Josée l’hétéro pécho une petite go

Cette chère Josée n'avait jamais eu d'expérience avec une femme et se pensait « 100% hétéro ». C'était avant qu'une belle inconnue ne l'aguiche à l'autre bout du monde...

Josée l’hétéro pécho une petite go
Qui est Josée l'Obsédée ?C’est le nom de plume que n’importe qui peut prendre pour raconter une partie de jambes en l’air un peu spéciale, quel que soit son genre ! (Les hommes aussi sont bienvenus, donc !)

Tu as vécu des histoires de sexe qui mérite d’être entendues selon toi ? Des anecdotes insolites, amusantes, sérieuses, surprenantes, différentes ?

Et si tu (te) racontais sous la plume de José ou Josée L’Obsédée ?

Envoie-nous un mail à jaifaitca [at] madmoizelle.com avec « Josée L’Obsédée » en objet.

Il y a quelques années, alors que j’étais étudiante, je suis partie à l’étranger pour un stage de six mois.

En prenant l’avion pour me rendre dans ce pays d’Asie, j’étais encore une banale Josée hétérosexuelle…

Josée l’Obsédée ne pense qu’aux mecs

Je m’étais déjà posé des questions sur mon orientation sexuelle, notamment à l’adolescence, me forçant presque à considérer le fait que je puisse être homo, car j’avais entendu des témoignages de personnes qui avaient longtemps renié leur identité.

Après tout, je ne reconnaissais pas dans les canons de la féminité, je n’avais jamais été très « fifille » et je sentais une forte énergie masculine en moi.

Mais ma réflexion ne s’accrochait finalement qu’à des stéréotypes de genre et autres préjugés.

Si je m’en tenais aux faits, je n’avais jamais été attirée que par des hommes. J’avais toujours aimé la drague, le sexe, être en couple… Ma vie amoureuse était, et reste aujourd’hui, une passion à part entière.

J’avais d’ailleurs un copain depuis quelques mois lorsque j’ai atterri dans cette capitale asiatique à l’ambiance effervescente.

Il était prévu qu’il me rejoigne quelques semaines plus tard et fasse un voyage dans la région de son côté.

En attendant qu’il débarque, je profitais de ma nouvelle vie d’expat et je faisais pas mal la fête avec mes nouveaux amis dégotés sur place.

Josée oublie de boire avec modération

Notre rituel du samedi consistait à nous rendre dans un quartier festif où se cachait une gargote et sa terrasse typique peuplée de tout petits tabourets en plastique.

Assis à quelques centimètres du sol, les genoux presque aux oreilles, nous commandions (littéralement) un seau de l’alcool local dans lequel nous plongions nos verres à shot à tour de rôle.

Une ou deux heure plus tard, dans un état d’ébriété acceptable, nous nous dirigions vers la plus grosse boîte de nuit de la ville, située à deux pas.

Ce soir-là, comme à mon habitude, je naviguais entre le bar et la piste de danse, lieu des chorégraphies les plus folles.

Nous étions à des milliers de kilomètres de chez nous, et c’était pour la plupart de la bande notre première expérience en solo à l’étranger.

Notre sentiment de liberté était total et nous étions toujours opé pour vivre de nouvelles aventures : ça, c’est pour vous poser un peu l’état d’esprit du moment.

La suite de cette histoire est plutôt floue dans mes souvenirs. J’étais déjà assez alcoolisée lorsque j’ai remarqué cette fille qui dansait près de moi…

La première fois qu’une fille m’a pécho

Je compris bientôt que si elle dansait si près de moi, c’était parce qu’elle voulait danser AVEC moi.

J’avais l’habitude de prendre les devants avec les mecs. Faire le premier pas ne m’effrayait pas et je prenais plaisir à draguer de manière frontale. Il était donc rare que je me retrouve en position de « proie ».

Mais là, je me sentais fébrile comme une ado avant sa première fois

Elle s’appelait Anna, elle était anglaise et je la trouvais très sexy. Elle avait du style, des courbes magnifiques, de grands yeux noirs et une bouche divine. Et elle me draguait !

