Suis-je hétéro par défaut ? (Mise à jour)

« Suis-je hétéro par défaut ? » c'est la question que se pose cette madmoizelle à propos de son éducation, et sa bisexualité latente.

Suis-je hétéro par défaut ? (Mise à jour)

Publié initialement le 10 et 16 juillet 2014

Mise à jour, le 16 juillet 2014 La madmoiZelle qui nous a envoyé son témoignage revient sur la suite de cette histoire à la fin de cet article !

Le 10 juillet 2014 Depuis très longtemps, il y a une question que je ne cesse de me poser sans jamais trouver la réponse (même si j’ai une petite idée). Cette question, elle va peut-être te paraître un peu concon, mais elle m’habite vachement. Régulièrement, avec plus ou moins de force, en ce moment de manière très forte et très régulière, je me demande « est-ce que je serais pas hétérosexuelle par défaut, par hasard » ?

buffy contre les vampires willowOu autrement dit, « ai-je, comme Willow, des vagins dans les yeux et pas que des zizis ?»

Je sais pas si c’est préjudiciable de dire ça, mais cette question, elle est vraiment sincère. Pour de vrai. J’ai commencé à me la poser à l’adolescence quand j’ai eu, au lycée, mon premier crush sur une fille. Elle avait les yeux noirs et espiègles, des cils très longs, un joli sourire aux dents légèrement imparfaites et des faux airs d’Alyssa Milano. Elle était en terminale, j’étais en seconde, et je ne connaissais personne dans son entourage (tout comme personne dans son entourage ne connaissait quelqu’un dans mon entourage).

Étant de nature timide, je n’ai pas osé l’aborder directement. J’essayais simplement d’être toujours en train de dire un truc drôle, ou intelligent, de façon intelligible pour qu’elle l’entende. J’essayais simplement de toujours être jolie quand j’arrivais au lycée, au cas où je la croiserai. Je croisais souvent son regard et je le soutenais, mais ses yeux fuyaient et se concentraient ailleurs.

Avoir une attirance pour une fille ne m’effrayait pas. C’était pas ça, le problème. Je savais que si je sortais avec une fille j’allais m’en prendre plein les dents, au lycée. Qu’il faudrait que je l’annonce à mes parents, que j’allais en chier, profondément. Mais je me pensais prête à ça. Je me pensais prête parce que je vis parfois dans un roman et que je me dis qu’être amoureuse de quelqu’un qui l’est en retour, ça vaut la peine de se battre. Est-ce que c’est profondément naïf ? Je sais pas. C’est une vraie question, en tout cas.

J’aime les hommes, mais suis-je hétéro par défaut ?

En fait, elle n’est pas présente tout le temps, cette question, parce que c’est un fait : j’aime les hommes. Et j’ai aimé ceux avec qui j’ai été en couple – presque tous. Du genre, super fort. Que j’ai eu une relation avec eux de type feu de paille dans la passion les larmes et les sécrétions sur un mois ou que j’ai mené sur plusieurs mois une vie paisible. Je les ai aimés et j’en aimerai encore j’imagine plein d’autres avec toujours autant d’intensité.

Quand tout va bien dans mon couple, je ne réfléchis à rien ni personne d’autre. Personne du même sexe, personne de l’autre sexe. Quand je suis amoureuse, j’y vais tête baissée, comme si j’avais des oeillères intégrées.

En revanche, dès que j’ai l’impression que l’autre a oublié pourquoi il m’aimait, dès que je me sens rabaissée, dès que je manque d’amour, de tendresse et que la complicité s’étiole, que je ne souris plus en me réveillant à côté d’eux le matin, j’ouvre les yeux. Et me rappelle de mes doutes.

C’est pas l’ennui qui m’amène à vouloir aller voir ailleurs. C’est pas que, quand une personne me fait souffrir, j’ai envie d’aller vers son opposé. J’ai réfléchi à ça, mais y a pas à chier : c’est pas du tout un rejet des hommes en faisant des généralités pour me tourner vers les femmes. C’est un vrai point d’interrogation dans mon cerveau.

