Comment survivre à une semaine d’examens

Comment survivre à une semaine d’examens
Bientôt, les étudiant(e)s se retrouveront plongé(e)s dans l'enfer annuel des partiels. Alfrédette vous donne ses conseils pour faire face à cette tragique expérience.

- Article initialement publié le 2 mai 2012

Ah, les partiels ! Cette douce période de l’année que nous attendons avec autant d’exaltation qu’une séance de cinquante piqûres dans les gencives. En ces temps troublés où même les énarques se retrouvent au chômage, s’esquinter le séant sur les bancs glacés de la faculté peut sembler inutile – voire cynique. Cependant, si vous voulez accrocher au-dessus de votre future cheminée un rutilant diplôme et mépriser officiellement votre belle-mère qui n’a pas son bac, il vous faudra passer l’épreuve du feu : les partiels.

Pour vous, bien chères et travailleuses lectrices, voici donc les 7 commandements qui devraient vous permettre de passer la période des partiels sans égorger votre poisson rouge, votre voisin ou votre grand-tante. C’est parti.

La procrastination tu éviteras

Certes, réviser un partiel de physique quantique une heure avant son commencement ne changera pas la face du monde. Ni la vôtre, au demeurant. Mais cela alourdira votre karma et vous fera goûter aux joies douces/amères de la culpabilité. Votre maman vous l’avait pourtant bien dit : pour réussir ses révisions, il faut s’enfermer dans un monastère, bosser du lever au coucher du soleil (timing pratique pour le premier semestre, moins pour le second), prendre une tisane et s’en aller dormir à 21 heures. Vous auriez pu le faire, avant que Dieu ne crée Facebook, Twitter et MadmoiZelle. Mais, engluée dans vos flux RSS, vous avez à peine le temps de regarder trois vidéos de chats mignons que votre journée de révisions est déjà achevée. Bref, au lieu de vous curer le nez devant votre ordi, mouvez vos fraîches fesses et allez de ce pas coloniser les rayons de la plus proche BU.

Ton estomac, tu ménageras

En période d’examens, la tentation de se nourrir exclusivement de Frosties et de bière fraîche est bien plus grande qu’à l’accoutumée. Malheureusement, ébriété et partiels font plus mauvais ménage encore que cocaïne et entretien d’embauche. Il s’agit donc d’avoir une alimentation raisonnable, et de régler l’insoluble problème du carburant qui maintiendra votre cerveau en éveil pendant les huit heures que dureront vos épreuves. Car si vous vous affamez, vous risquez fort d’avoir, après onze heures, des hallucinations alimentaires. Pire encore, la boustifaille risque de prendre une telle place dans votre cervelet que vous risquez d’écrire sur votre copie des phrases malheureuses telles que « Christopher Gnocchi a découvert l’Amérique en 1664« , ou encore « Alfred de Mousseux et George Sandwich vécurent un grand amour« .

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Les autres, tu ignoreras

Sartre était très certainement au beau milieu d’un examen de stylistique lorsqu’il a pondu son célèbre « L’enfer, c’est les autres« . Car l’amphithéâtre, en période d’examens, est un lieu maudit en lequel s’ébattent tous les maux de notre bas monde. Entre cette fille qui lance des regards condescendants aux quatre points cardinaux en perçant l’un des nombreux boutons qui peuplent son visage*, ce garçon qui mange son papier brouillon à un rythme effréné et cet individu qui n’a pas pris de douche depuis la victoire de la France à la Coupe du Monde de football, tu es si mal entourée que tu en crierais presque au complot. A cela, il n’est rien à faire : tout au plus peux-tu bâtir une hutte sur ta table en plastique, au moyen de copies doubles entremêlées. Si cette solution te déplaît, alors courage, jeune Padawan, et que la force soit avec toi.

*Et sont, à n’en pas douter, le signe évident de la vengeance des Dieux. Toute ressemblance avec une personne existant ou faisant semblant d’exister serait purement fortuite.

