Ma relation toxique et ses conséquences, trois ans après

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Les relations toxiques s'installent de façon insidieuse et peuvent laisser des cicatrices profondes. Mymy témoigne.

Ma relation toxique et ses conséquences, trois ans après

Initialement publié le 13 mars 2016

Ça fait bientôt quatre ans que j’officie chez madmoiZelle. Dont au moins deux et demi à me dire que, quand même, il faudrait que j’écrive un article sur ma relation toxique.

Quatre ans à lire mes collègues, mais aussi à vous lire vous, à vous voir grandir, vous sortir de violences horribles, de situations insoutenables, lutter contre l’adversité comme les personnes fortes que vous êtes, que ce soit via les témoignages ou sur le forum.

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C’est une chose de se dire qu’on a été dans une relation toxique ; c’en est une autre de le dire à tout le monde.

Alors pourquoi j’ai tant tardé ? Parce qu’il fallait que je mûrisse la chose. Parce que c’est une chose de se dire qu’on a été dans une relation toxique ; c’en est une autre de le dire à tout le monde.

Parce qu’il y a la honte, au fond, de s’être fait avoir si longtemps. Parce que pour vous en parler, j’ai dû partir en excursion dans le passé, que j’aimerais bien laisser derrière moi.

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Moi me préparant pour rédiger cet article (je suis celle au fond avec une coupe de cheveux aléatoire)

Qu’à cela ne tienne : après un week-end passé dans les tréfonds de mes boîtes mail périmées à relire les textes de victime que j’envoyais à mon mec toxique, je suis prête à vous en parler. Alors allons-y avant que je ne change d’avis.

Relation toxique : tout a commencé un jour d’été…

Des mecs nazes, j’en ai eu plein. Même des mecs toxiques, j’en ai eu plusieurs (faut croire qu’apprendre de ses erreurs c’est pour les faibles). Mais celui-là, c’est le plus récent, le plus violent aussi. Parce que j’avais plus l’excuse d’avoir quatorze ans.

C’était un jour d’été. J’étais étudiante, en vacances, plutôt fraîchement célibataire, et plutôt à l’aise avec ça. Je sortais d’une relation assez longue et j’avais envie de réapprendre à être toute seule.

Mais c’était sans compter sur ce presque-inconnu, ce pote-de-pote qui a débarqué pour 24h à peine, qui avait des pattes d’oie quand il souriait, sentait bon et me taquinait juste assez pour que ça soit séduisant plutôt qu’emmerdant.

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C’était mon mec, c’était l’homme de ma vie, c’était mon univers.

On a passé 24h ensemble, et deux semaines après on était en couple (à distance). C’était fusionnel, on se parlait tout le temps (par SMS, sur Skype, au téléphone), du réveil au coucher — coucher tardif car aucun ne voulait raccrocher.

C’était mon mec, c’était l’homme de ma vie, c’était mon univers, ma béquille, mon confident, mon amant, mon évidence.

La distance, c’était pas facile, surtout qu’il avait du mal à avoir confiance en moi parfois, et que j’avais plus tendance à m’écraser qu’autre chose.

— J’aimerais ne jamais te quitter, vivre chaque instant de ma vie avec toi… Je t’aime Mymy.
— Je t’aime et je ne veux pas que tu penses que je te délaisse. Je te consacre réellement tout mon temps libre, à part la soirée mensuelle ou bimensuelle que je m’autorise et pour laquelle j’arrive à me motiver. Je t’embrasse tendrement.

(Ça clignote en rouge dans votre cerveau ? C’est normal. Consacrer TOUT son temps libre à UNE personne, c’est pas forcément l’idée du siècle.)

C’était mon premier coup de foudre et j’espère que ça sera le dernier.

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…et tout a brusquement changé

Je me souviens encore de cette cassure si brutale, de ce volte-face trop rapide pour que je puisse m’y préparer. Suite à un évènement pas cool mais pas mortel non plus, il a arrêté. Net. Il a arrêté de prendre soin de moi, d’être là, de s’ouvrir, de s’intéresser à moi.

Ça faisait trois mois qu’on parlait toute la journée, tous les jours, et soudain j’étais chanceuse de décrocher quelques textos laconiques.

