BONJOUR, HUMANITE EN PUTREFACTION.
Ca faisait longtemps que je n’avais pas été d’aussi bonne humeur. Sûrement parce que cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas vu(e)s. Aussi parce que j’écoute le live de Blink-182 et ça me rappelle quand j’étais au collège et qu’on s’envoyait des petits mots en classe disant « prout + caca = toi » et que ça pouvait nous faire rire comme des autruches pendant le reste du cours. Mais vous savez ce qui pourrit mon funk comme un barbecue qui prend l’eau ? Les filles qui n’aiment pas les filles.
Il s’agit d’un concept assez simple : vous avez sûrement déjà entendu / lu une fille répéter régulièrement « je m’entends mieux avec les garçons » ? Cette fille a 74% de chances de développer cette peur prosaïque qu’est la peur de l’autre fille.
Concrètement, le fait de déclarer publiquement qu’on s’entend mieux avec les garçons est une manière à peine voilée de dire l’inverse, qui est : « je ne suis pas une fille comme les autres ». En sous-entendant que ELLE, elle a des relations privilégiées avec les garçons, elle sous-entend également par-là que les autres filles sont des êtres indignes d’intérêt, passionnés par l’épilation de leur moustache, le bronzage de leur raie des fesses et Brad Pitt. Et qu’elles ne sont pas comme ces filles là. Qu’elles sont plus profondes, moins chiantes, plus marrantes, qu’elles sont comme un meilleur pote avec des nichons.
Voici comment la F.Q.N.A.P.L.F (l’acronyme prenant plus de temps à écrire que la phrase en entier, ce sera la seule fois que vous le verrez ici) se voit :

Et maintenant dont elles perçoivent les centres d’intérêts des autres femelles :
Grande nouvelle : on peut être une fille et aimer le skate et les Super Héros et le vernis à ongles, et être un garçon et aimer lire la presse people et écouter Cat Power et regarder des films de guerre ou de voitures.
Voici pourquoi les filles qui n’aiment pas la majorité des filles sont pénibles : car, en voulant affirmer une pseudo-différence, elles participent aux clichés sans s’en rendre compte. D’ailleurs est-ce que vous avez déjà entendu / lu une fille affirmer qu’elle « s’entend mieux avec les filles » ? Non, parce que ça sous-entendrait qu’elle considère alors tous les garçons comme des gros beaufs qui aiment le tunning et péter devant PES. Ou qu’elle est lesbienne.
BIEN, maintenant, voyons comment reconnaître une F.Q.N.A.P.L.F (en fait ce n’est pas si dur à écrire). Si vous cochez plus de trois affirmations, c’est que la fille que vous soupçonnez de misogynie est bien une F.Q.N.A.P.L.F, ou si vous le faites pour vous-même, c’est que vous êtes bien une F.Q.N.A.P.L.F (celui-là je viens de le taper les yeux fermés)
- Mépris et/ou disputes fréquentes envers des filles sans réelle raison
- Disparition des soirées testostérones dès qu’une autre fille fait son apparition
- Roulage de pelles et/ou relation sexuelle avec chacun ou presque de ses amis
- Sentiment de décalage par rapport aux autres personnes de sexe féminin
- Rappel fréquent de la blague « tire mon doigt »
- Allusions réitérées au sexe
- Description du moi enfant comme étant « un garçon manqué avec des couettes »
En réalité, la fille qui n’aime pas les filles n’est pas réellement anti-filles, elle se sent simplement en danger face aux autres brebis alors qu’elle voudrait être choisie par le grand méchant loup. Il ne s’agit ni plus ni moins qu’un sentiment de compétition exacerbé. Un mélange subtil entre absence de confiance en soi et vanité. La F.Q.N.A.P.L.F ne peut s’empêcher de se placer en rivale face à ses pairs – d’où les conflits fréquents. A noter qu’elle a tout de même des amies, mais elles sont relativement rares.
Comment s’en débarrasser, me direz-vous ? Il est quasiment impossible d’entamer une discussion avec la F.Q.N.A.P.L.F étant donné qu’elle est souvent en mode agressif ou qu’elle se contente tout simplement de vous ignorer. Le mieux est d’interagir le moins possible avec elle si vous sentez qu’elle est sur la défensive avec vous : contentez-vous d’être copine avec des filles qui acceptent de jouer à Street Fighter 4 sans se sentir à part pour autant (je ne connais personne qui n’aime pas mettre des coups de boules à Ryu) et avec qui vous pourrez aussi parler de la crise de la Converse All Star©.
La prochaine fois je vous parlerai des gens qui disent irrémédiablement aux mecs qui font plus d’1m95 : « tu fais du basket ? ».








Le 13 août 2011 à 12:02
Tu as mis les mots sur mes pensées !
Sur tous les points je suis d'accord avec toi !
Je rajoute juste que tu fais partie des rares filles que je considère comme mes amies !
