Tahar Rahim et Adèle Exarchopoulos nous parlent du film « Les Anarchistes » en interview vidéo

À l'occasion de la sortie du film Les Anarchistes le 11 novembre prochain, Léa a rencontré Adèle Exarchopoulos et Tahar Rahim, qui incarnent les rôles-titres. Elle a parlé avec eux de leurs personnages et de leur préparation pour ce long-métrage.

Cet article a été réalisé en partenariat avec Mars Films.
Conformément à notre Manifeste, on y a écrit ce qu’on voulait.

Les Anarchistes d’Elie Wajeman est un film qui t’immerge dans un pan d’histoire méconnu. Il t’emmène à la découverte des anarchistes individualistes, un courant politique de la fin du XIXème siècle. C’est l’histoire de Jean Albertini, policier et pupille de l’État joué par Tahar Rahim, à qui on demande de s’infiltrer dans un groupe d’anarchistes. Ce qui devait arriver arriva : si Jean est sans scrupules au départ, il s’attache peu à peu à ceux qu’il est censé dénoncer, et notamment à Judith, alias Adèle Exarchopoulos, avec qui il vit une histoire d’amour…

Les Anarchistes s’intéresse à un groupe, à ses relations, à la confrontation entre l’envie de sauver sa peau et celle de se laisser guider par ses sentiments. Personne n’est jamais tout noir ou tout blanc, ce qui donne au scénario une tonalité subtile.

On découvre le groupe à travers des portraits, des interviews que réalise Marie-Louise Chevandier (Sarah Le Picard), tout en sensibilité, et qui apportent au film une vraie touche de modernité. Tahar Rahim et Adèle Exarchopoulos sont très crédibles dans leurs personnages. Lui est plutôt sobre dans ce rôle d’agent double que le spectateur, même s’il en sait plus que les personnages, n’arrive pas à cerner tout à fait. Adèle Exarchopoulos a bien la fougue des femmes engagées. J’ai aussi eu un coup de coeur pour Swann Arlaud, qui incarne Elysée, l’un des anarchistes qui va intégrer Jean Albertini au groupe au point de lui vouer une confiance aveugle : son jeu d’acteur fascinant est une belle découverte !

Les Anarchistes est filmé tout en nuances de bleu-gris, ce qui crée une atmosphère un peu confinée, presque étouffante. On se sent immergé•e avec le groupe, dans la lourdeur de leur quotidien mélancolique, on revit une sorte de Résistance. Et comme toute résistance, elle finit par arriver à un point de rupture, que je te laisse découvrir le 11 novembre 2015 au cinéma !

À lire aussi : Trois figures de femmes anarchistes à (re)découvrir

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Naelia
    Naelia, Le 10 novembre 2015 à 22h46

    Je rejoins un peu Biscotte Mulotte. On sent que LaManie a fait des recherches pour ses questions, pour moi c'est une interview bien préparée et pro. Elle manque toutefois de la touche délurée de Mad qui me plaît tant. Souvent dans vos interviews on voit le regard des acteurs/réal s'illuminer, comme s'ils se disaient "ah tiens du nouveau, enfin!" et ici c'est vrai que c'est moins le cas.
    J'ajouterai que l'autofocus de la caméra joue p-e sur l'ambiance (je sais, vous l'avez déjà évoqué précédement, cette cam' a un souci).
    Sinon pour rebondir sur la question sur les anarchistes contemporains, Snowden est mon héro <3 (ok, il est pas vraiment anarchiste, mais quel courage!).

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