Je ressentais un mélange d’excitation, de surprise d’être aussi excitée et de fierté d’attirer cette meuf chanmé. Du coin de l’œil, je pouvais percevoir la jalousie de mes congénères masculins.

Le corps des femmes m’avaient toujours fascinée, moi qui me trouve un physique plutôt masculin. Elle dansait contre moi et j’avais l’impression d’être le roi de la jungle.

Le rapport de force était si différent de lorsque je chinais un mec…

Nous nous sommes embrassées sur cette piste de danse et pour la première fois de ma vie, j’ai ramené une meuf chez moi.

Ma première fois avec une femme

Nous avons (je crois…) pris un taxi, et nous nous sommes retrouvés sur mon lit, dans la petite chambre d’hôtel que je louais au mois.

Anna était plus âgée que moi et clairement plus expérimentée.

Je n’avais jamais couché avec une fille et je n’avais aucune base technique… Mais je crois que l’alcool et mon esprit intrépide m’ont empêché de me poser trop de questions.

J’étais absolument ravie de pouvoir caresser sa poitrine, serrer son corps et toucher son intimité.

Elle m’a allongée sur le lit pour me faire un cuni plutôt sympa. Après, c’est un peu le trou noir, si vous me passez l’expression…

Quand je me suis réveillée le lendemain, elle était partie en laissant sa carte de visite sur la table de nuit.

Coucher avec une femme, c’est du sexe aussi !

Et au fait, t’avais pas un mec, toi ?

SI. Et notre relation était censée être exclusive. Mais dans mon jeune esprit, faire du sexe entre femmes n’était pas vraiment faire du sexe, surtout quand on se considère comme hétéro…

Pour moi, c’était une expérience de vacances, un jeu en quelque sorte. Comme si « ça ne comptait pas vraiment ».

Autant vous dire que ce n’est pas du tout comme ça que le mec l’a pris quand je lui ai partagé, toute fière, le récit de ma péripétie.

Il s’est senti trompé, et pour cause, ce qui m’a fait réaliser la bêtise de mon raisonnement, à la fois pour mon couple et pour le sexe entre femmes qui est BEL ET BIEN DU SEXE, je le sais aujourd’hui !

Aujourd’hui, ce que je retiens de cette folle histoire, c’est que je peux vivre ma sexualité au feeling et gambader joyeusement sur le spectre des préférences sexuelles sans ressentir le besoin de me coller une étiquette.

C’est cool, non ?

À lire aussi : Deux filles peuvent-elles vraiment faire l’amour ?

Josée L

Josée L'Obsédée

Josée l'Obsédée n'est pas qu'une personne (sinon, elle aurait eu 17 premières fois et 6 sodomies ratées, ce qui fait beaucoup pour un seul corps). C'est la plume des madmoiZelles voulant nous parler de leurs plus folles histoires au lit... ...et au fait, peut-être es-tu toi aussi une Josée l'Obsédée dans l'âme ? Si oui viens témoigner !

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Commentaires

Mijou

Pour énormément de personnes, l'alcool rend démonstratif, affectueux/euse et du coup ça peut aller jusqu'à l'envie de baiser, alors pas forcément avec n'importe qui, mais disons que l'envie de baiser peut prendre le pas sur des critères qui seraient rédhibitoires en temps normal.
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Des fois, on a juste envie/besoin d'un corps chaud (et consentant) contre lequel transpirer et se faire du bien.
Du moment qu'on est clair avec la personne sur le fait que ça n'ira pas plus loin que ce moment-là, qu'on respecte le consentement, la loi et que l'on se protège, je ne vois pas où est le souci.

On retrouve cet effet dans d'autre drogues, typiquement l'ectasy qui est connue pour donner envie de faire l'amour en mode Sense8 à la Terre entière. :cretin:

Et ça peut pour autant être tellement chouette, de juste suivre cette envie !
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