5 réponses idiotes à 5 questions stupides

Alfrédette en a assez de ces questions stupides qu'on entend à longueur de temps. Pour vous éviter de les subir plus longtemps, voici sa solution : des réponses aussi bêtes que les questions !

5 réponses idiotes à 5 questions stupides

Dans la vie, il y a beaucoup de choses qui ne servent à rien. Par exemple, la couleur fuschia, les poneys, le rap québécois ainsi que votre servante dévouée semblent avoir été inventés pour que l’humain perde confiance en sa propre race. Néanmoins, si la liste des inutilités de ce bas monde s’arrêtait là, nous vivrions en paix, tels d’innocents bisounours au pays des enfants heureux. Mais comme rien n’est parfait dans cet univers de brutes, nous voilà confrontés à un fléau quotidien : j’ai nommé les questions stupides. Pour vous, lectrices de mon cœur, voici donc un manuel de répartie à ces interrogations philosophiques.

« Ça roule, ma poule ? »

Qui vous parle ? Un gueux de quinquagénaire qui, dans la rue, vous drague comme un poisson pané décati. Pour le bien-être de l’humanité, vous vous devez de broyer le caquet de l’impudent Don Juan.

Ne dites plus : « Vouivoui, ça va. Et ta soeur ? »

Mais dites plutôt : « Ce matin, ça allait à peu près, et puis j’ai eu une diarrhée volcanique. Par l’effet du Saint-Esprit, je l’ai refilée à mon Yorkshire. Le pauvre chat en est mort, alors je l’ai mis dans un bocal de formol que j’ai serré contre mon coeur tout l’après-midi en regardant les feux de l’amour« . Suite à cette tirade, tout individu normalement constitué devrait fuir à la vitesse d’un TER Champagne-Ardenne (irony inside).

« C’était bien tes vacances? »

Qui vous parle ? Cette fille de ta promo dont la mère travaille chez Air France et dont le père est cheminot. A elle seule, elle a fait 23 fois le tour du monde. Au moins.

Ne dites plus : « Bof, j’ai récuré des toilettes tout l’été dans un camping en Cerdagne, et en plus, il a plu. Mais heureusement, j’ai aussi travaillé un mois à MacDonalds : tu ne me crois pas ? Tiens, mange ce coupon de réduction pour un Big Mac et tais-toi. »

Mais dites plutôt : « Après un paradisiaque séjour en Papouasie-Nouvelle Guinée, j’ai parcouru l’archipel du Vanuatu en hors-bord avant de m’envoler vers les Galapagos. Mais bon, c’était pourri, j’ai même pas pu faire Port-Moresby, pffff, la lose« . Étant donné que personne n’est jamais allé en Papouasie-Nouvelle Guinée, votre (tout petit) mensonge ne sera jamais démasqué.

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Otis le scribe, notre maître à toutes.

« Et sinon, tu lis quoi en ce moment? »

Qui vous la pose : Un intello romantique dans le train. Votre professeur de français. Un curieux féru de littérature. Tout le monde (sauf Benjamin Castaldi, faut pas déconner) est à même de vous poser cette question.

Ne dites plus : « Le mode d’emploi de la Wii, ça compte comme un vrai bouquin ? » En effet, si vous prononcez cette phrase aux oraux de Normale Sup’, votre admission risquerait fort d’être quelque peu compromise. Et en plus, vous décrédibiliseriez votre nom sur sept générations.

Mais dites plutôt : « Malgré mon grand amour pour Proust et Balzac, j’ai décidé de faire une immersion sociologique dans l’univers littéraire du beauf de catégorie A. Cette étude est la raison de la présence en ma main droite du dernier Marc Lévy. Je me sacrifie pour la science, quoi« .

« Tu m’passes un bout de ton sandwich ? »

Qui vous parle ? Jacques-Henri, qui se met à côté de vous tous les midi au resto U parce qu’il sait que vous êtes diabétique, et que vos desserts sont les siens.

Ne dites plus : « Diantre non, tu ôterais à mon existence l’un de ses plus grands plaisirs »

Mais dites plutôt : « Dans mes bras, Jacques-Henri ! J’ai toujours su que tu voudrais bien être mon frère d’herpès« .

« T’as pas un p’tit amoureux ? »

Qui vous parle ? Votre tante Gudule, que vous croyiez morte et momifiée depuis la mode du corset. Mais la sale bête bouge encore, et répand une subtile odeur de moisi à chaque syllabe.

Ne dites plus : « Non, pas depuis la chute du mur de Berlin »

Mais dites plutôt : « En ce moment, j’entretiens une relation très privée avec mon labrador, mais ces derniers temps, on est plus vraiment sur la même longueur d’ondes. J’ai l’impression que notre couple bat de l’aile. Et toi, toujours veuve ? »

Voilà, vous n’avez désormais plus aucune excuse pour vous faire marcher sur les petons avec des questions zimbéciles. Allez, bisous.

– Illustration par Timtimsia

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Mllelouiz
    Mllelouiz, Le 25 juin 2013 à 2h08

    dites, vous pourriez arrêter de mépriser ceux qui lisent et aiment Marc Lévy ?

    signé : une beauf de catégorie A qui vous dit bien des choses.

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