— Coucou toi ! Grand soleil ce matin, ça fait plaisir. Comment tu vas ?
— Mal dormi.
— Oh, c’est nul ! Une bonne douche et ça ira mieux. Tu as quoi de prévu aujourd’hui ?
— Rien d’intéressant.
— T’es pas très bavard…
— J’ai rien à dire.

À lire aussi : Chronique d’un couple : le SMS

Cet évènement ? Il a été cambriolé par des voleurs probablement spécialisés en bijoux puisqu’ils ne lui ont pris que quelques boutons de manchette, laissant derrière plein de choses coûteuses (télévision, ordinateur, consoles, etc.).

Je comprends, et je comprenais déjà à l’époque le traumatisme d’avoir des inconnus entrant de force chez soi en son absence… mais pas son changement d’attitude envers moi.

Il s’était refermé d’un coup et autant vous le dire clairement, j’avais pas la clef.

J’étais paumée. Déboussolée. J’étais plongée dans l’incompréhension la plus totale. J’avais rien fait, moi ! J’avais rien à voir avec ce fâcheux évènement, j’avais aidé du mieux que je pouvais, j’avais pas changé. Lui, si. Il s’était refermé d’un coup et autant vous le dire clairement, j’avais pas la clef.

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Relation toxique : devenir dépendante d’une girouette

Chaque matin, j’attendais fébrilement sa réponse à mon premier SMS : elle allait définir mon moral de la journée. Souvent froide, parfois blessante, elle me plongeait dans une détresse longue durée. Rarement chaleureuse et « normale », elle m’inondait d’un soulagement intense.

« Aujourd’hui, ça va. Il est de bonne humeur. »

Et moi, comme la gentille petite que j’étais, je m’accrochais.

Évidemment, ça changeait parfois pendant la journée. Son moral était plus imprévisible qu’une météo d’avril.

Beau fixe le matin, orageux à midi, grêle le soir. Températures polaires à 10h18, mistral à 13h46. Parfois voir du monde le rendait heureux, parfois ça le déprimait.

Parfois il se trouvait vieux, parfois il avait la vie devant soi.

Parfois il m’aimait, souvent il ne m’aimait pas.

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Et moi, comme la gentille petite que j’étais, je m’accrochais. Je suivais tant bien que mal.

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L’ascenseur émotif était insoutenable. Parfois l’idée de me perdre ne lui faisait ni chaud ni froid, parfois il me promettait que j’étais la seule chose qui le retenait dans ce monde. Parfois on avait un avenir et une chance, parfois je devais me tirer d’urgence.

Moi, j’avais encore dans la bouche et dans le cœur le goût de nos débuts si passionnés. Je me persuadais qu’on pouvait retrouver cette époque bénie.

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Sauf que les gens, ça va pas à reculons.

Relation toxique : deux ans, bon sang !

J’ai passé deux ans comme ça. À supplier et à sangloter.

J’ai passé deux ans comme ça. À supplier et à sangloter. À douter et à gueuler. Pendant ces deux ans, j’ai fait des conneries, perdu des potes, le sommeil et ma tranquillité d’esprit.

J’ai été infidèle, aussi, je ne le nie pas. Pas tant pour le sexe, juste pour ressentir la tendresse, l’amour qui n’était plus là.

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Plus tard j’ai découvert la relation libre et j’ai trouvé ça TIP TOP

Il y a plein d’autres choses dont je ne vous ai même pas parlé. Son ex avec un grand « E », l’ancienne femme de sa vie qui a toujours valu plus que moi à ses yeux. La façon dont il dénigrait mon passé, mes études, mes envies.

Tous ces week-ends passés chez lui où on ne faisait rien, où il finissait parfois par me ramener plus tôt à la gare, indifférent aux milliards de couteaux que ça plantait dans mon cœur.

« Tu ne peux pas non plus devenir froid et me traiter d’égoïste ou de gamine gâtée quand je réclame de te voir, parce que quand on est amoureux on aime bien voir les gens, en tout cas moi, et c’est pas comme si je réclamais d’être avec toi 24h/24 et de te suivre partout… j’ai juste besoin de te voir, de passer du temps avec toi. »

Je ne vous en ai pas parlé parce que cet article est déjà si long c’est pas ça, l’important. Parce que même sans ça cette relation aurait été toxique.

