6 leçons que j’ai apprises en couchant avec 60 mecs

Une madmoiZelle dresse un premier bilan de sa vie sexuelle, 13 ans après ses premières fois et une soixantaine de partenaires plus tard...

6 leçons que j’ai apprises en couchant avec 60 mecs

Je n’ai jamais eu peur du sexe. Ça toujours été pour moi une activité normale, naturelle et surtout terriblement appréciable. 

Bien sûr, j’ai d’abord été débutante. Je n’ai pas toujours su ce que j’aimais, ni comment sucer, ou comment jouir pendant la pénétration, et encore moins comment parler avec un partenaire.

Mais cela ne m’a jamais empêché d’oser et de me lancer, que ce soit dans de longues relations ou pour un soir.

Ma vie sexuelle avec de nombreux partenaires

En tout, j’ai passé sept ans en couple exclusif et sept ans célibataire.

J’ai toujours été sociable, pas étouffée par la pudeur ou le sacré, et guidée par la soif d’aventures. Depuis mes 16 ans, j’ai donc couché, en gros, avec tous les gens qui m’attiraient et qui étaient d’accord.

Ça fait une soixantaine de personnes.

Parmi elles, il y a des prénoms que j’ai oublié, des grands amours de ma vie, des réguliers qui en ont chassé d’autres, des mauvais coups aussi…

Je n’en regrette aucun et cela m’a appris beaucoup. Voilà 6 leçons que j’ai tirées de tout ce monde que j’ai tiré.

1. Le sexe s’apprend

La première leçon que je tire de ces expériences multiples est que le sexe s’apprend.

Comme absolument toutes les autres activités, la sexualité est un domaine dans lequel tout le monde débarque en tant que débutant (vraiment tout le monde) et qu’on a jamais fini d’explorer.

On ne devrait jamais avoir honte de ne pas avoir d’expérience. Pour kiffer mes premières fois, j’ai d’abord du accepter de ne pas être une professionnelle, de faire des erreurs, de tâtonner…

Je garde un souvenir ému de mes premiers contacts sexuels hyper maladroits avec des garçons. Mon petit copain de fin de collège que j’ai branlé vraiment n’importe comment, ce mec qui m’a doigtée sans déclencher le moindre plaisir en moi…

Ces premières fois m’ont donné la possibilité de me mettre doucement en confiance, de découvrir le corps masculin et d’apprivoiser son contact avec le mien.

Multiplier les expériences m’a permis de m’entrainer, concrètement, au fil des années et en étant au contact de personnes très différentes. Cela demande de la patience envers soi-même et les autres.

Soixante partenaires plus tard, j’ai bien progressé mais je me considère toujours comme débutante car c’est un apprentissage sans cesse renouvelé.

2. Le sexe n’est pas un cadeau qu’on offre

J’ai longtemps cru que « donner » du sexe me permettrait de me lier davantage à certaines personnes.

En envisageant le sexe comme un cadeau, je pensais faire la démonstration évidente de mes sentiments et je l’utilisais comme une monnaie d’échange pour obtenir de l’amour.

J’espérais que « céder » mon corps me donnerait un statut particulier dans le cœur de la personne.

Grosse erreur ! J’ai appris qu’il ne fallait attendre du sexe rien d’autre qu’un moment de plaisir et d’intimité partagé.

Le sexe n’a rien à voir avec une faveur faite à l’autre. Ce serait brader son consentement. J’ai appris qu’il fallait faire du sexe avec quelqu’un parce qu’on en a envie, point. 

3. Se connaître demande du travail

Le sexe s’apprend à deux mais également en solo.

J’avais beau me masturber depuis la petite enfance, les rapports avec des partenaires m’ont fait réaliser à quel point je ne savais pas utiliser mon corps et prendre du plaisir avec quelqu’un d’autre.

Normal quand on toujours fait l’amour en solo !

J’ai donc appris comment kiffer à deux en explorant notamment d’autres façons de me masturber que celle que j’avais toujours pratiquée seule.

J’ai développé ma sensibilité vaginale avec des sex-toys pénétrants, je me suis entraînée (longtemps) à me masturber d’une façon adaptée au coït (et je ne maîtrise toujours pas vraiment), je me suis demandé ce qui m’excitait au lit

Ça a été un travail actif et conscient qui a grandement bénéficié à mes rapports à deux. Bref, j’ai appris à me connaître. 

4. La communication fait TOUT

J’ai longtemps cru qu’un bon partenaire était quelqu’un qui devinerait mes désirs et trouverait seul les chemins de mon plaisir.

