Qu’est-ce qui change avec la fin de la sécurité sociale étudiante ?

La sécurité sociale étudiante a été supprimée, et sera désormais remplacée par un régime général. Mathilde t'explique ce que cela va changer pour les étudiant·es.

Qu’est-ce qui change avec la fin de la sécurité sociale étudiante ?

Mise à jour du 3 septembre 2018

La sécurité sociale étudiante a été supprimée pour cette rentrée 2018, comme je t’en parlais dans l’article ci-dessous.

Un meilleur accès aux soins grâce à la suppression du régime de sécurité sociale étudiante

Ce 1er septembre, France Info a publié un article expliquant l’impact concret de cette suppression sur le coût de la rentrée de 2018, qui s’ancre dans la discutée loi O.R.E (Orientation et Réussite des Étudiant·es).

La FAGE, 1ère organisation étudiante, a publié en cette rentrée une étude indiquant que le « coût de la rentrée », soit les dépenses liées à celle-ci, aurait baissé en un an de 6,79%.

La fédération attribue cette baisse en partie à la suppression de la cotisation liée à la sécurité sociale étudiante.

Celle-ci était jusqu’à présent à hauteur de 217€, soit un budget loin d’être négligeable, d’autant plus ajouté à toutes les autres dépenses que les étudiant·es sont amené·es à effectuer en septembre (caution, frais d’inscription…).

Jimmy Losfeld, le président de la FAGE, a salué « un gain de pouvoir d’achat et un système de santé plus efficient » auprès de France Info. Il se félicite de cette victoire, qui fait suite à un travail de longue haleine de la part des membres de la FAGE.

En plus de l’avantage budgétaire, ce rattachement au régime général de sécurité sociale devrait permettre aux étudiant·es d’accéder à un meilleur système de santé. Jusqu’à présent, 1 étudiant·e sur 3 renonçait aux soins, faute de moyens financiers et à cause des délais de remboursement déraisonnables de la part des mutuelles étudiantes.

La sécurité sociale étudiante devient gratuite en 2019

Article initialement publié le 28 juin 2018

Jusqu’à la rentrée 2017/2018, les étudiant·es devaient s’inscrire à une sécurité sociale étudiante. Il fallait alors choisir entre la LMDE et le réseau EmeVia (mutuelles régionales), puis payer une cotisation – sauf exceptions.

Vers la fin des mutuelles étudiantes ?

À partir du 1er septembre 2018, les étudiant·es qui s’inscriront pour la première fois dans un établissement d’enseignement supérieur ne changeront pas de régime de sécurité sociale : ils et elles resteront affilié·es à leur régime de sécurité sociale actuel — la plupart du temps celui des parents ou des tuteurs légaux.

Il n’y aura aucune démarche à effectuer pour cette affiliation.

Les étudiant·es déjà inscrit·es en 2017/2018 et qui poursuivront leurs études en 2018/2019 resteront rattaché·es à la mutuelle choisie lors de leur inscription précédente.

Le régime de sécurité sociale étudiante disparaîtra au 31 août 2019. À cette date, tous les étudiants précédemment rattachés à une mutuelle étudiante pour leur sécurité sociale seront automatiquement rattachés à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de leur lieu d’habitation.

Une sécurité sociale étudiante gratuite et ouverte à tou·tes

Aucune cotisation ne doit être demandée pour accéder à une sécurité sociale à partir de cette rentrée, comme l’indique le gouvernement.

Le gouvernement indique également que tout le monde pourra accéder à une protection : étudiants actuels, nouveaux étudiants, étudiants internationaux, étudiants salariés, etc.

Comment être bien remboursé·e par la sécurité sociale ?

Aucune démarche n’est à effectuer pour cette rentrée, cependant, afin d’accéder à un meilleur remboursement, cela vaut le coût de vérifier quelques points.

Premièrement, pense à mettre à jour tes informations sur le site de la mutuelle étudiante à laquelle tu es rattaché·e, ou sur ameli.fr (régime général) ou MSA (régime agricole) selon le rattachement de tes parents. En particulier, vérifie que ton RIB est à jour.

Déclare également ton médecin traitant (il suffit de le lui demander). L’Assurance Maladie devrait te rembourser 70% de tes frais de santé si tu le ou la consultes en priorité.

Tu peux aussi souscrire une complémentaire santé, non obligatoire, auprès de l’organisme de ton choix, afin de couvrir les 30% restants.

Que vont devenir les mutuelles étudiantes ?

La fermeture du système de sécurité sociale étudiante, le 31 août 2019, n’implique pas la fermeture des mutuelles étudiantes.

Celles-ci poursuivront leurs actions de sensibilisation et de prévention à la santé, avec l’Assurance Maladie. Elles continueront aussi de proposer des services de complémentaires santé aux étudiant·es.

Pour en savoir plus :
  • Tu peux te rendre sur le site du gouvernement qui explique le fonctionnement de la sécurité sociale étudiante à partir de la prochaine rentrée, et tous les cas spécifiques
  • Tu peux chercher des informations sur les complémentaires santé par ici
  • Si tes questions ne trouvent pas de réponse, pose-les au compte Twitter @etudiantgouv, qui est conçu pour répondre à tes interrogations !

Bon courage pour tes démarches, n’hésite pas à venir partager tes conseils et tes galères en commentaires !

À lire aussi : Mes parents ne sont pas d’accord avec mon choix d’orientation, je fais quoi ?

COMMENT AVOIR UN TEINT PARFAIT ?

Mathilde Trg


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Commentaires
  • Whiplash
    Whiplash, Le 6 septembre 2018 à 1h32

    En tant que professeur certifiée (CAPES) et doctorante :
    - mon salaire est revu à la baisse depuis la mise en place de la CSG
    - je paie mes cotisations sociales, sécu, mutuelle etc en tant que salariée
    - je dois maintenant m'acquitter de la fameuse CVEC de 90 euros (+ 400 euros d'inscription chaque année) sachant que je ne suis pas inscrite en doctorat dans la ville où j'habite et travaille donc ne bénéficie pas des services que propose le campus
    - j'ai contacté le ministère pour savoir si les personnes dans mon cas pouvaient ou non être exonérées de la CVEC, aucune réponse
    - je ne suis pas remboursée de mes déplacements quand j'ai des obligations dans mon université de rattachement (pour des réunions, assister à des colloques etc), ni des livres que j'achète régulièrement pour ma recherche

    Et on se demande pourquoi tant de thésards se découragent et abandonnent en cours de route...

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