Les réseaux sociaux favorisent-ils la dépression chez les ados ?

Les réseaux sociaux sont souvent accusés de miner le moral. Une étude fait le lien entre des symptômes dépressifs et le temps passé par les ados sur ces plateformes.

Les réseaux sociaux favorisent-ils la dépression chez les ados ?

Tu l’as sûrement remarqué, et c’est un sujet qui n’est pas méconnu. Les réseaux sociaux ne sont pas forcément le meilleur endroit pour favoriser un bon niveau d’estime de soi.

Même si tu sais que la plupart des photos de vacances idylliques et de mannequins au corps idéal sont truquées, tu te retrouves malgré tout probablement à buguer devant avec envie.

Les réseaux sociaux auraient un lien avec la dépression

D’après une étude anglaise relayée par LCI, la fréquence d’utilisation des réseaux sociaux coïnciderait avec des symptômes dépressifs élevés. L’étude se base sur 10 904 jeunes adolescents de 14 ans nés entre 2000 et 2002 au Royaume-Uni.

Il a donc été remarqué que chez les filles qui consomment le plus de contenus de réseaux sociaux, soit jusqu’à 5 heures par jour, les symptômes dépressifs sont 50% plus élevés que chez celles qui en consomment beaucoup moins.

Chez les garçons en revanche, l’augmentation observée des symptômes de dépressions décelés chez les plus grands consommateurs de réseaux sociaux n’est que de 35%.

Cet écart s’expliquerait par le fait que les filles sont de plus grandes utilisatrices que les garçons, selon l’étude.

En effet, 40% des filles analysées utilisent les réseaux sociaux plus de 3 heures par jour contre seulement 20% de garçons.

Trois quarts des filles âgées de 14 ans auraient aussi une mauvaise estime d’elles-mêmes et dormiraient trop peu.

Pour ajouter à tout ça, il s’avère que 40% des filles sujettes à cette étude avouent également avoir subi du harcèlement en ligne, contre 25% pour les garçons.

Les réseaux sociaux favorisent-ils la dépression ?

Cette étude nous apprend donc que plus les adolescents sont déprimés, plus ils semblent avoir passé du temps sur les réseaux.

Cependant, rien ne dit que les adolescent sont déprimés À CAUSE des réseaux sociaux.

C’est peut-être PARCE qu’ils sont déprimés qu’ils se retrouvent à passer tant de temps sur les réseaux, à défaut de pratiquer d’autres d’activités.

Évidemment, il arrive à tout le monde d’avoir le seum en regardant la vie des autres, jugée meilleure que la nôtre (par nous-mêmes d’ailleurs, comme si une photo pouvait dire quoi que ce soit de la vie de quelqu’un.)

Mais j’ai remarqué qu’il arrive souvent que les gens plus influents d’Internet, ceux qui font le plus rêver, avouent un jour qu’ils ont bataillé avec des troubles mentaux tels que la dépression par exemple. (Ces même personnes dont tu idéalises peut-être la vie !)

Car avec une telle notoriété, vient aussi beaucoup de harcèlement en ligne.

Donc non, si tu es déprimée, les réseaux sociaux ne vont peut-être pas toujours t’aider à aller mieux et peuvent être une cause de ton mal-être.

Mais est-ce que la véritable cause du mal être est vraiment les réseaux sociaux ? Ou bien le comportement des gens sur ceux-ci ?

Personnellement, je trouve ça un peu trop facile de rejeter la faute sur la technologie. C’est nous qui avons créé la technologie, et c’est nous qui alimentons les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux, source de positivité si tu sais où chercher

Il s’avère qu’il y aussi beaucoup de bonnes choses sur les réseaux. Et si tu as l’impression que ton fil d’actualité ne te fais pas de bien… Désabonne-toi de tous les comptes qui te font te sentir mal, et commence à suivre les bons !

J’aime beaucoup Bodyposipanda, compte Instagram body positif.

