Quand prendre soin de sa santé devient un calvaire

On sait bien qu'il faut y passer, mais, parfois, l'angoisse est plus forte que la raison. Petite sélection des spécialistes en médecine qu'on n'a pas envie d'aller voir.

Quand prendre soin de sa santé devient un calvaire

Je me faisais cette réflexion cette nuit, alors que, roulée en boule dans mon lit, je ne trouvais pas le sommeil à cause d’un mal de dents. Ça fait un an que je me traîne une carie sans jamais avoir trouvé le temps ni l’envie d’aller me faire soigner. La raison ? J’ai peur d’aller chez le/la dentiste. Au même titre que j’ai peur d’aller chez le gynécologue au risque de me trimbaler une mycose carabinée pendant 6 mois. L’avantage, c’est que je sais pertinemment que je ne suis pas seule dans ce cas. Parfois, donc, nous préférons céder à l’angoisse plutôt que prendre soin de notre santé. Revenons donc ensemble sur nos angoisses du docteur, qui est pourtant si gentil à ne vouloir que notre bien-être (et ses honoraires).

Aller chez le dentiste

Ça fait trois semaines que tu te plains d’une rage de dents et te shoote aux analgésiques, un gant rempli de glaçons sur la joue, la bouche entrouverte, baragouinant « j’ai maaaal » à qui veut l’entendre (ou qui ne veut pas forcément). Un jour, las, un ami t’envoie bouler en te hurlant « mais va chez le dentiste et arrête de m’asticoter ». Tu sais bien qu’il a raison, mais tu te trouves dans l’incapacité de suivre ses recommandations. Tu ne peux pas, parce qu’une fois dans la salle d’attente, bercée par le bruit strident de la fraise sur l’appareil bucco-dentaire d’une autre personne, tu te mets à baliser sévère alors que tes intestins commencent à danser la polka.

Tu ne peux pas parce que tu as vu Le Dentiste de Brian Yuzma et que, depuis, il t’est devenu impossible de franchir le pas de la porte de ton chirurgien dentiste, sauf en cas d’urgence et après lui avoir demandé 4568 fois si tout va bien avec sa femme et si elle n’est pas un peu trop proche du jardinier.

Aller chez le gynéco

En fer et Dame Nation : tu as une mycose. Ça démange, ça gratte, ça pique, tu n’en peux plus. Pourtant, malgré les supplications de ton amoureux/se et de tes sous-vêtements, tu n’oses pas franchir le pas. Je ne puis que te comprendre. Aller chez le/la gynécologue est une souffrance pour le corps comme pour l’esprit.

La position gynécologique, en soi, est une bonne excuse pour préférer se traîner une cystite pendant 10 ans : jambes écartées, pieds dans les étriers, chaussettes trouées. Mais ce n’est que les préliminaires du moment le plus abhorré de toutes les femmes du monde*, à savoir : l’examen gynécologique. Entre le froid du spéculum que ton spécialiste t’enfonce dans la voie royale sans aucune préparation psychologique ni lubrifiant, la gène de sentir des mains inconnues dans une de nos parties les plus intimes et la peur d’avoir chopé quelque chose en s’asseyant sur la cuvette des toilettes de ta fac, l’examen gynécologique est un de ces moments où tu te liquéfies sur toi-même comme dans les Incroyables Pouvoirs d’Alex.

Une petite référence aux années 90 de bon ton

*Moment redouté, certes, mais vital.

Aller au laboratoire d’analyses

Quoi de pire que de devoir se rendre au laboratoire d’analyses ? Pour un contrôle lamda, il faut quand même 1) se lever tôt ; 2) arriver à jeun (depuis minuit (MINUIT (même pas un café, quoi))) ; 3) attendre dans la salle d’attente ; 4) accepter de se faire piquer le bras. Moi ça va, je gère bien l’angoisse de la piqûre. C’est que je regarderais presque mon sang remplir les fioles avec un petit plaisir malsain sous-jacent. Je trouve ça joli.

Malheureusement, ce n’est pas le cas de tout le monde : certains ont la phobie des piqûres et du sang. Pour eux, aller au laboratoire d’analyses est un des cauchemars de l’existence. Après avoir sué, pleuré, supplié, il n’est pas rare que ces individus tombent dans les pommes ou, pire, bougent brusquement le bras pour se détacher de l’emprise de l’infirmier et de sa seringue suceuse de sang. Grave erreur : après ça coule, ça pique, et un hématome disgracieux habille l’intérieur de leur coude pour plusieurs jours. Et le pire, c’est que passé 12 ans, on n’a plus droit au pansement Mickey.

Et toi, quel est ton pire moment médico-sanitaire ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • PsychoGirl
    PsychoGirl, Le 21 août 2014 à 23h51

    Aller chez le gastro-entérologue. Ca m'est encore jamais arrivé mais je crois que je vais devoir y faire un tour.

    Et. J'ai. Tellement. Peur.

    Le gynéco, limite, je m'en fous. Mais ce qui touche l'estomac, non. J'ai peur de vomir, d'être malade. Alors qu'on me farfouille l'estomac avec une sonde, non merci. :fear:

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