Le 13 août 2011 à 12:25
Copiiiiine !
Je me fiche du jugement d'une fille comme une guigne, je sais qu'elle va me juger, je sais ce qu'elle peut penser, donc je suis blindée contre.
Et malgré tous les coups de pute, les ragots, les potins, j'aurais toujours plus facilement confiance en une fille, je saurais toujours réagir.
Alors que je n'arrive pas à faire confiance à un gars. Je suis fragile face à son jugement, je n'arrive pas à avoir confiance en moi face à lui, j'ai toujours peur de passer pour la groupie/grosse/moche, un boulet quoi !
Le 13 août 2011 à 22:22
J'ai eu ma période "FQNPLF" et pourtant il me semble pas ressembler à la description de l'article je ne me suis jamais senti à part des filles..où être privilégier des mecs (ce serait même l'effet inverse car généralement ils voient plus la fille comme "une pote" qu'une nana potentiel ).Avec les garçons c'est plus facile sans doute…ils sont plus "cools" moins prise de têtes que certaines filles qui parfois sont quand même extrêmes . ( ragots , trahison , jalousie , méchanceté , vannes) Heureusement il y a des exceptions et ces exceptions là deviennent des amies généralement . Je pense que c'est enrichissant de traîner aussi bien avec les filles qu'avec les garçons .
Donc un garçon qui délaisse les mecs pour ne traîner qu'avec des filles est un GQNPLG ?
Le 13 août 2011 à 23:37
Ben moi je m'entends mieux avec les filles.Pourtant je me sens proche des centres d'intérêts "masculins" mais hé moi mes copines je leur fais des blagues de cul et je leur parle de Science-Fiction… Et on est pas des garçons manqués.
Mais les mecs je sais pas en général ça passe mal parce que j'ai toujours l'impression d'être un boulet, et qu'ils vont pas me parler si ils me trouvent pas mignonne… Le courant a du mal à passer, malgré mes efforts. En même temps j'ai toujours eu plus ou moins du mal à m'intégrer.
Si par contre avec les mecs gays le courant passe super bien en général ! Je sais pas trop à quoi ça tient
Et mes rares potes mecs, pour le plupart ils se comportent pas comme les autres. Je sais pas je les adore mais je les trouve à part du commun des mortels. ^^
Le 14 août 2011 à 00:00
C'est moi ou ya quand même pas mal de commentaires sur cet article qui partent dans le cliché le plus absolu?Ya des mecs qui bitchent autant que la pire des gonzesses, des nanas qui sont tellement droites dans leurs bottes que ça fait peur. Des mecs complexés et completement a fond sur leur apparence et les crèmes de jour, et des meufs qui gerbent dès que tu leur parle escarpin.
Faut ptêtre arrêter de toujours catégoriser et "genrifier" (ouaiiiiis je sais ça se dit pas mais c'est le week end, ya relâche niveau vocabulaire), ya un moment ou tu t'entends bien avec des GENS, pas avec une paire de couilles ou un vagin.
Fin bref, c'est que mon opinion hein.
Après, l'article à proprement parler, je le trouve bien fait et bien écrit, et puis surtout tellement vrai. J'ai passé les trois quarts de mon adolescence à jouer la fille qui aimait pas les filles, alors qu'en realité j'étais juste une pauvre petite chose complexée qui trouvait plus facile de parler avec des mecs qui, de tout façon si tu les emmerde vont regarder tes fesses, qu'avec des nanas à qui tu peux pas toujours en remontrer de ce côté là.
Disons que mon côté "fille qui n'aimait pas les filles", c'était avant tout par ce qu'avec les mecs, même des potes quasi-asexués, yavait un potentiel rapport de séduction que je comprenais, qui entrait dans ma sphère d'entendement, et avec lequel je jouais, alors que les nanas putain je savais pas par quel bout les prendre, j'avais peur de leur jugement et je me pensais pas capable d'avoir une quelconque légitimité vu comment je m'assumais pas.Plus qu'une question de genres, c'est surtout dans la tête que ça se passe et niveau confiance en soi…
M'enfin quand tu dépasse ce stade un peu naze et que tu finis par comprendre qui tu es et ce que tu vaux, tu te rends compte qu'au delà d'être une fille à filles ou une fille à mecs, t'es juste une nana avec tes gouts, tes kiffs, tes opinions, et que tes potes ce sont juste des meufs, des mecs, des poissons rouges qui les partagent.
