Ces petits trucs insupportables que font les gens dans les transports en commun

Et si on s'énervait toutes ensemble en recensant les petites habitudes les plus pénibles des gens dans les transports en commun ?

Ces petits trucs insupportables que font les gens dans les transports en commun

Parfois, il suffit d’un détail pour nous donner envie d’arracher notre top H&M, de nous mettre à genoux et de hurler quelque chose comme « J’irai déféquer sur vos tombes bande de manants » avec la voix de Marge Simpson après 50 ans à croquer des piments entre deux Gauloises sans filtre. Un minuscule détail dans l’attitude d’autrui, un tout petit geste qui peut changer le cours de notre journée à jamais (mais seulement pour la journée).

Ces petits gestes sont répétés quotidiennement dans tous les métropolitains, les RER, les tramways et les bus du monde. Pour ne jamais oublier, pour ne jamais cesser d’être vigilants, recensons ensemble ces manies insupportables qu’ont les gens dans les transports en commun.

S’asseoir côté couloir

Il n’est pas rare de voir un usager des transports en commun assis côté couloir, son sac posé sur le siège vide juste à côté. Pourquoi agit-il de la sorte ? Pourquoi ne se décale-t-il pas, libérant ainsi une place à un de ses congénères souhaitant poser ses fesses sur un siège en velours qui refoule la sueur et le jus de slip ?

Parce qu’il aime voir les autres souffrir, ou qu’il aime grogner quand on lui demande s’il ne peut bouger son sac, ses fesses ou les deux, voilà pourquoi. Je ne vois pas d’autres explications. À moins que ce ne soit par pur égoïsme.

Cacher leur journal

Il peut arriver qu’on oublie de choper un 20 Minutes à la volée et c’est bien dommage parce que je vois difficilement comment commencer la journée du bon pied (comme dans une pub Juvamine quoi) sans une bonne partie de mots fléchés (force -12, sinon c’est dur). Dans ces cas-là, il peut arriver que nous soyons tentées de regarder le journal gratuit du voisin pour s’adonner à notre premier plaisir de la journée clandestinement.

Que nenni : voyant que tu agis de la sorte, l’usager décide parfois de te refuser ce plaisir et de t’ôter la grille des yeux comme on ôterait le pain de la bouche d’un miséreux, en cachant son journal dans un soupir bruyant. J’appelle ça le « réflexe du premier de la classe », celui sur lequel tout le monde veut tricher et qui veut pas partager ses bonnes notes.

Étaler le journal au maximum

Celui qui agit de cette manière est le pendant généreux du planqueur de mots-fléchés. Il ouvre en grand son journal de 20 mètres d’envergure (au bas mot), tenant chaque côté à bout de bras et n’hésitant pas à te donner des coups à chaque fois qu’il tourne une page. D’ailleurs, recueillons-nous ensemble et ayons une pensée émue pour feu l’œil gauche de la dame que j’ai un jour éborgnée en tournant brusquement la page de mon quotidien préféré.

Entrer en contact physique avec les autres usagers

On ne sait pas pourquoi, on ne sait pas comment, mais dans les transports en commun le fait de toucher la main ou tout autre partie dépourvue de tissu d’un inconnu nous fait bien souvent faire un bond en arrière. Toutefois, certains individus n’ont pas ce problème. Ils laissent leurs mains moites glisser sur la barre à laquelle tu t’accroches pour ne pas choir dans le métro avant de s’arrêter, leur paume sur la tienne, tranquille, à la cool. Probablement dotés d’un système immunitaire en béton, ces hommes et ces femmes ont l’audace de ceux qui boivent un Actimel tous les matins.

Un jour, un mec à la chevelure à peu près aussi fraîche que les aisselles de Christophe Lemaitre après un 200m a posé sa tête sur ma main. Sa tête. Sur ma main. Ce jour-là, j’ai cru entendre mes doigts sangloter.

