Mes 14 février de la Loose…

J’ai jamais été foutue d’avoir un mec à la Saint-Valentin. Ils disparaissent avant et refont surface une petite semaine plus tard. En gros, ils se font oublier juste quand il faut raquer un cadeau ou un resto. Bon, au vu des loulous que j’ai fréquenté, j’étais peut-être mieux en chaussons devant une spéciale « Les plus […]

Mes 14 février de la Loose…

J’ai jamais été foutue d’avoir un mec à la Saint-Valentin. Ils disparaissent avant et refont surface une petite semaine plus tard. En gros, ils se font oublier juste quand il faut raquer un cadeau ou un resto. Bon, au vu des loulous que j’ai fréquenté, j’étais peut-être mieux en chaussons devant une spéciale « Les plus grands moments d’amour » sur TF1, plutôt qu’avec un triste sire avec qui le programme aurait été substantiellement le suivant :
– 23h30 : il serait venu (enfin) me chercher en 205 pour m’emmener chez Coolcasher prendre un dernier pain frite.
– 00h20 : il m’aurait ouvert la porte de notre luxueuse suite au Formule 1, pour passer une soirée à bouffer de la boxe sur Eurosport.
– 07h50 : passer une nuit dans des draps formule 1, sans se démaquiller les cils c’est pourri. Mais se réveiller à côté d’un mec qui se refringue sans douche, non.
Donc non.

Oui, aujourd’hui je me dis que j’étais mieux chez moi. Mais que veux-tu, à cette époque je n’avais pas le recul, donc je geignais sur mon pauvre sort de « copine aux Assedics du 12 au 15 février, ever ».

Shitmotherfuckershitshit comme dirait cette brave Samantha Jones.

Dans mon désarroi, j’avais même ouvert un carnet que je tenais à jour chaque année, répertoriant les excuses de ruptures d’avec mes Valentins-loosers :

– 12 février 1999 : il a revu son ex et a eu une révélation. Pas grave, je suis trop jeune.

– 14 février 2001, 20h : j’y ai cru. Il me dit « j’arrive ». J’ai attendu jusqu’au 15 mars…

– 15 février 2002 : la soirée de la Saint-Valentin s’est transformée en Saint-Ballantines. aïe, bobo la tête. Note : l’alcool c’est mal.

– 14 février 2003 : ma mère vient m’offrir jusque dans ma chambre un duo de tasses « pour me remonter le moral ». C’est gentil mais ça me fait hésiter à m’inscrire sur un tchat téléphonique. C’est dire l’état de mon moral (et celui de mon répertoire).

– 14 février 2004 : je me dis que la numérologie est avec moi. J’ai un mec, il est sympa, ça va aller. Et là, c’est le drame : ce con m’envoie à 14h (genre il attendait depuis le matin, et 14h ça fait cool) un mms qui me paraît irréel : une rose sous laquelle il est écrit « ich liebe dich »… Et meeeeeeeerde. Putain de salopard de merde. On peut porter plainte pour mauvais goût ?

– 14 février 2005 : j’ai un sexfriend, je peux pas me permettre de lui proposer une Saint-Val’ : il croit que je dors toute nue, je voudrais pas qu’il sache qu’au fond je suis un peu amoureuse de lui…

Cette année j’ai pris les devants : pour le 14 février, j’ai acheté un lot de DVD romantiques et offert à mon mec deux jours de ski à Megève. Là, comme ça, c’est pas moi qui serai la dinde farcie.

Moralité : the older, the wiser

C’est toujours un plaisir, Michèle, que de te raconter comme je suis contente d’avoir fini « avant » et d’être passée à « maintenant »…

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Poki
    Poki, Le 28 octobre 2010 à 22h25

    Arc-en-Ciel;1818098
    Je suis déjà allée au restau avec quatre potes le soir de la Saint-Valentin pour fêter ça. Gros avantage, c'est un des seuls soirs de l'année où tu peux venir à 5 sans réserver, et où les grandes tables sont encore libres. :d On n'a pas poussé le vice jusqu'à prendre le menu spécial Saint-Valentin, mais c'était quand même très sympa !
    Plutôt cool comme idée!
    Mais, on m'avait dit que les resto étaient remplis à la Saint Valentin! (D'ailleurs, je préfère un diner romantique à la maison. C'est plus intime.)

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