Josée l’Obsédée et l’éjaculation féminine

L'éjaculation féminine, Josée connait. Quand elle a un orgasme très intense, elle exprime son extase par un puissant geyser. Elle vous raconte comment elle a découvert l'éjaculation féminine, et comment elle vit cette petite particularité.

Josée l’Obsédée et l’éjaculation féminine

– Article initialement publié le 25 juillet 2012

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est l’éjaculation féminine, une petite définition s’impose : il s’agit de l’émission par l’urètre de jets de liquide, le plus souvent au moment de l’orgasme. Cette éjaculation serait liée à la stimulation du (mystérieux et élusif) point G. En fait, personne n’est vraiment sûr de rien quant à l’éjaculation féminine. Cependant, d’après ma gynéco, toutes les femmes en seraient capables.

Ayant regardé un nombre important de vidéos pornographiques sur Internet (où l’on a vraiment l’impression que la femme est un tuyau d’arrosage) et lisant un grand nombre de magazines féminins, je dois avouer que j’ai toujours été sceptique quant à l’existence de ce phénomène. Jusqu’à ce que ça m’arrive à moi. Un jour, comme ça, par surprise, sans que je m’y attende.

Laissez-moi donc vous raconter les deux fois où ça m’est arrivé.

éjaculation féminine geyser

Éjaculation féminine : aux origines

La première fois, c’était il y a 5 ans environ (j’avais 20 ans). Et je l’ai fait toute seule. J’étais en train de me masturber depuis un bon moment déjà, complètement perdue dans mon fantasme et m’abandonnant totalement. Soudain, j’ai senti une pression au niveau de mon pubis suivie d’une envie irrépressible d’aller faire pipi, comme si j’avais bu dix litres d’eau.

Mais c’était trop tard pour m’arrêter et aller aux toilettes, mon orgasme arrivait, je ne pouvais plus rien contrôler et là… L’inondation, le déluge et l’orgasme le plus puissant de toute ma vie. Cette première fois, j’ai eu du mal à retrouver mes esprits et à comprendre ce qu’il s’était passé. J’avais la tête qui tournait, mes jambes tremblaient violemment et mes muscles vaginaux étaient encore en train de se contracter. En fait, mon corps entier était pris de secousses. Et surtout, j’avais mouillé (ou inondé plutôt) mes draps.

Moment de panique. Au début, j’ai pensé que mon orgasme avait été tellement fort que je n’avais pas pu contrôler ma vessie et que j’avais donc fait pipi. Affolement : 20 ans et déjà incontinente ? Mais les draps n’avaient pas une odeur d’urine et le liquide semblait clair. Pour éviter que ma mère ne s’en aperçoive (car c’est elle qui lavait mes draps à l’époque), j’ai passé plus d’une demi-heure à éponger à la serviette et à sécher les draps au sèche-cheveux, j’avais pas l’air débile…

C’est donc ce sentiment un peu honteux et rempli d’embarras que ressentent les hommes quand ils jouissent dans leurs draps ? Après quelques recherches sur Internet, cependant, je réalise qu’en fait, j’ai probablement éjaculé. Comme un homme. Ou plutôt, dans mon cas, comme une femme.

Éjaculation féminine, la réalisation

Mais en dehors de l’éjaculation, c’était surtout le meilleur orgasme de toute ma vie. Meilleur qu’avec tous les hommes qui m’avaient fait jouir avant. Et c’était moi-même qui me l’étais donné ! « Youpi », crie la féministe en moi ! Mais comment est-ce que c’était arrivé ? Quelle était la formule magique ? Sur quels boutons avais-je appuyé pour que ça marche ?

Arrive la phase du « Je veux absolument que ça recommence par n’importe quel moyen » ! J’ai tout lu sur le sujet, j’ai parcouru Internet en long, en large et en travers. J’ai essayé seule et j’ai essayé toutes les formules magiques que j’avais pu récolter : insérer deux doigts à angle droit du carré du cosinus de l’entrejambe et malaxer pendant dix minutes et trois quarts de seconde.

Et avec des hommes aussi. Hommes qui ont sûrement dû me prendre pour une cinglée dominatrice :

« Noooooooon, pas comme ça, plus haut, plus fort, moins fort, plus vite, naaaaaan moins vite, avec deux doigts, trois doigts, laisse tomber les doigts, soulève les fesses, attends si je me tiens bien à toi et que je me cambre, ça devrait marcher. »

En vain.