Dualité mentale et zéro moral

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Je vous jure, relire les emails que j’envoyais à ce mec, c’était comme lire deux personnes à la fois. Il y avait d’un côté la Mymy forte, déjà féministe, qui semblait parfois se réveiller et écrivait des trucs du genre :

« Ça ne peut plus durer. J’ai décidé de ne plus être dans des relations où je ne me sens pas respectée et c’est le cas ici. Je voudrais que ça marche entre nous mais tout ça dure depuis trop longtemps. Je crois que c’est fini. »

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BOOM BÉBÉ ! Quand je relisais ça, j’étais Usain Bolt, j’avais envie de me faire des high-fives et de me dire que ouais, ouais, on se laisse pas faire, Mymy d’avant, on défend son bifteck ! Sauf que je savais bien que ce n’était pas la fin de l’histoire.

Eh non. Puisque dix-huit minutes après j’envoyais ça :

« Je suis désolée, je suis désolée, je suis pas assez forte, je vais être assez forte pour toi et pour nous deux, je vais t’aider, on va s’en sortir mon amour, je suis désolée si j’ai fait quelque chose de mal, je peux pas te perdre, dis-moi que c’est pas fini »

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Je m’auto-soûle.

ÇA N’A AUCUN SENS. Mais ça a été ma vie pendant deux ans. Et Jean-Michel Zozo, en face, m’aidait pas, parce qu’il était pas plus avancé que moi je pense.

Sauf qu’il allait pas se barrer, visiblement, et que j’étais incapable de le faire. Dix partout, ex-æquo dans la Coupe du Monde du seum.

Relation toxique : comment la reconnaître

Je sais à présent que cette relation était toxique grâce à plusieurs de ses aspects. Que je tente d’éviter soigneusement dans environ 1000% de mes interactions sociales présentes et futures.

  • C’était totalement inégalitaire : il s’est mis, seul, à agir différemment d’un coup, ne m’a jamais incluse dans cette décision (un mémo aurait été sympa, au moins), n’a pas pris en compte ses effets potentiels sur moi.
  • C’était totalement injuste : je n’étais pas responsable de sa baisse de moral et je l’ai chèrement payée ; il voyait que j’en souffrais énormément mais refusait de couper le cordon.
  • C’était psychologiquement violent : il me disait souvent qu’il ne s’intéressait pas à moi, que ça ne lui ferait ni chaud ni froid que je sorte de sa vie, etc.
  • Cerise sur le gâteau, il était incapable de me laisser partir. Même s’il pensait m’encourager à le faire.

— Arrête de me dire ce que je dois penser ou ressentir, Mymy. Tu n’es pas moi.
— Je sais. Mais tu ne me parles pas de ce que tu ressens. J’en suis réduite à deviner, à tâtonner dans le noir.
— Alors arrête d’essayer de comprendre.
— Je dois juste rester là et subir ? J’ai l’impression que tu me détestes.
— Je ne te force pas à rester, encore moins à subir. Je ne te déteste pas encore, mais ça risque d’arriver un jour si ça continue comme ça.

Eh oui, car plusieurs mois après une séparation dans la douleur et la morve, devinez quel zozo a décidé soudainement que notre couple valait la peine, PILE au moment où j’avais trouvé un autre mec — qui me respectait, lui, en tant que personne ?

Et devinez qui s’est REMISE AVEC JEAN-MICHEL ZOZO ?

Ça a duré bien moins longtemps, mais bon sang, à quel point est-ce que j’étais aveugle ? Stupide ? Accro ? Je sais pas. Je suis toujours pas sûre de ce qui me motivait dans ces moments-là, mais j’espère vraiment qu’on ne m’y reprendra plus.

Les cicatrices d’une relation toxique

Heureusement, j’avais goûté au respect. Heureusement, j’étais arrivée chez madmoiZelle. J’avais dépoussiéré pas mal de casseroles de ma vie d’avant. Heureusement, ça a vachement moins duré. Heureusement, c’est fini depuis longtemps.

