3 raisons d’aller voir La Saveur des ramen, un film qui émeut et qui donne faim

Kalindi a été bouleversée par La Saveur des ramen, autant pour son propos que parce qu'il lui a donné très faim. Elle te donne 3 raisons d'aller goûter à la madeleine de Proust du chef Masato, et en profite pour te parler de la sienne !

3 raisons d’aller voir La Saveur des ramen, un film qui émeut et qui donne faim

En partenariat avec KMBO (notre Manifeste)

Ma première rencontre avec le cinéma asiatique était sulfureuse, presque haletante.

Bien avant de voir mon premier Miyazaki, j’étais tombée sur un film subversif, au détour d’une recherche dans la vidéothèque de mes parents…

Mes premières amours pour le cinéma sensoriel

Son titre, sa jaquette et son résumé me faisaient déjà pâlir, car L’Empire des sens n’est pas un film que l’on regarde quand on a 12 ans.

Pourtant, il y avait déjà quelque chose qui m’intriguait dans ce cinéma, quelque chose de différent de tout ce que j’avais vu avant. Quelque chose de sensoriel, en fait.

Bien plus tard, j’ai dévoré les filmographies d’Akira Kurosawa, de Yasujirō Ozu, d’Hirokazu Kore-eda et d’Hayao Miyazaki, et elles sont venues asseoir mon penchant pour le cinéma asiatique.

Il y a quelques semaines, j’ai découvert un film singapourio-japonais qui justement m’a rappelé l’aspect sensoriel de L’Empire des sens, mais d’une toute autre manière…

Réalisé par Eric Khoo, un cinéaste connu pour ses films Tatsumi et Hôtel Singapura, La Saveur des ramen est un voyage précieux au cœur de la vue et du goût, qui m’a émue et donné faim pendant 1h30.

Voilà pourquoi je te conseille de lui confier un morceau de ton temps, le 3 octobre au cinéma !

La Saveur des ramen est émouvant

De ce film je ne savais rien avant d’aller au cinéma, car j’ai pour coutume de ne lire les dossiers de presse qu’en sortant d’une projection (pour éviter d’éventuels spoilers).

C’est donc vierge de tout a priori que j’ai découvert la belle histoire de Masato, un jeune chef spécialisé en ramen et exerçant au Japon,dont le père vient de mourir.

Suite à cette perte, il décide de réaliser un vieux rêve : retourner à Singapour, dont il est originaire, pour retrouver le goût des plats que sa mère lui faisait quand il n’était qu’un tout petit bonhomme.

Il entreprend alors un voyage culinaire bien sûr, mais aussi et surtout familial.

En redécouvrant les saveurs de son enfance, Masato renoue avec ses racines et lève le voile sur des secrets enfouis. Au terme de ces turbulences émotionnelles, il apprendra le pardon et la tolérance.

La Saveur des ramen m’a profondément touchée en cela qu’il est une vraie madeleine de Proust. Chacun d’entre nous a la sienne, j’en suis convaincue.

La mienne réside dans les dholl puri, un plat typiquement mauricien qui ressemble à une sorte de crêpe salée très fine à base de pois cassés, garnie de délices simples et bon marché.

Elle a pour moi le goût des vacances passées à l’île Maurice, dans la vieille maison de ma grand-mère.

Je n’en mange que rarement, mais lorsque je cède à son appel dans une rue marchande du 10ème arrondissement de Paris, les souvenirs remontent immédiatement.

Le dholl puri me rappelle les sourires de mon père à sa mère, le regard tendre qu’elle posait sur lui, et des dîners interminables dans la chaleur moite et odorante de la capitale mauricienne.

Tout comme Masato, mes histoires de famille sont très étroitement liées à la cuisine.

La Saveur des ramen donne TRÈS faim

Pour toute personne qui aime vraiment la cuisine et les découvertes gustatives, La Saveur des ramen agit comme un déclencheur quasi-immédiat de faim. 

Le film s’ouvre d’ailleurs sur la préparation d’un ramen !

Le demi-œuf mollet orangé et crémeux qui trône sur le bouillon donne déjà le ton de la fiction. Tout du long, elle joue sur les sens du spectateur qui en a l’eau à la bouche.

Les recettes et les plats s’enchaînent, faisant la part belle au traditionnel ramen mais aussi à des plats singapouriens.

Eric Khoo a eu à cœur de faire rayonner les saveurs de son pays jusque chez nous, et c’est réussi !

Au sortir de la salle de cinéma, j’ai discuté avec d’autres journalistes, tous affamés.

Ensemble, nous avons décidé de céder aux saveurs découvertes pendant le film, et sommes allés nous installer dans un petit restaurant de ramen, non loin des Champs-Élysées.

Ivres de désir, nous avons tous commandés de grands bols de nouilles et les avons bus en fermant les yeux.

Les images du film nous sont revenues en tête et nous avons cessé de parler pour profiter des émotions procurées par ce plat réconfortant. 

Un vrai beau moment lors duquel mes deux plus grandes passions étaient réunies : la nourriture et le cinéma.

La saveur des ramen a un très joli casting

Je ne connaissais aucun des acteurs qui s’illustrent dans le film d’Eric Khoo, mais tous sont de belles découvertes.

Takumi Saito tient ici le rôle principal. Difficile de ne pas noter sa beauté, la douceur de ses traits.

Tout le film repose sur lui. Ses souvenirs, ses tristesses, ses envies, ses joies… tout est passé au crible. 

Il semble presque mis à nu, cet acteur qui s’essaye à toutes les émotions.

Jeanette Aw Ee-Ping, Mark Lee, et Tsuyoshi Ihara, entre autres talents, lui donnent la réplique. Ensemble, ils portent le film au-delà d’un récit culinaire, et lui donnent de la profondeur.

De très belles découvertes que je vais suivre de près.

En tout cas, La Saveur des ramen m’a donné envie de faire frémir, de faire mijoter, de touiller, de goûter, d’assaisonner et surtout de m’émouvoir.

Si pour toi aussi, la nourriture est synonyme d’émotions, je te conseille de foncer en salle découvrir ce bouillon de tendresse le 3 octobre au cinéma !

À lire aussi : Timothée Chalamet, écorché et sensible dans le bouleversant Beautiful Boy

Galveston, en salles le 10 octobre, présenté par Kalindi !

Commentaires
  • TennanTen
    TennanTen, Le 1 octobre 2018 à 12h10

    J'ai hâte de voir le film et…. manger des ramens XD

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