Manger un sandwich au corned-beef et à l’ail

L’estomac de certaines personnes est plein de ressources. Ainsi, quelques individus semblent prendre un certain plaisir à manger les trucs les plus malodorants du monde quand ils se trouvent dans un espace confiné et bondé à des heures incongrues. C’est une sorte d’exhibitionnisme olfactif, tu vois. Ils aiment voir les mines se déconfire tout autour d’eux, ils aiment entendre les gens déglutir avec difficulté, ils aiment voir les yeux des autres se mettre à pleurer au fur et à mesure qu’ils déballent leur casse-dalle. Si j’en crois mon intime conviction, ces énergumènes font probablement partie d’une conspiration visant à de te faire rendre ton petit-déjeuner.

M’est d’avis que ça doit pas sentir le Kit-Kat non plus, là-dedans.

Lire les messages par-dessus l’épaule du voisin

Est-ce que c’est moi, ou est-ce que notre regard est tenté de se ruer sur le moindre petit écran de téléphone qui s’allume ? Je crois qu’il est encore plus difficile de me contrôler pour ne pas lire ce que les gens peuvent bien écrire à leurs amis/famille/mec/copine que de réfréner mes pulsions de manger un sandwich aux rillettes après m’être brossé les dents avant d’aller dormir. Pourtant, je me retiens. J’en transpire, et les gouttes de sueur roulent alors frénétiquement sur mes joues, mais je me retiens. Je suis bien obligée : je déteste sentir que mon voisin est en train de lire ce que j’écris. Non pas que mes textos soient un tant soit peu intéressants (mes messages se résumant généralement à « On mange quoi ce soir ?« , « On va boire un verre dans quel bar et à quelle heure ?« , « T’as pensé à m’acheter une brosse à dent ? » ou « Le mec à côté de moi est en train de lire mon message non mais KIKOO« ), c’est juste que j’ai envie de préserver l’aura mystérieuse qui m’habite et qui fait tout mon charme j’aime pas.

Prendre les gens en photo

Je sais pas si tu te souviens, mais à l’apogée des blogs, certains usagers avaient pris l’habitude de prendre en photo des parties du visage ou de l’anatomie de leur voisin d’en face, probablement sans lui demander la permission, pour les poster sur leur page Internet après avoir recouvert le tout d’un filtre sépia.

Parfois, c’était complètement nul, parfois, c’était vraiment joli. Mais diantre, je sais pas toi, mais moi le mec qui ne prend ne serait-ce que mon gros orteil en photo sans me demander mon avis et qui met le cliché sur Internet, je lui fais manger mes rognures d’ongles.

Mais pouvons-nous réellement blâmer ces gens qui ont des habitudes pénibles dans les transports en commun quand on sait que, de toute façon [alerte lieu commun]nous sommes tous le gros lourd de quelqu’un[/alerte lieu commun] ?

Toujours est-il que, dorénavant, je crois qu’entre cette liste et la typologie d’Annelise, il y a moyen de se faire une petite grille de Bingo pour recenser chaque jour les énergumènes pénibles que la RATP aime à mettre sur notre chemin.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Juh
    Juh, Le 20 septembre 2012 à 18h08

    creezzy;3217220
    Nan mais les escalators c'est justement fait pour se laisser monter (hum...) à la base. ;)
    Je comprends les gens pressés qui courent dedans et of course je me mets toujours à droite, mais ça m'énerve tout autant les gens qui courent dans l'escalator alors que c'est mille fois plus simple de courir dans l'escalier qui est juste à côté ! (Ça vous coupe pas les jambes de monter les marches dans les escalators en comparaison avec les marches des escaliers ?)
    Helloooo je répond environ 6 mois après ahah
    En fait je parlais bien évidemment des gens qui ne se mettent pas à droite, après moi aussi la plupart du temps je me laisser porter lorsque je prend les escalators, puisque c'est en effet le but, mais ça m'énerve vraiment quand je suis très pressée et que quelqu'un en plein milieu se rend pas compte qu'il bloque tout le passage, et que de surcroit cette personne a un casque et n'entends rien quand on lui demande si on peut passer ^^

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