Comment One Direction a réveillé mon côté midinette

Aujourd'hui, Jack Parker fait son coming out : elle a un faible pour les minets de One Direction, le boy band anglo-irlandais qui fait pleurer vos petites soeurs. Mais ça va, elle le vit (plutôt) bien.

Comment One Direction a réveillé mon côté midinette

One Direction est un boy band anglo-irlandais, composé de 5 jeunes garçonnets tout juste sortis de la puberté qui chantent des chansons d’amour pour collégiennes. Voilà. Donc pourquoi parler de ce groupe sur madmoiZelle, dont le lectorat n’est, a priori, pas trop compris dans la cible ? Parce que si, en fait. Mais très secrètement, et tout au fond de votre âme.

Il est important de noter, pour la suite de cet article, que tous les membres de One Direction sont MAJEURS. Certes, depuis peu de temps, mais ça compte.

Nudité, pose suggestive et lait maternel au coin des lèvres – la recette du malaise.

1. Le déni et la fuite

Alors oui, non. One Direction, c’est Justin Bieber, c’est Tokio Hotel, c’est… j’sais pas moi, Colonel Reyel. Ça s’adresse pas trop à nous, on est censées être justement tout juste sorties de cette période boutonneuse, loin de nos chambres recouvertes de posters tartinés de traces de rouge à lèvres. Normalement, nos premiers émois sexuels sont loin derrière nous. Ça fait un moment qu’on s’est pas endormies en rêvant d’être bercée par Leonardo DiCaprio, David Boreanaz ou Filip des toubifri. Et si cette période ne vous manque pas, par pitié, fermez cette page et éloignez-vous tout de suite de tout article parlant de One Direction. Si, comme moi, vous souffrez du syndrôme de la crise d’adolescence à retardement, FUYEZ.

J’ai entendu parler de One Direction pour la première fois il y a quelques mois déjà – si on me demande, je dirai que c’est “pour des raisons professionnelles, j’suis obligée de me tenir informée de tout ce qui se trame dans le chaubiznaisse”. Et j’ai toujours refusé catégoriquement de m’y intéresser, d’écouter ne serait-ce qu’un tout petit extrait de leurs chansons, parce que je savais que ça me ferait du mal. Je savais que mon coeur d’adulte bisounours se laisserait prendre au piège, et qu’il frémirait sous la pression des promesses d’amour éternel chantonnées par de jeunes apollons à la crinière méchée.

Et puis vint la chute.

CÉ TRO SUPAIRE DETRE JEUNE ET RICHE LOL EN PLUS Y A V’LA D’LA MEUF

2. La découverte

Fab, en grand patron sadique, a décidé un jour de m’envoyer le lien d’un clip de One Direction, accompagné du message “t’as vu ça ?” qui précède généralement tous les trucs potentiellement intéressants qui pourraient finir en article. Docile, prête à pondre de la news sans maugréer, j’ai cliqué… et le piège s’est refermé. J’ai entendu les premières notes, je n’ai pas eu la force de fermer la fenêtre. Mon coeur de cougar n’a pas pu résister à l’appel de l’ado romantico-marketing bien coiffé et propre sur lui. Si propre, qu’on aurait presque envie de le salir un peu.

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Cette vidéo m’a immédiatement rappelée celles du groupe anglais McFly que j’ai découvert quand j’avais quelque chose comme 17 piges, alors qu’ils n’étaient pratiquement pas connus. J’ai passé deux ans à baver sur Dougie en pleurant sur des photos de lui. Avant ça, il y a eu Busted, et Charlie Simpson, l’homme aux sourcils majestueux (qui a depuis monté un autre groupe plutôt cool, Fightstar, avant de sortir un album solo vachement chouette aussi, comme quoi, on s’en sort très bien).