Ça a laissé des traces, c’est clair. Je me méfie maintenant des mecs trop sûrs d’eux, un peu arrogants, un peu m’as-tu-vu, qui draguent en taquinant et font courir les filles. J’ai du mal à me sentir en sécurité dans une relation parce que j’avais pas vu venir que celle-ci se pèterait la gueule et m’enterrerait pendant tant de mois sous ses décombres.

Ben Mazué ♥

J’ai peur d’être à nouveau amoureuse comme ça, comme je ne l’ai plus été depuis.

J’ai du mal avec le manque de respect, réel ou imaginé, et j’ai tendance à me braquer très vite quand j’ai l’impression qu’on invalide mes sentiments, ma pensée ou mon vécu, sans donner assez à l’autre la chance de s’expliquer. J’ai peur de croire en une histoire et marre d’être toute seule.

J’ai peur d’être à nouveau amoureuse comme ça, comme je ne l’ai plus été depuis. J’ai peur de ne plus jamais être amoureuse comme ça, même avec le bon.

À lire aussi : L’amour, c’est pas pour moi… malgré ce que m’enseigne la pop culture

Rebâtir la confiance

Depuis, j’ai vécu une relation cool, mais sans milliards de papillons dans le ventre.

J’ai traversé deux chagrins d’amour coup sur coup qui avaient exactement les mêmes causes (cf. le début de ce papier-fleuve : apprendre de ses erreurs c’est pour LES FAIBLES). J’ai plus aimé avec un grand « A » car ça me fait flipper.

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C’est pas grave, parce que j’ai appris à avoir confiance en moi, déjà.

À écouter mes tripes, mon cœur, ma tête, sans rien occulter, en faisant le tri. Je ne dis pas que je ne tomberai plus jamais dans le piège d’une relation toxique parce que je sais que parfois, même quand on sait, on se fait avoir.

Mais je suis clairement mieux armée que je ne l’étais cet été-là.

Aucun amour, aucune relation, aucune promesse ne vaut de ne pas se sentir maître•sse de son bonheur

Aucun amour, aucune relation, aucune promesse ne vaut de pleurer si souvent, de ne pas se sentir maître•sse de son bonheur, de son avenir, de ses actes.

Si vous avez la sensation de dépendre de l’autre (que ce soit votre moitié, un•e ami•e, un•e membre de votre famille…), de ne pas être écouté•e, respecté•e, que vos sensations valent toujours moins…

Barrez-vous.

Barrez-vous sans regarder en arrière, comme on arrache un sparadrap, ou barrez-vous en glissant un mot sous la porte si vous préférez. Je sais que ça fait peur et que ça va peut-être faire mal, mais vous réapprendrez à être vous.

Votre propre personne. Pas celle que l’autre essaie de façonner.

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D’ici quelques temps, vous y repenserez (ou vous replongerez dans vos mails si vous êtes comme moi) et vous vous demanderez : « Comment j’ai pu tenir ainsi ? ».

La vérité c’est que je ne tenais pas. Je me maintenais à peine à la surface et j’étais dans un état mental déplorable.

Je me persuadais que la seule échappatoire était un bateau qui avait depuis longtemps levé l’ancre, alors que me voilà au sec sur la rive, regardant d’un œil ébahi la mare où j’ai failli me noyer.

À lire aussi : Les « croyances limitantes », ces fausses idées qui nous ralentissent

Croyez-moi, vous pouvez le faire. Même si vous avez l’impression de ne pas savoir nager.

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Mymy

Mymy, entre deux bouquins qu'elle chronique parfois en vidéos, est la rédac-chef adjointe/correctrice/community manager de madmoiZelle. Elle aime rester chez elle, les chatons mignons, la raclette du dimanche et les séries télé avec des retournements de situation dedans.

