Top 4 des pires associations corporelles

Le corps humain, c'est vachement bien. Tu peux tout faire avec, et même plusieurs trucs en même temps. Le problème, c'est que certaines choses ne vont pas trop ensemble...

Top 4 des pires associations corporelles

Le corps humain est incroyable : on peut faire plein de choses avec. Tellement que parfois, je m’y perds. On peut même faire plusieurs trucs à la fois ! Je sais pas si tu réalises, mais c’est fou quand on y pense, qu’on puisse, rien qu’avec notre cerveau, décider de faire plusieurs trucs avec notre corps en même temps. Moi en tout cas, ça me dépasse encore plus que les gens qui sont en voiture quand je suis en vélo sur la chaussée.

Mais il faut bien avouer que certaines associations de manifestations corporelles ne vont pas très bien ensemble. En voici le top 4.

Se moucher avec la bouche pleine

L’être humain est un animal fragile : il peut lui arriver de faiblir, et donc, d’attraper un rhume. Ce n’est pas bien grave en soi, et ça passe en quelques petits jours, mais les premières heures du virus sont si violentes qu’on a parfois le sentiment d’avoir une cascade à la place du nez.

Alors on se mouche. On se mouche presque sans s’arrêter, et on se met à inventer des concepts dans nos têtes (plus ou moins loufoques selon le degré de fièvre).

« Franchement, est-ce que tu penses que si j’inventais un petit seau qu’on attacherait sous notre nez en période de rhume ou d’allergies pour que la muqueuse nasale tombe direct dedans, ça se vendrait ? »

Se moucher, c’est un peu pénible, mais c’est pas la mort non plus. En revanche, il y a un moment où, même si une chandelle fait chtong chtong à l’orée de ta narine, il vaut mieux attendre un peu avant de dégainer ton Kleenex. Quand ? Quand tu as la bouche pleine. Car pour des raisons que j’ignore parce que j’écoutais vraiment pas assez en SVT, un bout d’aliment peut venir se coincer entre ta bouche et ton nez. 

Et pour avoir essayé pendant des heures de déloger un morceau de pâte qui avait décidé d’aller s’aventurer dans les hauteurs de mon visage, je peux te dire que c’est pas simple. Ça m’a pris deux heures. Deux heures pendant lesquels je m’imaginais qu’il resterait coincé là pour toujours et pourrirait, et que jamais plus je ne sentirai bon.

  • Niveau de gêne : infini.

Retenir une flatulence et éternuer

Il paraît que c’est mauvais pour la santé de retenir des pets. Oui mais voilà, comme le veut l’adage, c’est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins, et ça s’applique à mon exemple. Il faut bien se rendre à l’évidence : je n’aime pas avoir des gaz. Bien sûr, quand je suis seule, je ne me retiens pas, j’ai pas envie d’imploser.

J’aurais trop peur qu’il m’arrive des bricoles.

Me forçant à la constipation du fait de mon blocage intestinal en société, j’essaie, dans la vie, d’éviter au maximum tout aliment qui pourrait me rendre la vie inconfortable. Mais il y a des fois où je ne peux m’empêcher de rajouter des oignons dans ma poêlée de légumes. Et d’autres où j’ai envie de manger mexicain, et tant pis s’il m’en coûte de souffrir sur ma chaise en rêvant du moment où, seule chez moi, je pourrais enfin lâcher les vannes. Mais en attendant, voilà, je l’avoue : je ne sais pas flatuler en public. Et si j’en lâche un par mégarde, ça me met vachement mal à l’aise.

Alors je serre les fesses pour faire remonter le malotru, et tout se passe bien.

Sauf quand j’éternue, et que le reste de mes muscles lâchent, me faisant alors faire sentir ce qu’il y a de plus intime en moi.

  • Niveau d’humiliation : 0, car un pet, c’est naturel. 1200 en ressenti personnel quand on a le colon timide.

Avoir envie de faire du coït et trop manger

Je n’estime pas que la plupart des prétendus « tue-l’amour » en soient vraiment. Ni des chaussettes moches, ni des draps en flanelle ne m’empêcheraient d’avoir envie de forniquer avec quelqu’un qui me fait frétiller le slip.

Mon seul vrai problème, c’est que la plupart du temps, j’ai faim. Alors je mange, à raison de trois repas par jour. Et il se trouve, pour des raisons anatomiques, que…

  • Un repas nécessite plusieurs heures pour être digéré
  • le coït survient en ce qui me concerne le plus souvent dans la soirée
  • donc, après un repas.

Jusque là, tout va bien. Sauf que le seul vrai tue l’amour, pour moi, c’est d’avoir le ventre bien plein. Je deviens alors totalement ramollie du fion, gravement anesthésiée de la libido, ainsi que dans l’obligation de refuser certaines positions parce que ça fait un peu trop remuer le contenu de mon estomac. La satiété me ravit, mais quand je continue de manger au-delà, ça m’épuise. Malheureusement, la partie « restaurant » intervient trop souvent dans la parade pré-coïtale et moi, au restaurant, j’ose pas demander de doggie-bag, alors comme je déteste gaspiller, je finis mon assiette.

Mais il faudrait que j’ose élever la voix. Car, dans mon cas, il faut bien l’avouer, le doggie-bag favorise le doggie-style (la levrette, en anglais dans le texte). Et tout le reste.

  • Niveau de frustration : 1000.

Rémy, envoyé à l’assaut de Paris pour réduire la fertilité du pays.

Tousser la bouche pleine

La plupart du temps je n’y pense pas, mais il m’arrive d’avoir peur, soudain, quand je mange seule. Quand je suis chez moi, qu’il est tard et que je grignote un bout de pain dans une position improbable, je me dis que, quand même, je suis un peu yolo.

Imagine qu’une miette de ce bout de pain se coince dans ma gorge et me fasse tousser alors que ma bouche est encore pleine. Imagine que ce qu’il y a dans ma bouche obstrue ma trachée et que je commence à m’étouffer. Qui, dans ce cas-là, qui pourrait venir voler à mon secours et me faire échapper à une mort quasi certaine ?

Autre exemple : tu es en train de manger à la cantine et de parler en même temps avec un-e de tes camarades de classe ou de tes collègues. Soudain, alors que tu viens de mettre une boulette toute entière dans ta bouche, l’improbable devient possible : tu tousses. T’es même pas enrhumée ni rien, mais tu es victime d’une quinte de toux. Et la force du jet d’air expulse l’aliment dans lequel tu t’apprêtais à croquer, qui peut aller s’écraser au choix sur la table ou dans les cheveux de ton interlocuteur.

Ce qui n’est pas bien grave si la personne qui te fait face n’est pas trop péteuse, mais peut prendre des circonstances dramatiques si il ou elle était maître dans l’art d’être écoeuré-e par le moindre petit postillon.

Jean-Michel s’entraînant à éviter les postillons.

  • Niveau du danger : si tu es accompagnée, ça dépend de l’aliment que tu as en bouche. Plus il est solide, plus il y a de probabilités que tu crèves l’oeil de la personne en face de toi. Si tu es seule, tout dépend de ta tendance à la maladresse.

Et toi, si tu devais choisir deux associations corporelles qui vont pas ensemble, tu prendrais quoi ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Felinis
    Felinis, Le 6 avril 2015 à 20h18

    Pour moi c'est rire en mangeant.
    Tu vois l'effet que ça peut faire de rire en buvant?
    L'effet ascenseur de l'eau/soda/alcool (rayer la mention inutile) jusque dans ton nez?
    La même avec du riz...
    Une surprise dans le mouchoir!!!

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