… Mais

Et ce point d’interrogation prend souvent la silhouette d’une femme. Parce que depuis la jolie brune du lycée, des coups de coeur pour des filles, j’en ai eu plein (mais pas plus ou pas moins que pour des mecs. C’est pas la symétrie parfaite parce que je suis pas un robot, mais c’est pas loin).

Pourtant, je ne sais toujours pas : suis-je bisexuelle, ou suis-je simplement attirée visuellement par leur charme et/ou leur beauté, ou fascinée par leur personnalité, ou tout ça à la fois ? Est-ce que c’est de l’attirance pure, ou de l’admiration ? Pour l’instant, je ne peux pas encore répondre à ça.

Pourquoi ? La raison est toute conne : je n’ai jamais su me frayer un chemin jusqu’à elles. Celle du lycée a fini par avoir le bac et a quitté l’établissement sans jamais répondre à mes maigres tentatives de lui plaire. Je n’étais peut-être pas son style, elle était peut-être hétéro, je n’ai jamais vraiment su.

La seconde, j’ai fini par lui proposer de faire un plan à trois avec un mec qui nous plaisait à toutes les deux, mais elle n’a accepté que pour pouvoir coucher avec ce garçon que j’avais déjà beaucoup trop allumé pour qu’il reparte de la soirée sans moi. Connexion zéro.

faking itLe malaise du plan à trois raté.

La troisième s’est révélée être hétéro. Et méprisante. La quatrième s’est révélée être hétéro, et en couple. La cinquième était gay, mais en couple.

Avec la sixième, qui était guide du plus beau voyage de ma vie, je n’ai jamais essayé quoique ce soit : à l’époque j’étais en couple et les choses se passaient mal entre lui et moi. Qui plus est, je me prenais tellement de paysages magiques dans la face que je me disais que, peut-être, je l’associais simplement à la découverte touristique qui me bouleversait.

Je crois que c’est à peu près tout. Ce qu’il faut retenir, c’est que quelles qu’aient été les circonstances, le dénouement a toujours été le même : l’échec. Je suis donc dans un cas de figure bizarre : j’ai 25 ans, une vie sexuelle dont je n’ai pas à rougir, je sais comment plaire aux hommes, je sais comment faire pour les amener dans mon lit, je sais les laisser rentrer dans ma vie.

En revanche, je me sens gauche avec les femmes qui me plaisent. Je sais pas faire. Je suis parfois attristée – même si j’en ris beaucoup – de constater un truc tout con : je ne plais pas aux filles qui me plaisent. Chaque fois, j’imagine, pour des raisons différentes.

Ça a un côté hyper pathétique que j’assume pas du tout ! Moi, la fille qui se fait confiance, qui a autant d’aisance en tête à tête avec un mec, j’ai l’impression de redevenir une ado stressée, nulle, totalement maladroite, complètement con, les quelques fois où je me suis retrouvée en compagnie d’une fille qui me plaisait.

C’est comme si j’étais d’un côté carrément sexuée, et de l’autre totalement vierge. Ça me frustre, énormément. Ça me frustre de ne pas avoir plu aux personnes mentionnées au-dessus, parce qu’elles me plaisaient.
Et ça me frustre de n’avoir pas pu vérifier sur le tas (si je puis dire) si je me posais des questions pour rien ou si, effectivement, j’avais envie de vivre des histoires lesbiennes.

Mon hétérosexualité et ma peur de l’ambiguïté

On pourrait croire que j’ai honte, mais si j’ai honte d’une seule chose, c’est de ma très probable maladresse si un jour je me retrouve face à une fille qui me plaît, à qui je plais.

On pourrait croire que j’ai honte parce que je n’en parle pas, jamais, autour de moi. Seule la personne qui relit cet article pour le mettre en ligne le sait. Et une amie, aussi. Une seule. Pourtant j’ai des amis, surtout des amies proches qui me soutiendraient, qui m’écouteraient, qui m’emmèneraient à la limite dans des bars gays pour que je mette toutes les chances de mon côté de répondre à cette question, qui ne changeront rien dans leur façon d’être avec moi si elles le savaient. Le truc que je veux éviter, c’est l’ambiguïté.