Le 14 août 2011 à 00:59
C'est un peu l'histoire de ma vie ce que tu racontes là, sauf que moi, je n'arrive toujours pas à dépasser ce stade un peu naze
J'essaye de me forcer de traîner avec des filles et je fais de vagues progrès mais les seules avec qui j'arrive à tenir des conversations normales ce sont celles que je connais depuis plus de dix ans ou les filles sur mad (
Le 13 octobre 2012 à 18:24
J'trouve ça débile de dire j'aime pas les filles j'prefere les garçons déja premierement je pense que ces filles qui n'aiment pas les filles n'ont pas trouvés de véritables amies ou bonnes copines qui leur correspondent that's all ! Et que surtout n'oublier pas que toutes les filles ne passent pas leur temps à se juger entre elles moi perso je juge pas mes amies !Moi j'me suis jamais pris la tete, j'ai autant d'amis filles que d'amis mecs, l'amitié se résume pas à un sexe et pour répondre à ces filles qui n'aiment pas les filles, il y a des avantages et des inconvénient des deux cotés … Un mec à moins que tu sois absolument pas son genre peut éventuellement craquer pour toi (ça arrive entre filles mais c'est plus rare ^^) donc ça foire l'amitié, les mecs ils manquent cruellement de tact, meme si tu n'est pas une nana qu'on doit prendre avec des pincettes il y a des choses ça passe moyen … mais ils sont droles, on peut parler de plein de choses et autant qu'avec une fille (certains sujets sont à proscrire bien sur genre les regles ect ) donc les filles ont un avantage la dessus c'est que entre congéneres on est sensées pouvoir tout se dire ^^
Fin voila voila soyez amis avec ceux et celles qui vous plairont et avec qui vous pourrez avoir des bons délires c'est ça l'important non ?
Le 13 octobre 2012 à 18:41
Je ne comprends même pas comment on peut définir la personne qu'on a en face de soi par son genre. Celles qui ne fréquentent que des gars ou que des filles doivent projeter sur le sexe opposé ou le leur l'image de l'un ou l'autre parent, j'en sais rien, faudrait demander à tonton Freud (même s'il dit de la merde.)J'ai connu une femme qui affirmait bien mieux s'entendre avec les hommes, et sa description correspond tellement bien à celle de l'article que c'en est fendard. Elle se croyait exceptionnelle alors qu'elle était d'un ennui affligeant, et elle avait juste peur de la comparaison. Bref, elle voulait juste pouvoir séduire n'importe quel mec n'importe quand sans se préoccuper de la concurrence. C'est pour ça que les filles qui disent qu'il n'y a aucune ambiguïté avec leurs copains mecs, quand elles se revendiquent "fille à mec", me paraissent hypocrites : quand on réduit toute personne à son genre, on réduit tous rapports au sexe. Je trouve @Thon particulièrement franche.
Le 13 octobre 2012 à 23:58
Merci pour cet article délicieusement hilarant et criant de vérité!Le 14 octobre 2012 à 18:01
J'ai trainé avec quasi uniquement des mecs pendant une période, pour des raisons déjà citées plus haut, c'était plus facile parce que je n'avais même pas réellement besoin de parler, je pouvais juste être là et faire mes trucs.Je sortais d'une rupture difficile et je n'avais pas envie de parler de moi, de ce que je ressentais etc. Je voyais bien qu'ils voulaient me demander si ça allait mais ils n'osaient pas, on passait notre temps à boire, regarder des films cons ou sortir à des concerts.
Une amie m'aurait directement parlé de moi, dit que je pouvais compter sur elle etc, elle aurait été directe, honnête et franche en fait.
D'ailleurs je ne comprends même pas comment certaines peuvent parler de franchise masculine, D'après ce que j'ai vu avec la plupart des mecs que j'ai côtoyé, ils n'osent jamais se dire les choses en face, à chaque fois mes potes venaient me dire à moi des trucs qui s'étaient mal passés avec un tel au lieu de le dire au mec en question. De plus, ils se feintent l'un l'autre constamment, au début je faisais pas attention à ça puis j'ai fini par remarquer qu'en fait ils se disaient des saloperies qu'ils pensaient l'un sur l'autre mais sur un ton humoristique pour éviter d'avoir réellement une discussion.
Ca me rappelle certains posts sur 9gag qui montraient que les filles se disaient tout le temps "t'es ma meilleure amie", "je t'adore" etc et puis qui se disaient des horreurs l'une sur l'autre deux jours plus tard alors qu'au contraire l'amitié entre mec était plus "vraie", alors que bon, dans la réalité les mecs aiment aussi clamer leur amitié bien fort, le bro code et tout ces trucs, genre "les potes avant les meufs" , pourtant je me rappelle bien d'un mec qui après avoir lâché cette phrase a passé la soirée à draguer une fille alors que ses potes avaient juste envie de rentrer.
Bon j'ai beaucoup redescendu les mecs dans mon post et je sais que c'est naze parce je fais un peu pareil que celles qui mettent toutes les filles dans le même sac, mais je pense honnêtement qu'il n'y a pas d'amitié plus sincère chez les unes que chez les autres ou que les filles parlent de choses plus superficielles et se font des sales coups plus que les mecs, mon post était juste pour montrer que les critiques qu'on fait habituellement aux filles ben moi je les ai retrouvées chez des mecs. Voilà.