Un peu utopique puisque je ne me connaissais pas vraiment moi-même…

Je suis donc restée muette et frustrée de nombreuses années mais, vers la vingtième personne, j’ai dû me résoudre à l’évidence : personne n’est devin.

Dans tous les cas de figure, la communication a toujours été la clé la plus simple pour parvenir à prendre du plaisir et en donner.

J’ai appris qu’il n’y avait rien d’honteux à évoquer ses préférences et à poser des questions. 

Certes, au cours de mes aventures, j’ai connu des cas de compatibilité élevée, avec qui les mots semblaient superflus, tant le contact était naturel et le plaisir mutuel facile à trouver.

Mais la compatibilité ne fait pas tout et elle a ses limites sur le long terme.

Mes partenaires les plus patients et les plus pédagogues m’ont appris énormément. C’est en leur demandant des conseils et en étant à leur écoute que je suis devenue de plus en plus à l’aise, et que j’ai pu kiffer de plus en plus, et pour ça je leur dis merci ♥

5. Il faut garder l’esprit ouvert

Vous imaginez bien qu’en soixante partenaires, j’ai eu affaire à des personnes fort variées. Des techniciens, des romantiques, des lents, des rapides, des égoïstes, des dévoués…

Chacun a ses préférences et son style au lit, et s’il est indispensable de connaître ce que l’on aime, il faut aussi garder un esprit ouvert pour apprécier l’échange.

Mes nombreux partenaires m’ont appris que l’intérêt du sexe, c’est le partage, c’est qu’il est nouveau avec chaque personne et différent à chaque fois.

En 13 ans de vie sexuelle, mes propres préférences ont changées. J’ai appris à aimer des choses que je ne kiffais pas au début et j’ai été surprise de me voir apprécier d’autres trucs que je n’aurais jamais pensé « pour moi ».

Loin d’être blasée par tout ce sexe, je reste ouverte à tout ce que je n’ai pas encore exploré.

6. Je ne suis pas une salope

C’est l’ultime leçon que je tire de ces années de sexe partagé avec de nombreux partenaires.

Il m’est déjà arrivée d’être jugée, bien souvent par mes propres amis et amies. Certaines m’ont estimée « trop facile », pas assez sélective, pas sérieuse…

Cela m’a blessée parfois. C’était avant que je découvre le concept du slut-shaming

Ces remarques m’ont fait douter de moi, elles m’ont poussée à me remettre en question. Est-ce que ma sexualité est « abusée » ? À partir de combien de partenaires est-on « une pute » ?

Après réflexion, je suis arrivée à la conclusion que les filles avaient le droit d’aimer le sexe, que ma vie sexuelle me convenait parfaitement, que je n’avais aucun regret et que je comptais continuer comme ça.

J’ai respecté et j’ai été respectée par chacun de mes partenaires. Le sexe n’a pas toujours été fantastique mais il était sincère.

Soixante partenaires plus tard, je n’ai finalement pas appris grand chose… Mais j’ai été fidèle à mes envies.

À lire aussi : Est-ce que le vagin s’élargit avec le nombre de partenaires sexuels ?

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Commentaires
  • Rocksteady
    Rocksteady, Le 13 novembre 2018 à 20h22

    Flowercream-
    Ah ben perso j'aime être soumise sexuellement, je n'en ai pas honte, mais je sais que c'est absolument pas un hasard ni une banale préférence. Je sais que, comme tout le monde, j'ai été fortement influencée, conditionnée, par la société, les médias, les injonctions, tout un contexte social qui reste vachement sexiste quand même, j'ai grandi avec l'image de la princesse passive et délicate qui attends qu'un prince fort et valeureux viennent la délivrer, de la femme qui doit obéir à son mari, qui attends forcément l'approbation masculine pour se sentir bien, qui doit être sexy en permanence, de l'homme qui doit forcément être plus fort et plus grand que les femmes, sinon c'est la honte, de la femme qui doit être douce, délicate, belle, presque fragile, surtout pas plus forte qu'un homme, etc etc... Et toutes ces influences ont construit mes désirs. Je serais totalement hypocrite si je disais que non.
    C'est pas pour rien que la plupart ( notez bien que j'ai dit "plupart", pas tous, merci de ne pas me rappeler qu'il existe des femmes domina et des hommes soumis, je suis déjà au courant! ) des femmes impliquées dans le BDSM sont soumises et les hommes des dominants. Et c'est politique. On a le droit de s'interroger là dessus, c'est sain, c'est souhaitable. Y'a aucune, je dis bien aucune raison valable pour décréter que la sexualité, BDSM ou pas, est un domaine intouchable, circulez y'a rien à voir, ça me plaît donc taisez-vous.
    Spoiler

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