J’ai testé pour vous… être animatrice sur un chantier de volontaires

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Les chantiers de volontaires, vous connaissez ? Ces évènements bénévoles sont encadrés par un animateur ou une animatrice, qui motive des jeunes gens venus du monde entier à mener un projet à son terme. Une expérience passionnante !

J’ai testé pour vous… être animatrice sur un chantier de volontaires

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de l’animation de chantier de volontaires. Un chantier de volontaires, c’est quoi ? C’est un séjour d’environ trois semaines, quelque part dans le monde, pendant lequel on vit avec un groupe de volontaires venus de tous les pays, pour travailler sur un projet solidaire (en général assez basique et ne nécessitant aucune compétence particulière). L’animateur, c’est la personne en charge du projet. Il est là pour gérer le chantier dans son ensemble, mais aussi le choc culturel (« Il y a du vert sur mon fromage !! ») et faire le lien entre les volontaires et la population locale.

Neuf compères en Haute-Savoie

Cet été-là, je n’avais pas trouvé de stage, je n’avais pas les moyens de partir en vacances, et j’avais envie de quelque chose de plus enrichissant que le fast-food du coin. Ayant participé à un chantier au Maroc l’année précédente (expérience que j’avais adorée), j’étais sur la mailing list de l’association avec laquelle j’étais partie, et j’ai reçu une offre pour encadrer bénévolement un chantier en France. Aucune expérience requise, juste un bon gros paquet de motivation et d’enthousiasme, tous les frais remboursés, et en prime, trois semaines immergée dans une ambiance interculturelle avec un groupe de volontaires venus d’un peu partout. Ni une ni deux, j’ai sauté sur l’occasion.

Après une formation de deux jours, j’ai choisi le chantier qui me plaisait, en tenant compte de plusieurs facteurs (taille du groupe, lieu du chantier, type de travail), et je me suis retrouvée avec un chantier de huit volontaires dans un village de 300 habitants, là-haut-sur-la-montagne en Haute-Savoie, pour aider à la construction d’un chemin de randonnée.

Cuisine, budget, organisation et grand sourire

Le jour de l’arrivée des volontaires, j’ai eu un gros moment de trouille. Comment est-ce que quelqu’un comme moi, qui n’a jamais encadré rien ni personne, allait être capable de gérer tout ce petit monde ? Et finalement, c’était beaucoup moins difficile que ce que j’imaginais !

Au quotidien, on fait un peu tout et n’importe quoi. On fait en sorte que tout le monde se réveille à l’heure, que l’équipe cuisine (deux volontaires chaque jour) prépare bien le petit-déjeuner, que tout le monde ait bien ses outils avant d’aller travailler, comprenne bien les tâches à effectuer (un encadrant technique est présent sur chaque chantier pour coordonner le travail, mon rôle ici était surtout de traduire), on propose des activités pour l’après-midi (en général le travail s’effectue uniquement le matin) et les week-ends, on répond aux questions des volontaires, on règle les éventuels conflits, et la partie un peu barbante : on gère le budget. Ça paraît un peu impressionnant aux premiers abords mais au final il s’agit simplement de mettre des chiffres dans des cases et de s’assurer qu’on n’arrive pas à zéro avant la fin du séjour…

Le rôle le plus important de l’animateur, c’est d’être motivé et de motiver les volontaires. On se lève en premier, on se couche en dernier, et bien entendu on est jamais fatigué et on fait toujours tout avec le sourire ! C’est un peu sportif mais ça fait aussi partie de l’expérience (et croyez-moi, dans la vie de tous les jours, je suis une grande feignasse).

Qu’est-ce que j’en retire ?

  • C’est une expérience extrêmement enrichissante, grâce à la vie en communauté et au partage des différentes cultures.
  • C’est un dépaysement total, même à 3h de route de chez moi : pas de réseau, pas d’Internet, pas d’électricité et les vaches qui meuglent en bas de la fenêtre, ça change ! (Je vous rassure : c’était comme ça sur mon chantier, mais ce n’est pas forcément aussi rudimentaire partout.)
  • Ça booste la confiance en soi : eh oui, moi, j’ai été capable de mener ce projet jusqu’au bout et de faire en sorte que tout le monde en soit satisfait.
  • C’est un plus sur le C.V. : encadrer seule un groupe de volontaires avec qui on parle uniquement en anglais, ce n’est pas négligeable !

En bref, je le conseille à tou-te-s. Il suffit d’être disponible 3 semaines entre juin et septembre, d’être majeur-e, de pouvoir se débrouiller en anglais, et surtout d’être motivé-e pour mener le projet jusqu’au bout.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter un organisme de chantiers, comme Jeunesse et Reconstruction ou Concordia et ils vous expliqueront la marche à suivre !

Une madmoiZelle


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Commentaires
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  • Tree Hugger
    Tree Hugger, Le 4 juin 2013 à 2h04

    Ohhhh, ça me fait un peu penser à mon expérience en séjours adaptés pour adultes handicapés... Tiens, d'ailleurs je ne sais pas si ça a été fait, mais si j'ai un moment je pourrai essayer d'écrire un article dessus.

    J'ai une amie qui a fait ça, encadrer un chantier, en faisant un volontariat sur un an je crois, et apparemment, oui, c'est hyper enrichissant !

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