L’ambiguïté a pourri bon nombre de mes amitiés avec des mecs. Parce qu’il y a toujours, dans ma vie, un moment où l’un ou l’autre se sent suffisamment seul-e pour se demander si ça ne vaudrait pas le coup de tenter un truc. Ça a donné pour conséquence que :

  • soit les deux se mettent d’accord pour tenter de se mettre en couple ou de coucher ensemble, ça marche pas, fin de la relation et de l’amitié
  • soit l’un est attiré par l’autre de manière unilatérale et l’amitié meurt jour après jour dans un certain malaise.

Quand c’était pas ça, rares ont été mes amitiés intersexes avec des hétéros dans lesquelles je ne me suis jamais posée la question de savoir si je leur plaisais, si ce petit geste tout nul, cette petite attention, n’était pas guidé par des sentiments différents. Ça a gangréné tout le truc.

Les seuls potes mecs hétéros qu’il me reste sont les mecs de mes amies. Ça n’est pas le cas partout : j’ai entendu plein d’anecdotes d’amitié entre garçons et filles hétérosexuel-le-s qui durent depuis des années, sans aucune sexualisation. Mais moi j’ai pas eu. C’est peut-être ma faute hein ! Je dis pas.

Mais j’ai pas envie de prendre le risque. J’ai pas envie de prendre le risque que mes amies se demandent si, quand je leur touche l’épaule, ce serait pas un peu du flirt. J’ai pas envie qu’elles se demandent si mes intentions sont tout autres. J’angoisse à l’idée qu’elles en discutent entre elles derrière moi, qu’elles se posent des questions, qu’elles n’osent pas me dire les choses comme avant, qu’elles se focalisent là-dessus malgré elles, malgré le fait que ce sont de belles personnes.

Qu’elles fassent, non pas du jugement (je choisis trop bien les personnes qui m’entourent pour ça), juste une sorte de petite crainte nulle et infondée qui m’éloignerait d’elles. Alors qu’à partir du moment où je côtoie quelqu’un de manière amicale depuis quelques mois, ces personnes perdent toute sexualisation à mes yeux.

Pourtant, elles ne sont pas concernées, mais vraiment pas du tout : pour moi, une fois qu’il y a amitié, il ne peut pas y avoir d’attirances sexuelles ou de sentiments amoureux. Je n’ai jamais eu envie d’un ou une de mes ami-e-s. Jamais. Je dis pas que ça n’arrivera pas dans le futur, mais pour l’instant, je n’ai jamais eu envie d’avoir des relations sexuelles ou amoureuses avec elles. Elles me sont précieuses et j’aurais beaucoup de mal à l’idée que quelque chose se casse en nous sans être certaine de ce que je suis.

Je suis totalement lâche, au fond. Parce que si j’étais absolument sûre d’être bi, je leur dirai, et j’en assumerais les potentielles conséquences. Mais dans le doute, j’ai choisi de ne pas prendre ce risque pour, peut-être, « rien ». « Rien » se référant pourtant à un partage de mes doutes avec des personnes qui me sont chères. Ce n’est donc pas « rien ».

C’est totalement nul de ma part de taire ça et j’en conviens.

Comment j’imagine ma première potentielle expérience sexuelle avec une femme.

Être hétéro par défaut… et si ça venait des parents ?

Ce silence-là, cette incapacité à partager ce besoin de savoir un truc aussi crucial pour moi, je crois savoir d’où elle vient.

Je me vante très souvent de ma relation avec mes parents. Je suis très fière d’avoir, avec le temps, en travaillant beaucoup avec eux, réussi à construire une très belle et très forte relation avec eux. Je suis fille unique et ils n’ont pas toujours accepté mon choix de carrière. Quand j’ai abandonné mes études au dernier moment, juste avant de signer pour un job stable, au profit d’une carrière dans un domaine beaucoup plus friable, ils n’ont pas compris. Ils avaient peur pour moi. Au début.