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Voici le dernier commentaire
  • Melicorne
    Melicorne, Le 14 mars 2017 à 20h13

    Bonjour à toutes
    Merci Mymy de ton témoignage et de vos témoignages.
    étant sortie de ce type de relation il y a environ 6 mois, je ne peux que comprendre ce qui a été dit. mais lire des récits similaires permet aussi d'arrêter de se sentir idiote. Désolée de vous infliger ça mais j'ai besoin de raconter ce qu'il s'est passé ! aussi pour avoir vos réactions. Il a été mon premier petit copain (et oui j'ai eu mon premier chéri il y a peu) ma première fois a été avec lui et bizarrement je ne le regrette pas car je l'ai aimé sincèrement et ça s'est fait dans le respect et la douceur :cupidon:. on a commencé à se parler sur meetic puis rapidement par téléphone (sms et appels réguliers qui durent jusqu'à pas d'heure). j'étais en vacance dans le sud pour voir ma famille, il restait une semaine avant que je ne revienne sur paris et ça nous paraissait une éternité. il était dans la restauration et bien qu'il travaillait beaucoup j'avais droit à mon message le matin et dans la journée (plein de compliments et de belles paroles) et aux longues conversations le soir jusqu'à tard dans la nuit. Lors d'une conversation, il m'a demandé si ça me ferait plaisir qu'il vienne me voir dans le sud. évidemment, je lui ai dit que ça serait merveilleux que l'on se rencontre vite car j'en avais envie, il n'a pas hésité un instant, et s'est libéré de son boulot, a pris un billet direction le sud pour que l'on passe un week-end de trois jours ensemble. il me disait que c'était la première fois qu'il faisait ça pour une fille que c'était fou et qu'il serait bête de ne pas le faire car j'étais unique bla bla bla. week-end magnifique (pas d'ironie là-dedans je vous assure !)séparation difficile et moi je décide de revenir sur Paris plus tôt, on passe un super week-end ensemble, il sort le grand jeu (il me fait à manger, me fait découvrir des restaurants, brunch dans un endroit chic, me propose de l'aider à renouveler sa garde robe pour l'été etc ...)et me présente sa meilleure amie (aie --" je pouvais pas sentir cette meuf mais c'était sa meilleure amie, alors je ne me suis pas prononcée quand il m'a demandé mon avis.) je ne sais pas comment on en est arrivé à discuter de cela mais il finit par me dire qu'il aimerait rester avec moi plus longtemps qu'il n'avait pas envie que l'on ne se voit que lorsqu'on aurait du temps (il était en colloc')je lui dit que moi aussi du coup je lui ai demandé d'emménager avec moi. à ce point là de l'histoire vous avez le droit de me traiter de petite c**** vous avez raison c'est idiot mais je me sentais bien avec lu, vraiment. je pensais voir de l'amour dans ses yeux mais j'ai certainement vu plus d'amour dans les yeux de mes cactus --" avec le recul c'est facile de dire ça. vie de petit couple plutôt sympa. il ne profitait pas de moi car il payait la moitié du loyer, pour les courses il payait si c'était lui qui les faisait et vice versa. OH! j'allais oublier !!! il était toujours en contact avec son ex, il me l'a dit dès le début et j'ai osé croire que tout les hommes n'étaient pas des chiens de la casse :unicorn:l'été commençait, je bossais, lui aussi, il me disait qu'il tenait absolument à me présenter à sa famille mais il y avait toujours une raison qui repoussait le voyage ... moi je l'ai présenté à mon oncle et à ma tante de qui je suis très proche et ma seule famille aux alentours de Paris (le nord pas-de-calais) l'été est passé, déjà au bout de deux mois de notre relation, je n'avais plus droit aux messages le matin quand chacun partait au boulot, rien dans la journée (alors que son téléphone était greffé à sa main) pas le temps, trop de taffe, bla bla bla mais dès le réveil devinez à qui il parlait --" mon cerveau a vite fait d'occulter cela pour ne pas que mon coeur souffre mais rien à faire je sombrais dans une sorte de déprime. crise de larmes sans raison et en bon co***** narcissique au lieu de me consoler ou d'essayer