa place de rôle secondaire et c’est pour le mieux.

Oui, c’est possible de mettre une superhéroïne en tête d’affiche et c’est l’occasion de plaire à un plus grand public ! Non pas qu’on n’aime pas les autres Marvel, loin de là… Mais si les petites filles voyaient plus de Black Widow en action que des Captain America, Thor et autres Spider-Man, les cours de récré seraient différentes, non ?

À lire aussi : Wonder Woman, Tornade… ce que les super-héroïnes disent de nos sociétés (et ce qu’elles en diront demain)

Les Commentaires
3

Avatar de Assault
6 août 2021 à 21h21
Assault
"Ici, pas de plan inutile pour admirer les tenues moulantes des protagonistes !" heu on n'a pas dû voir le même film je pense...
mais bon il est bien quand même!
0
Voir les 3 commentaires

Plus de contenus Revues de films

Revues de films
everything leonine

Une mère chinoise met Marvel KO : foncez voir Everything Everywhere All at Once au cinéma

Maya Boukella

31 août 2022

1
Cinéma
I’m your man film

L’homme idéal est-il un robot ? On décrypte le film I’m your man

Maya Boukella

21 juin 2022

Revues de films
Sweat 3

SWEAT : une occasion manquée de parler de l’envers du décor de l’influence

Maya Boukella

15 juin 2022

1
Cinéma
MEN ALEX GARLAND

La masculinité toxique fait toute la terreur de MEN, nouveau film d’horreur d’Alex Garland

Maya Boukella

08 juin 2022

Cinéma
Affiche du documentaire Nous d'Alice Diop

Pourquoi Nous, le documentaire d’Alice Diop s’avère essentiel avant la présidentielle ?

Anthony Vincent

19 fév 2022

Revues de films
critique-licorice-pizza

Évadez-vous de cet hiver glacial avec Licorice Pizza, son acné, ses crop tops et sa romance adolescente

Kalindi Ramphul

06 jan 2022

Revues de films
matrix-4-critique

Matrix Resurrections : branlette intellectuelle ou génie méta ?

Kalindi Ramphul

22 déc 2021

4
Revues de films
une-femme-du-monde-critique-film

Naturaliste, nuancé, puissant : Une femme du monde parle de prostitution sans glamour ni misérabilisme

Kalindi Ramphul

10 déc 2021

Revues de films
dernier-duel-jodie-comer

Le Dernier duel, la fresque médiévalo-féministe de Ridley Scott, mérite-t-elle tout ce foin ?

Kalindi Ramphul

15 oct 2021

28
Interviews cinéma
ozon-verticale

« C’était beau, mais j’ai eu peur » : François Ozon aborde la fin de vie digne dans Tout s’est bien passé

Kalindi Ramphul

21 sep 2021

La pop culture s'écrit au féminin