Quelques mois plus tard, après avoir regardé ce que je faisais, après avoir vu que je me frayais plus ou moins mon chemin, ils ont dit ce que j’attendais qu’ils me disent : « On est fiers de toi. On sait pas comment tu fais ça, mais on est fiers de toi, vraiment. » J’ai tendance à penser qu’on est aussi proches et aussi à l’écoute sur tous les sujets. Je me voile la face, presque toujours, quand je parle d’eux. De l’extérieur, le tableau paraît idyllique. Pourtant, il y a quelques années, il s’est passé quelque chose qui aujourd’hui encore, me bloque.

Un weekend que j’étais rentrée chez mes parents, au tout début de mes questionnements, j’ai fait une plaisanterie sur le fait que j’avais peut-être des doutes sur ma sexualité. Pour les tester, j’imagine. Pour tâter le terrain.

Pire engueulade avec eux de toute ma vie. Si ma mère était capable de prendre sur elle et aurait vite accepté (je crois), mon père s’est muré dans une colère froide. J’avais beau dire que je plaisantais, il ne m’a pas adressée la parole pendant près d’un mois. Il ne répondait pas quand je l’appelais au téléphone. Il ne prenait pas le combiné quand ma mère lui demandait s’il voulait parler à sa fille. Rien.

Je me souviens que j’ai enchaîné de plus belle les aventures avec les mecs. Sur le coup, c’était sans réflexion, mais je réalise avec le recul que j’essayais de me prouver, de toutes mes forces, que j’étais hétéro. Je me sentais un peu vide. Beaucoup, en fait.

Mon père, mon papa, le meilleur du monde, la personne que j’admire le plus dans ma vie, me trahissait. Ce mètre quatre vingt et quelques de gentillesse et d’ouverture d’esprit, pour le mariage pour tous, pour l’adoption par les couples homosexuels, pour la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes, me trahissait. Il me rejetait. Il rejetait sa fille unique. Il refusait à sa famille ce qu’il tolérait largement chez les autres.

Est-ce que c’est à cause de ça que je me suis jetée à corps perdu dans une longue relation avec un homme dépressif, parce que c’était un homme et que cet homme m’aimait, dès que j’en ai eu l’occasion ? Peut-être, peut-être pas. En tout cas, je l’ai fait.

La semaine qui a suivi l’altercation, je me faisais draguer pour la première et dernière fois par une fille qui me plaisait. Elle était jolie, elle était drôle, elle avait le cheveu fou et les yeux qui pétillent. Elle m’a draguée très clairement, en rajoutant une couche en me fredonnant du Mariah Carey dans l’oreille. Je riais (Mariah Carey. Tout de même) et, en même temps, j’avais quelques frissons.

Vraiment, j’avais envie de lui renvoyer ses regards et ses mots. Je l’ai pas fait. Je l’ai éconduite gentiment et je suis sortie du bar. Est-ce qu’il en aurait été autrement si je n’avais pas eu cette conversation, cette cassure avec mon père quelques jours plus tôt ? J’en sais rien. J’aurais bien aimé. Est-ce que c’est pour ça que je suis tellement effrayée de dire mes interrogations à voix haute ? On va pas se mentir : ça doit forcément jouer.

C’est pas que j’ai envie d’être bisexuelle comme on a envie d’acheter le dernier portable à la mode : c’est que je crois que je le suis, mais j’en suis pas certaine. J’ai envie d’être certaine. J’ai envie de me connaître. De n’avoir jamais aucun regret. De savoir qui je suis, absolument, pour m’emmener là où j’ai envie d’aller. Peut-être que je suis déjà en chemin pour « là où j’ai envie d’aller ». Mais peut-être pas.

Alors ce que je me dis, c’est tout simplement qu’un jour, j’aurai la réponse. Ça sera peut-être mieux, ça sera peut-être moins bien, on verra. Je me dis qu’il faut juste laisser le temps aux choses de se faire, à la vie de venir à moi puisque je n’ai qu’un quart de siècle et qu’il me reste tout le temps de faire mon expérience. Je n’ai plus envie de me précipiter pour savoir. Je ne me plains pas : je ne pense pas que je passe à côté de mon existence, ou à côté d’histoires d’amour, puisque je n’ai pas plu à celles qui me plaisaient ou pas su les aborder. Maintenant que je sais que je ne passe à côté de rien, j’attends.