de comprendre j'avais droit à "tu me saoules", "si j'avais envie d'être avec elle j'y serais déjà" "je suis pas là pour te rassurer" en plus du fait qu'il ne s'est jamais intéressé à mes journées en dehors de "comment ça va" il ne m'a jamais demandé ce que j'avais fait etc ... au bout de quelque temps, plus de sexe, soi disant "trop de stress" autant vous dire que ma confiance en moi est retombée comme un soufflet, j'ai commencé à me dire que je n'étais pas "assez bonne au lit" que je n'étais pas assez belle ou féminine alors qu'au début il disait que je le rendais fou ... les deux semaines de congés que l'on a passé ensemble à paris ont été infernales, je ne le souhaite à personne pour résumer, des appels de son ex (évidemment il s'éloigne pour parler et comme je suis débile, je n'écoute pas la conversation), il passe des heures aux toilettes avec son téléphone (je vous laisse deviner pourquoi ... surtout qu'un jour il a voulu me montrer un truc sur son téléphone et devinez quoi ? "youporn-MILF" est apparu dans la barre de recherche google en violet comme quand vous y êtes allé ou un truc du genre, au passage il disparaissait des journées entières sans raisons jusqu'à tard sans me dire pourquoi je ne pouvais pas venir avec lui, ne répondais pas à mes appels alors que je m'inquiétais pour lui, m'a planté alors qu'il s'était proposé de venir me chercher à la gare au retour de chez mon oncle et ma tante(pour des raisons vagues) et n'a pas eu les cou***** de me dire qu'il ne voulait pas rencontrer ma mère alors qu'elle était ravie de cette occasion,
    il m'a fait un sale coup bref je ne dis pas tout car c'es déjà très long (désolée :puppyeyes:) lorsqu'il était à la maison, il passait son temps sur son téléphone ou l'ordi et ne voulait pas sortir. il ne voulait même pas manger lorsque je préparais quelque chose et préférais bouffer des chips et du pâté bref ... OH! joie quand tu nous tiens --". vient ensuite la reprise, et ça ne s'arrange pas vraiment, c'est encore pire alors que j'ai discuté avec lui, je lui ai dit tout ce que j'avais sur le coeur et surtout que je ne voulais pas le perdre par ce que je l'aimais de tout mon coeur et de toute mon âme. je pleurais toutes les larmes de mon corps. il me prenait un peu dans ses bras du genre "allez, allez tout va bien " et pas plus. quoique je dise il retournait tout à son avantage (c'est moi qui me faisais des idées, qui paniquais pour rien, qui n'avais pas confiance en lui) en gros c'était de ma faute. et rien ne changeait, moi je lui courait derrière comme un chihuahua pour avoir un peu d'attention et d'affection, je me rendais malade (littéralement) et je ne voulais rien entendre et pourtant de moi même je me disais "je dois le quitter" mais impossible de faire quoique se soit, de la peur ? l'amour ? je ne sais pas mais se sentir prisonnière de ses sentiments, c'est ignoble.un jour je reçois un message comme quoi son grand père est très mal en point, il est à l'hôpital. de moi même je lui dit que s'il doit retourner dans sa famille pour ça, c'est normal, que je suis là pour lui, que s'il a besoin, il m'appel bref. il me dit qu'il ne sait pas trop s'il va y aller. je ne le force en rien. le lendemain il m'annonce qu'il part voir son grand père et qu'il rentrerait dimanche dans l'après midi. moi, je décide de passer le week-end chez ma meilleure amie et son mec (ça fait 3 ans qu'ils sont ensemble et en ont vécu des merdes ! solides comme le roc je vous dit !!:top:) et là, je craque, je lui raconte absolument tout sachant que j'avais occulté des choses (sciemment ou non) (on n'était plus dans la même branche mais dans le même établissement du coup on ne faisait que se croiser et je ne pouvais pas tout raconter même si elle a tout suivi. faut dire que tout les deux l'ont rencontré à de nombreuses reprises)et elle me dit clairement de lâcher l'affaire. je mérite mieux, que c'est pas normal tout ça etc. beaucoup de pleures mais le cerveau reprend ses droits. étrangement, monsieur s'est fait tout doux et tout mielleux quand il a vu que je