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Just your friendly neighborhood chubby marshmallow here to remind you that: EATING PAST THE POINT OF COMFORT DOES NOT MAKE YOU A BAD PERSON ✨ SETTING FIRM BOUNDARIES WITH FAMILY ISN'T SELFISH IT'S SELF-PRESERVATION ✨ YOU ARE A WHOLE HUMAN BEING WITH A FULL RANGE OF EMOTIONS & IT'S OKAY IF YOU CAN'T REDUCE THEM ALL TO 'MERRY' RIGHT NOW ✨ NO, THEY DON'T HAVE THE RIGHT TO COMMENT ON YOUR BODY & YES, YOU CAN LEAVE THE TABLE ✨ MANAGING MENTAL ILLNESS AT THIS TIME OF YEAR IS A FUCKING FEAT AND YOU DESERVE TO FEEL PROUD FOR MAKING IT THIS FAR ✨ YOU WILL GET THROUGH THE HOLIDAYS, EVEN IF IT DOESN'T FEEL LIKE IT RIGHT NOW ✨ I could keep going but that's a lot of capitals already and you get the message – you're doing great. Be kind to you. This will pass. 💜💙💚🌈🌞 P.s. there's a Q&A on my stories right now with some support for food, body, family or mental health shame right now, stop by if you wanna 🌻 • [Image description: a photo by @studiosugarsugar of Megan wearing pink shorts, a pink bra, a pink faux fur jacket, pink sparkly shoes, pink socks and floral Minnie mouse ears. She's sat on a table in front of a pink background, holding a lollipop and smiling] #bodypositive #edrecovery #bodypositivity

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Mais aussi Wholesomeculture, qui encourage un mode de vie harmonieux avec tous et toutes…

Et tu trouve aussi beaucoup de compte qui partagent au quotidien des phrases drôles et encourageantes !

Comme l’Instagram de madmoiZelle, par exemple !

Et si tu as envie de relativiser, il y a évidemment le compte Instagram de Céleste Barber, qui tourne en dérision les femmes jugées les plus belles, les modèles au physique qui semble inatteignable… et te donne un regard nouveau sur elles !

Personnellement, j’arrive à ne plus déprimer quand je vois une personne dont la vie à l’air « parfaite ».

À la place, ça me motive à tout faire moi aussi pour atteindre mon objectif de vie idéale.

Mon fil Instagram est une sorte de vision board, en gros !

Et toi, quel est ton rapport avec les réseaux sociaux ? Est-ce que tu penses qu’ils te sont bénéfiques ? Pourquoi ? Viens en parler dans les commentaires !

À lire aussi : 8 astuces pour ne pas laisser Instagram te faire complexer cet été

Caroline.A


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Commentaires
  • Lol'ô
    Lol'ô, Le 10 janvier 2019 à 7h02

    Mouai, mouai ... Y a très longtemps que je n'ai pas été ado, j'en ai une à la maison, et trois qui sont partis du nid ... Mon adolescence était dans un temps où même le minitel n'existait pas, et on déprimait déjà, et on était déjà harcelé au lycée, et dans la rue, et on ne parlait pas vraiment avec nos parents, et on accusait la pub de détraquer le comportement alimentaire, et on bavait en regardant Paris-Match chez le docteur sur la belle vie de celleux qui ont eu la chance de naître belles et beaux, blondes et blonds, minces ou riches, et on écoutait de la musique de cinglés. Y a qu'un truc qui était moins flippant, c'est qu'on avait pas conscience qu'on bousillait la planète, alors on avait moins peur de l'avenir. Puis y a eu les écrans, et les jeux vidéos, et les ados ont continuer à déprimer, plus seuls peut-être. Et maintenant, y a les réseaux sociaux, et les ados, comme leurs aînés, dépriment. Je me demande bien qu'est-ce que c'est que cette étude ? C'est à quelle époque que les ados ne déprimaient pas, quand ils allaient travailler à 14 ans ? Quand les filles avaient déjà 3 enfants à 20 ans ? Quand les garçons partaient à la guerre à 16 ans ? Quand les parents décidaient avec qui on allait se marier ? Elle remonte à quand la période où c'était super cool, de passer de l'enfance à l'âge adulte ? Y a pas de règle au bonheur, ça marche aussi pour les adolescents. Y en a pour qui ça va être peinard, parce qu'ils ont des tempéraments super positifs, et qu'ils feront face à l'adversité naturellement. Y en a pour qui ça sera un peu moins facile, pis y en a pour qui ça restera un mauvais souvenir ... C'est l'histoire de la vie, c'est pas la faute des réseaux sociaux. Si ça peut être pire, je pense que c'est plutôt parce que c'est de plus en plus difficile de se projeter dans un avenir incertain, parce que le cadre sociétal est en mutation, et que toutes les transitions sont commandées par des vieux schnocks complètement dépassés.

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