Mais à 24 ans, y a moins de danger, hein ? À 24 ans, on se moque joyeusement de ces petits cons à la mèche soyeuse, on en met plein la gueule à Justin Bieber (au point qu’on finit toujours par nous dire “euh ouais non mais alors franchement, ça suffit quoi, bonjour la cible facile”) (un jour je vous raconterai comment j’me suis aussi réconciliée avec Justin), on regarde tout ce petit monde de haut en soupirant de soulagement à l’idée d’être enfin sorti de l’adolescence.

Bah faut croire que non.

3. La rechute

C’est donc les yeux pleins d’étoiles que j’ai regardé ces cinq gaillards parler d’amour sur des rythmes d’une originalité folle, en rêvant, moi aussi, de vivre un amour de vacances avec un jeune éphèbe bien habillé.

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Même si je peux quand même rigoler ma race en toute lucidité en voyant l’un d’entre eux s’agripper le pantalon dans un clip – sans doute pour mimer la douleur, ou faire passer un message discret à ses ex – “j’crois j’ai chopé un truc chelou, si ça vous gratte aussi, allez consulter”.

SA FÉ TRO MAL KE T PARTI EN PLUS J’KROI G LA CHTOUILLE LOL

(à 0:25)

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Et au cas où vous douteriez de mon professionnalisme, sachez que je suis actuellement en train d’écouter l’album de One Direction, Up All Night. En ENTIER. Oui mesdames.

Et c’est pas désagréable. Qui n’aurait pas aimé qu’on lui chante ce genre de chansons à l’âge où on vit ses premières histoires “”””sérieuses”””. Où on se demande encore “est-ce que tu veux sortir avec moi ?” (gagnez des points bonus avec l’option petit mot passé en classe et QCM “Tu veux sortir avec moi ? Oui / Non / Je dois y réfléchir”). Et quand, comme moi, on n’a pas vécu ça au collège, parce qu’on était cheum comme un cul, bah ça picote.

ALLÉ VIEN ON FRA DU FEU ET DÉ FOTO TRO LOL ET JTE CARESSERAI MM LE BRA SI TU VEU

J’ai besoin de prendre ma revanche – ce qui doit sûrement expliquer mon goût prononcé pour les petits jeunes – (que ce soit clair : j’ai pas peur de le dire, si demain un p’tit gars de One Direction me tombe sous la main, je ne réponds plus de rien) (on vivra une histoire passionnée, secrète et douloureuse, et après je le quitterais salement et il hurlera sa peine sur leur prochain album, et je pleurerais doucement en faisant mon tricot).

4. L’acceptation

Parce que nous vivons en démocratie, que nous sommes libres de nos actions et que je n’autoriserai plus jamais le jugement des autres à régir mon existence, je vous le dis aujourd’hui : à partir de ce jour, je danserai quotidiennement sur l’album de One Direction sous la douche, dans ma chambre, en faisant le ménage, et en faisant l’am… non. Ça va trop loin.

Mais sans déconner, quand on entend ces petites bouilles d’anges nous susurrer “je suis tout cassé depuis que tu m’as quitté, reviens dans mes bras stp bébé tu me mank tro sa mère”, comment résister ?

Alors voilà, je lance aujourd’hui ma carrière de groupie-cougar, laissez venir à moi les petits enfants les jeunes gens majeurs et vaccinés et légalement accessible charnellement, j’veux pas d’ennuis.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Cgoln
    Cgoln, Le 28 août 2013 à 23h11

    En Septembre dernier encore, je n'avais jamais entendu parler de ce groupe. Puis je suis allée passer 1 an en Angleterre comme assistante de francais dans un collège. Les petites anglaises de 14 ans en uniformes en sont complètement folles. Elles écoutent One direction en entrant en classe, en en sortant, à la récré, à la pause, et quand elles doivent me poser des questions en francais pour l'expression orale, c'est: "Miss, quel est votwe chanteuw pwéféwé des One Direction?"... A ma grande honte, à mon retour, je me suis surprise à chanter un de leurs tubes sous la douche...

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