Sans pression.

Suis-je hétéro par défaut ? Suite et fin ! (Mise à jour)

Je n’ai pas eu à attendre très longtemps pour obtenir les derniers éléments complétant la réponse à cette question : « suis-je hétéro par défaut ? ».

Vous avez été quelques unes à regretter que je ne comprenne pas un truc tout bête : l’orientation sexuelle n’attend pas l’expérience. J’ai aussi vu des commentaires qui disaient que c’était « à la mode » de se considérer comme bisexuelle. Mais me poser des questions sur ma sexualité, sur mon orientation sexuelle, sans en parler à personne, ça n’a rien de très it-girl… Ça faisait simplement de moi quelqu’un de frustré.

Écrire cet article m’a permis d’y voir plus clair. Ça m’a aussi permis de réfléchir à la cause de mon problème : « certaines filles m’ont plu mais je ne leur ai pas plu en retour, suis-je donc une bisexuelle en incubation ? ».

Je n’ai pas franchement besoin de me coller une étiquette, de me ranger dans une case, de pouvoir clamer que je suis « bisexuelle » : j’avais juste besoin de me retrouver un jour devant le fait accompli, de voir si je pourrais avoir un crush réciproque, pour répondre à mes interrogations. J’avais juste besoin de concrétiser pour me sentir légitime dans mon attirance sexuelle. Tout le monde n’a pas besoin de ça, mais moi si. C’est peut-être un peu bête, je sais pas… Surtout qu’au fond, ça ne change rien : je ne suis pas une personne différente maintenant que j’ai expérimenté le sexe avec une fille.

Eh oui : le lendemain de la rédaction de ce témoignage, j’ai eu ce fameux déclic. L’écrire m’a permis, je crois, de me donner les moyens de concrétiser cette attirance, puisque j’ai rencontré une fille incroyable. Elle m’a plu, c’était visiblement réciproque, et j’ai eu avec elle ma première véritable expérience avec une femme. J’ai aimé ça, pas plus que le sexe avec un homme, mais de façon différente. Ça m’a paru totalement naturel, de lui sourire, de la laisser flirter avec moi, puis de flirter avec elle, de l’embrasser… et tout le reste.

J’ai tout autant aimé la sérénité qui m’a sauté au visage le lendemain, au réveil. Je crois qu’au fond, j’avais peur de dégoûter cette fille en la ramenant chez moi, ou qu’elle me dégoûte, et de réaliser que toutes ces interrogations avaient été du temps perdu. J’avais envie de répondre à une question toute bête : est-ce que mon attirance sexuelle irait de pair avec mon attirance physique ? Ce n’est pas exactement la même chose…

Je ne sais pas où la vie me mènera, je ne sais pas si j’aurais une relation amoureuse et pas juste fulguro-complicito-sexuelle avec une fille, je ne sais pas si je rencontrerai d’autres femmes qui me plairont, ou à qui je plairais.

Je sais rien de tout ça, mais ce que je sais, c’est que je suis profondément heureuse, maintenant. J’y vois tellement clair, et je me sens tellement plus forte qu’avant. C’est bizarre, j’en conviens : ce n’est qu’un détail. Mon orientation sexuelle ne change en rien la personne que je suis.

Mais je suis enfin sûre de ce que je suis.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • PoussiM
    PoussiM, Le 2 mai 2016 à 22h38

    Le seul bémol à l'article concerne l’ambiguïté en amitié "[...]soit l’un est attiré par l’autre de manière unilatérale et l’amitié meurt jour après jour dans un certain malaise", ça m'a fait peur et m'a rendue triste... En ce moment j'ai peur de perdre une amie... :sweatdrop:

    Mais sinon, l'article est super ! Merci pour ce témoignage, c'est une partie de ce que je vis, des questions que je me pose. Ça fait du bien de sentir qu'on n'est pas seul.e dans ce cas (@Madmoizelle215 je serai également ravie d'échanger avec toi sur cela :) )

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