L’éjaculation féminine : la quête

En fait, dans ma quête inlassable pour à nouveau éjaculer, je faisais ce que tous les médecins (et le reste du monde d’ailleurs) disent qu’il ne faut pas faire en matière de sexe, à savoir essayer à tout prix que ça marche, et je me suis focalisée là-dessus. Parce qu’à trop vouloir que ça arrive, à trop attendre, imaginer et idéaliser et se dire que ça va peut-être arriver, on se limite soi-même.

Et c’est exactement ce que j’ai fait. Je me suis bloquée moi-même. Je prenais du plaisir, j’avais des orgasmes mais ce n’était pas suffisant, je voulais toujours plus : je voulais éjaculer. Et honnêtement, je rendais fous les hommes qui partageaient ma vie et mon lit : ils avaient l’impression de ne jamais me satisfaire dans cette quête du « toujours plus ».

Alors, du jour au lendemain, j’ai dit stop. Si ça allait arriver, ça arriverait. Et c’est tout. Plus de sex-toys bizarres et recourbés qui ressemblent à des instruments de torture, plus de lubrifiants hors de prix, plus de positions acrobatiques qui manquent de nous faire atterrir, moi et mon partenaire, aux urgences. Fini !

Cinq ans passent et toujours rien. Et puis un jour, il y a deux mois, ça arrive à nouveau. Et avec un homme ! Encore une fois cette sensation de pression intense au-dessus de mon clitoris et cette impression un peu désagréable d’avoir envie de faire pipi. Encore une fois sans que je m’y attende et lui non plus d’ailleurs. Heureusement, ça lui est déjà arrivé avec une autre fille avant donc il n’est pas trop surpris ou dégoûté par ce qu’il se passe. Il est juste un peu énervé parce qu’on était sur son canapé beige tout neuf, maintenant maculé de deux grosses taches plus foncées (il s’inquiète un peu beaucoup pour son canapé quand même parce que pendant que je suis en plein brouillard post-orgasmique, il s’affaire avec une éponge : pas très glamour, je le concède). Mais il pouvait être fier de lui !

À nouveau, je ne sais pas du tout comment il s’y est pris. Je ne sais pas ce qui a fait que cinq ans après, ça marche. Peut-être parce que j’avais arrêté de bloquer là-dessus. Peut-être que l’homme avec qui j’étais était un meilleur amant, plus dévoué à mon plaisir. Peut-être que je me sentais plus détendue, moins stressée. Peut-être qu’il faut s’abandonner vraiment pour ça fonctionne.

Je n’ai pas vraiment de réponses à vous donner, ni de techniques (je les ai toutes essayées et aucune n’a été efficace). Tout cela reste un mystère pour moi. J’en ai parlé à plusieurs de mes amies. C’est arrivé seulement à l’une d’entre elles et maintenant, elle éjacule quasiment à chaque fois, seule ou avec un homme. Cela dépendrait sûrement donc des femmes elles-mêmes mais aussi de leur état d’esprit.

Je vous invite donc à essayer de nouvelles choses : nouvelles positions, nouveaux sex-toys, nouveaux lubrifiants, nouveaux jeux et autres, sans forcément en être obsédée. Mais innover à la recherche du plaisir ne peut que vous en apporter, si c’est fait correctement et avec la bonne personne (et en se protégeant bien entendu) !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Aëleen
    Aëleen, Le 19 mai 2014 à 21h04

    J'arrive un peu (beaucoup) en retard mais je viens juste de découvrir cet article. Pendant un moment, j'ai ressenti cette pression systématiquement lorsque j'avais des rapports sexuels avec mon copain. A chaque fois, cela me dérangeait, m'empêchait de profiter, car j'avais l'impression d'avoir besoin d'aller aux toilettes (alors que j'y étais allée peu avant). Je crois que cela m'arrivait depuis que j'étais avec mon copain du moment. Depuis, je n'ai plus eu de rapport, donc je ne peux pas dire si c'était uniquement avec lui. J'aimerais savoir comment faire la différence entre le fait d'être sur le point d'éjaculer et le besoin d'aller aux toilettes... Y a-t-il quelque-chose qui permette de distinguer les deux? Et si c'est bien cela, comment n'en être pas embêtée durant le rapport? Je demande parce-que je trouve ça dommage, ça me gâche un peu mon plaisir cette sensation gênante. Je ne sais pas du tout si je serais capable de me laisser aller, ni comment faire. Merci si vous avez des réponses :)

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