répondais à ses sms uniquement par oui ou non ou que je ne répondais pas du tout. et dimanche je décide que j'en ai ras le bol d'avoir mal. j'essaie de l'appeler (car il devait rentrer dans l'après-midi du dimanche) pour savoir quand il rentre et lui dire que c'est urgent. évidemment pas de réponses aux coups de fils mais des sms niais du genre "tu m'inquiètes" bla bla bla. je décide de lui laisser un message vocal simple, clair, net et précis "c'est fini entre nous, j'en ai marre et je ne t'aime plus. quand tu rentres, tu prends tes affaires et je veux que tu sortes de ma vie" pas de réponses pendant des heures et des heures. puis un sms affolé qui dit je ne peux pas lire mes messages vocaux :cucul::cucul::cucul::cucul:bien sur. du coup c'est ma pote qui gère la partie sms, pas la force. et j'insiste pour lui parler de vive voix, il décroche enfin "qu'est-ce que ça veut dire ? qui t'a mis ces idées en tête ? mais je t'aime ! tu peux pas me faire ça maintenant ! mon grand-père est à l'hôpital, tu me jette dehors ? j'ai nulle part où aller... etc" ce à quoi j'ai répondu qu'il pouvait très bien aller chez son ex étant donné qu'il me menaçait si souvent d'y retourner. ah oui ! dans la journée il m'avait annoncé qu'il ne rentrerait que lundi finalement bref débandade totale ! du coup rupture par téléphone ou après ce beau discours il ne manque pas de me dire que puisque c'est comme ça, il veut récupérer toutes ses affaires et ça thune (le loyer) ok pas de problème. j'ai du poireauter le lundi, co***** jusqu'au bout il devait arriver lundi matin, ne prévient pas. j'ai du littéralement le harceler et le menacer de faire changer la serrure avec ses affaires sur la palier s'il ne venait pas aujourd'hui. il est arrivé le soir --" et là, comme une princesse :worthy::drama:je n'ai rien dit, je n'ai pas pleuré, je l'ai regardé galérer avec ses affaires pendant que lui me balançait des punchlines et des sous-entendu du genre "ne crois pas que je vais pleurer pour toi" et un truc qui sous entendait qu'il voulait me quitter depuis longtemps mais ne l'avait pas fait. bref, je n'ai rien dit, pas une larme, je lui ai même rendu ses cadeaux, il n'a pas voulu les récupérer, je les ai jeté. lui a tout gardé de ce que je lui avais acheté ou fabriqué, trophées je suppose. *ROYALE* non, sérieusement, j'estime que ça aurait pu se passer autrement mais bon. il a récupéré ça thune et voilà. fini.
    Je ne vous ai pas dit qu'il allait sur son compte meetic régulièrement (il avait l'application sur son téléphone et me disait qu'il l'avait désinstallé et que c'était son téléphone qui la réinstallait automatiquement ...) et quand on a arrêté de coucher ensemble (je dis on mais c'était contre mon grè ... évidemment c'était moi la nympho au passage comme si une femme n'avait pas le droit d'avoir envie de son homme)il m'a envoyé le lien d'un article de madmoizelle sur le viol conjugal chez les hommes. je n'ai plus le nom de l'article mais ça parlait de ça en tout cas sachant que je ne tentais rien car chez moi non c'est non. il était très intéressant, là n'est pas la question mais donc pour lui j'étais une nympho doublée d'une perverse sexuelle :winky::culotte:
    Tout cela pour dire que ça a duré 6 mois et que je suis heureuse d'avoir eu ma meilleure amie pour me sortir de là ! Personnes ne mérite des gars comme ça, c'est une perte de temps et d'énergie. tout n'a été que poudre de perlimpinpin. il m'a menti sur ses goûts musicaux, sur son intérêt pour l'art. c'est une personne creuse et menteuse. au fond, j'ai de la peine pour lui. il est obligé de mentir sur ce qu'il est pour attirer l'intérêt des gens.ça n'est sans doute pas aussi grave que pour Mymy ou que les autres témoignages. mais j'encourage toutes les femmes à se tirer vite fait de telles relations ! courage ! l'herbe est plus verte ailleurs et même s'il y a des enjeux (enfants, maisons, chien :P) il faut se sortir de là de toute urgence !
    Désolée pour la longueur :puppyeyes: mais je me suis retrouvée dans certains points.
    Bon courage à toutes.