#ParcoursMessedUp, ou la difficulté de savoir ce qu’on veut à 18 ans

Le projet professionnel des futurs étudiant·es est au cœur des débats sur la réforme de l'entrée à l'université. L'occasion de se pencher sur la difficulté à savoir ce qu'on veut faire de sa vie.

#ParcoursMessedUp, ou la difficulté de savoir ce qu’on veut à 18 ans

Cet article commence par une histoire, contée par Clélia Constantine sur Twitter.

Et se poursuit avec des tonnes d’autres histoires… similaires.

Savoir ce qu’on veut à 18 ans, c’est loin d’être évident

Pour certaines personnes, savoir ce qu’elles veulent faire de leur vie à 18 ans est un jeu d’enfant. Une vocation, un parcours sans accroc… Ça arrive.

Mais c’est loin d’être le cas de tout le monde, et c’est ce qu’a voulu creuser Clélia :

Suite à son tweet, des tas de gens ont raconté leurs parcours « messed up » (qui veut dire chaotique en anglais), jonglant de réorientation en réorientation, avant éventuellement de trouver leur voie.

On tient ici un exemple particulièrement parlant :

D’autres avaient des idées bien définies… Avant qu’elles ne volent en éclat :

Certaines et certains cherchent toujours leur projet professionnel après plusieurs années d’études :

Mais chercher sa voie ne veut pas dire qu’on ne finit jamais par la trouver !

La loi ORE et ton projet projet professionnel

Ces histoires sont partagées dans le cadre du débat autour de la loi ORE, qui réforme la procédure d’entrée à l’université.

Celle-ci provoque en ce moment-même des blocages dans de nombreuses écoles et universités sur lesquels Juliette te demande d’ailleurs ton avis.

Au cœur de cette réforme, comme le précise le site de l’Étudiant, un nouveau critère pour évaluer les dossiers des candidats sera pris en compte : leur projet professionnel.

« Quant aux éléments à prendre à compte dans le cadre de la procédure réservée aux candidats sans affectation, est introduit un critère fondé sur leur projet de formation, figurant parmi les considérations à prendre en compte lors du classement des candidats dans les filières en tension. »

Les témoignages publiés sur #ParcoursMessedUp illustrent à quel point, pourtant, il est difficile pour un lycéen de 17 ou 18 ans de se projeter, professionnellement parlant.

Parcoursup est venu remplacer le précédent système d’admission en ligne : APB. Ce dernier et en particulier son algorithme étaient notamment critiqués pour le nombre d’étudiant·es qui étaient laissé·es sur le carreau.

Mais il se pourrait que le nouvel algorithme ne soit finalement pas plus efficace :

Ne pas trouver sa voie du premier coup, ce n’est pas grave

Tout ça te fait paniquer ? Rassure-toi : des tas de gens ont eu un parcours en zig-zag. Il se peut que tu essaies plusieurs filières avant de trouver ta voie, que tu essuies des échecs, et ça ne signifie pas que tu vas rater ta vie !

Tu peux par exemple aller lire les parcours croisés d’Elise, Leïla et Maureen, passées de l’architecture à la physique des particules ou de la prépa littéraire à la mode, ce sont de beaux exemples de #ParcoursMessedUp.

Dans la même veine, il y a aussi l’histoire de Maëlys, qui a tenté des études en histoire de l’art pour finalement devenir stewardess dans un yatch de luxe, ou encore celle d’Amanda, qui travaille à l’intersection de la psychologie et du design web.

Est-ce que savoir que ces parcours non-linéaires existent te rassure ? Ou bien as-tu déjà une idée très claire de ce que tu veux faire ? Si toi aussi ton parcours peut sembler hasardeux, viens nous en parler dans les commentaires !

À lire aussi : Comment arrêter de stresser sur l’orientation scolaire ?

Esther

Esther est tombée dans la marmite de madmoiZelle quand elle était petite. Elle n’a pas grandi, mais elle a depuis développé de fortes convictions féministes. Au croisement de la rubrique actu et de la rubrique témoignages, elle passe de temps en temps une tête à l’étranger pour tendre son micro aux madmoiZelles du monde entier !

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Commentaires
  • Gl0ux
    Gl0ux, Le 23 décembre 2018 à 18h40

    Bac L
    1 an de BTS dans le social (car un conseiller d'orientation payé trop cher m'a dit que je devais faire ça)
    1 an de petits boulots
    2 ans d'école de photo, pas fini car soucis de santé
    1 an et demi de LLCER anglais
    1 an à bosser comme conductrice de poids lourds
    1 an de boulots/chômage
    Et là je repars à la fac pour être prof de français, mon rêve qui se réalise ENFIN

    Rien n'est jamais perdu, on s'en fout que les autres fassent le même boulot toute leur vie. Si j'ai appris une leçon durant toutes ces années, c'est que chaque expérience nous enrichit et qu'il ne faut écouter que la petite voix au fond de nous, elle sait toujours si on est à notre place ou pas

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