Le basket, c’est pas mon truc. Incapable de me débrouiller sur un terrain malgré un impressionnant mètre soixante et un esprit tactique imparable, je me suis vite fait à l’idée que jamais je ne jouerai en WNBA.
Et voilà qu’hier, je me retrouve catapultée sur le playground mythique de Venice Beach pour un basket de rue avec mes copains de la NBA. « Viens » qu’y me dit Richard Hamilton, « Je vais te montrer les terrains sur lesquels les pros se sont usés les Nike ». J’y dis « Bof, le basket, j’aime pas. D’abord j’ai oublié les règles et pis à peine t’effleures le téton de ton voisin que c’est la faute. C’est trop subtil pour moi ». « Peuh ! » qu’y me répond. « Ici tu peux toucher tous les tétons que tu veux ».
"Ici, tu peux toucher tous les tétons que tu veux"
Et Riton ne mentait guère : dans NBA Street Home Court, le but est de t’affûter le talent, certes, mais en titillant l’orgueil de tes adversaires. Par équipes de 3, torse nu ou en maillot, sur le bitume ou la gomme, tous les coups sont permis et les insultes fusent (en ligne, ça va y aller sur le Xbox Live). Un grand vient de t’infliger un triple dunk ? Colle-lui un ballon dans la tronche, ça lui fera les dents. De toute façon, plus tu énerves ton adversaire, plus tu engranges les points. Et plus tu engranges, plus tu t’approches du… Game Breaker. Le coup fatal à dégainer pour envoyer l’autre calmer sa peine au Nutella, bien calé sur les genoux de papa. Mouaha ! Exemple ? Dunker, s’agripper au panier, récupérer le ballon avec les pieds, redunker et va pleurer.
Pleurer, d’ailleurs, c’est que j’ai fait. Parce que voilà, le gameplay a beau être conçu pour qu’une burne comme moi se débrouille, je suis toujours aussi nulle. J’ai la défense tellement pourrie que ta grand-mère pourrait me ridiculiser sous les yeux de Carmelo Anthony. Blocage psychologique, j’imagine…