Chronique de la French Girl en voyage #7 – La colocation

Dede la Frenchie est, comme son pseudo l’indique, une jeune française qui a décidé de se lancer dans une grande aventure. Suivez son récit tous les lundis !

Chronique de la French Girl en voyage #7 – La colocation

Que ce soit en France ou à l’étranger, la colocation a les mêmes avantages et inconvénients. Ça te permet de te sentir moins seule et d’avoir une surface plus grande pour un loyer plus bas, mais ça peut aussi apporter des scènes de ménage pires qu’une dispute de couple. À l’étranger c’est la même chose, avec le mélange des cultures en plus.

Je n’ai jamais fait de colocation en France car je ne savais pas si j’arriverais à supporter tout ça. À l’étranger, j’ai cohabité avec des Françaises, une Américaine, une Suédoise et des Canadiens, pour une expérience plus ou moins positive.

Le French girls crew

Première expérience, Grand Canyon National Park, 2007. Où je me suis retrouvée dans un dortoir pour filles avec une colocataire déjà assignée (ce qui est souvent le cas quand tu es freshman à l’université). Je suis tombée sur le parfait stéréotype américain : une jeune femme d’Oregon au tour de taille assez impressionnant, se gavant de chips et de Coca à longueur de journée, avec une culture ne dépassant pas les frontières de son État et des chapelets accrochés partout à son lit. Alright then, je suis restée deux semaines, jusqu’à avoir l’opportunité d’emménager avec deux autres Françaises expatriées (ce qui va à l’opposé de l’article « Avec des Français tu ne traîneras point« , mais vu que presque toutes les nuits on avait une nationalité différente qui venait nous rendre visite, c’était parfait). Malgré le fait que mes colocs étaient sarkozystes, maniaques à souhait (contrairement à moi qui suis bordélique) et me tenaient éveillée jusqu’à 1h du mat alors que je commençais à 4h30, ces 3 mois de colocation furent pour moi comme une colonie de vacances. Je n’en ai jamais fait mais c’est la vision que j’en ai en tout cas (surtout qu’on ne pouvait pas boire, puisqu’on n’avait pas 21 ans… mais on le faisait en cachette !).

A Swedish in Chinatown

Deuxième expérience, New York City, 2009. Ou comment prendre l’option facile et accepter la proposition d’une connaissance française pour éviter l’enfer du logement. Avec un bon petit loyer à 900 dollars (eh oui, c’est possible de trouver plus cher que Paris), on était bien dans l’Upper East Side. Sauf que c’est en habitant avec une personne que tu te rends compte que tu ne la connais pas et qu’il y a certains aspects d’une personnalité que tu ne peux pas supporter au quotidien. Bref, au bout de deux mois, changement de bail donc déménagement. Je me suis retrouvée en plein Chinatown avec une Suédoise, après avoir monté 6 étages sans ascenseur avec mes deux valises de 25 kilos (déjà en overweight alors qu’il me restait encore un mois, toujours aussi large). Là-bas, à part le rideau de douche en forme de tête de mort qui me faisait toujours peur en rentrant dans la salle de bain, tout s’est bien passé. Ils sont cool ces Suédois.

Vis ma vie avec un douchebag Canadien

Troisième expérience, Vancouver, 2011. Comment trouver dès le premier jour sur Craigslist une coloc à trois dans une maison en proche banlieue avec une Canadienne du New Brunswick et un gay de Calgary. C’était le bordel, c’était parfois crade, mais c’était bien cool. Hello international parties, chacun ramenant un alcool de son pays pour faciliter le partage. Hello les voisins fous qui piquaient une crise de panique à chaque fois qu’il y avait un peu trop de bruit. Mais hello la liberté et la coloc qui se passe à merveille, malgré la pluie.

Puis notre coloc gay a dû partir et il a fallu le remplacer. Nous avons pris à l’arrache un autre mec canadien. C’était une horreur, une abomination. Le pire coloc du monde, qui fout rien de ses journées, qui te pique de la thune et de la bouffe, qui est crade et ne range jamais rien, qui fout sa musique de merde à donf (parce qu’en plus il est DJ professionnel dans sa chambre)… Manquait plus que je rentre un jour pour le surprendre en train de sauter ma coloc… Check. Il était définitivement pas gay lui, car en plus d’être con il nous racontait toutes ses « prouesses » sexuelles. Bref, maintenant que j’ai survécu à un coloc aussi ignoble, je me dis qu’emménager avec mon copain ne semble pas si impossible… Bon, j’en ai pas. Mais je serai beaucoup plus tolérante le moment venu. Tant qu’il ne me vole pas mes bouteilles de sirop d’érable et qu’il ne se fait pas plein de tatouages débiles (dont un fake smack sur le sein gauche), ça devrait le faire. Je vous avoue que l’histoire morbide du mec qui a bouffé son coloc cette semaine ne m’a qu’à moitié surprise, vu que j’ai eu moi-même eu des envies de meurtre avec ce blaireau (en vrai j’ai juste eu envie de lui voler toutes ces affaires, le foutre dehors ou l’enfermer dans une pièce pour préserver le monde sa connerie).

Voilà mes expériences de coloc, toujours plus drôles, toujours plus folles, toujours plus intenses. Ça peut être dur mais c’est ça qui est bon. Dans tous les cas, la colocation aura toujours avantage : vous ne vous sentirez jamais seule ! N’hésitez donc pas à partager vos propres expériences!

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Dede la frenchie
    Dede la frenchie, Le 17 juillet 2012 à 14h39

    Bon ben me sens bien conne avec cet article maintenant, parce que je viens d'apprendre que le douchebag canadien est en fait décédé depuis septembre....

    Ca ne m'étonne qu'à moitié mais ça fait toujours bizarre de savoir qu'une personne avec qui tu as vécu pendant 5 mois a fini si tragiquement!

    Bref paix à son âme en espérant qu'il ne fasse pas chier ses colocs dans l'au-delà!

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