Les sujets, tu ne piétineras point

Certains énoncés laissent à penser que leur auteur a été torturé par un clown alcoolique au cours de sa prime enfance. Comment, en effet, comprendre l’écriture d’un sujet tel que « Seul le miroitement tremblé de la prose peut réfléchir le vague d’un moi instable pour un public composé de « je » descellés » ? Si un jour on vous propose une prose de la même envergure que celle-là, n’envisagez pas tout de suite de vous reconvertir dans un CAP chapellerie-plumasserie. N’essayez pas non plus de vous faire dispenser de l’épreuve en faisant des bonds dans toute la salle tout en chantant à pleins poumons le dernier tube de Cindy Sanders. La technique est connue, et elle n’abusera personne. Votre mère spirituelle, Dora l’Exploratrice, ne vous a-t’elle pas appris à empoigner le renard par les cornes ? Gardez espoir : vos camarades de promo sont tout aussi « descellés » que vous.

Du bruit, tu t’accommoderas

Cent étudiants dans un même espace, ça bruisse énormément. Pour vous qui avez déjà surmonté les épreuves de la faim, du réveil à six heures, des transports en commun et des petits zoziaux qui chantent gaiement au dehors, le moindre crissement devient un insupportable affront à votre concentration. Si vous étiez un dictateur en vogue, vous interdiriez tout bruit supérieur à cinq décibels dans un rayon de 30 mètres ayant pour centre votre auguste personne. Malheureusement, les seuls êtres qui pourraient être vos sujets ( votre poisson rouge, votre bestah et vos punaises de lit) ne se trouvent pas dans ce secteur. Il vous faudra donc agir comme une personne normale, et acheter des boules Quiès. La vie est injuste.

Le temps, tu maîtriseras

L’ennemi numéro un de l’étudiant n’est pas, comme on pourrait le croire, le dieu Kronenbourg, mais le dieu Chronos. Même lorsque le temps alloué à une épreuve semble très long, les minutes n’ont de cesse que de filer à la vitesse d’un évadé fiscal. Etant donné que les dictateurs eux-même ne peuvent arrêter la course du temps, et que les frères Bogdanoff n’ont pas étudié cette question, il semble exclu que vous puissiez jouer la carte de la pause temporelle pour vous griller une clopinette au beau milieu de vos six heures de dissertation. Pour surveiller le temps qui passe et court, rien ne vaut donc une bonne vieille montre, si possible munie d’une pile ne datant pas des années 70. Autre menu détail : il est toujours bon de se renseigner sur le nombre EXACT d’heures que dure l’épreuve. J’ignore si vous avez un jour confondu le chiffre 2 avec le chiffre 6, mais je peux vous dire que lorsqu’on vous arrache des mains un brouillon contenant plus de petits dessins en forme de phallus que d’analyses littéraires pertinentes, votre coeur se brise en mille. Au moins.

Le stress, tu dompteras

Le stress est à l’examen ce que le djembé est à la musique : il ne sert à rien. De plus, il est responsable de maux fort préjudiciables à la réussite d’un écrit : ventre plus serré que le jean de Shakira, déconcentration intense, défaitisme superflu, maux de tête, perturbations du flux intestinal, tendances au scénario catastrophiste, entre autres joyeusetés. STOP. Le partiel n’est pas une guillotine semestrielle qui tranchera votre frêle nuque si par malheur vous obtenez 9,95 à l’examen de statistiques, quoi qu’en disent vos parents. Aux dernières nouvelles, les rattrapages ne sont pas faits pour les écureuils de Corée. Mais si vous avez plongé le nez dans vos bouquins à intervalles réguliers, vous avez toutes vos chances de pouvoir passer le mois de juin à travailler au McDo au lieu de vivre une nouvelle semaine d’examens.

Alors, heureuses ?

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  • Deb M.
    Deb M., Le samedi 5 mai 2012 à 22h31

    J'ai survécu mais j'ai pas compris comment... peut-être que j'suis morte en fait, mais que j'le sais pas, ptètre que j'rêve.... :cretin:

  • Samarian
    Samarian, Le dimanche 6 mai 2012 à 20h58

    Les partiels c'est rien, le pire c'est les concours ...

  • The Frog
    The Frog, Le lundi 7 janvier 2013 à 13h37

    samarian;3156170
    Les partiels c'est rien, le pire c'est les concours ...
    Parle pour toi ^^ y a des partiels qui sont très stressant aussi...

    D'ailleurs ce passage là de l'article m'a fait rire :

    "Aux dernières nouvelles, les rattrapages ne sont pas faits pour les écureuils de Corée."
    Encore faudrait-il que la fac ne supprime pas les rattrapages... Du coup ça relativise le stress qu'on ressent aux partiels...

  • Bousket
    Bousket, Le lundi 7 janvier 2013 à 13h45

    Que de souvenirs: la Fac d'Histoire, Rennes 2, les sujets qui te donnent d'un coup une montée de stress intense...!
    Je suis toujours étudiante, mais n'ai plus de partiels, et c'est pas dommage ça! (surtout les partiels de janvier, généralement révisés en une semaine, les vacances de Noël étant très peu productive en terme de révisions...)

    Courage et bonne chance à toutes celles qui doivent plancher!

  • Kasiadanslesetoiles
    Kasiadanslesetoiles, Le lundi 7 janvier 2013 à 15h24

    "Mais si vous avez plongé le nez dans vos bouquins à intervalles réguliers, vous avez toutes vos chances de pouvoir passer le mois de juin à travailler au McDo au lieu de vivre une nouvelle semaine d’examens."

    Je prie justement le Droit des Contrats administratifs pour pouvoir réaliser le truc en gras à la place des rattrapages.
    Ahahah.

  • Redpearl
    Redpearl, Le lundi 7 janvier 2013 à 21h38

    Je ne suis qu'une petite enfant par rapport à vous (en première seulement ) mais je ressens un énorme stress pour mon bac blanc qui arrive dans quelques semaines , et je me suis tout à fait reconnue dans cet article , bien qu'il concerne les partiels , alors bonne chance à celles qui passent des vrais examens de la mort qui tue :test , vous me rappelez que je ne suis pas au bout de mes peines question examens et stress

  • Berezina
    Berezina, Le lundi 7 janvier 2013 à 22h17

    Mais. Mais. Moi en Master je n'ai pas de rattrapage ça me stresse tout à fait de m'en être rendue compte en lisant l'article ! IIiiiiih.

  • Magjie
    Magjie, Le mardi 8 janvier 2013 à 00h26

    Mauvaises odeurs tu sentiras.

    Oui parce que même si toi tu n'as pas oublié l'emplacement de ta douche, de ta brosse à dent et autres accessoires d'hygiène, certains oui.

    Haleine de chacal + Sueur de stress + Cheveux crasseux + Même vêtements pendant plusieurs jours

    Par cela, incommodée tu seras

  • Neelhanne
    Neelhanne, Le mardi 8 janvier 2013 à 00h57

    Bon courage à toutes celles qui ont un exam prochainement :) De mon coté, je les ai déjà passé avant noël ^^ (je suis en fac  de paris 1 en arts pla, on a des planning différents des autres étudiants de Paris 1 pour je ne sais quelle raison x) ).

  • Kallisto
    Kallisto, Le mardi 8 janvier 2013 à 14h06

    Bon courage aux Madmoizelle ^^ C'est pas la mort, mais ça pique un peu quand même.
    J'ai eu la majorité de mes partiels avant les vacances (Oh merci ! J'en avais ras le bol de réviser pendant les fêtes). Je termine demain, avec un oral d'anglais, alors que je parle cette langue comme une vache espagnole...
    @neelhanne : Je suis en droit à Paris 1, et on a les partiels avant et après les vacances. Mais ça va (encore) changer l'année prochaine. Chaque domaine fait un peu sa propre cuisine XD

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