« Doucement, elle fait naître des frissons sur chaque parcelle de ma peau »


Une fois sous la douche et déjà mouillée, je me rends compte qu'il me manque un élastique pour ma tignasse. Notre chambre est en face des douches. Je l'appelle, lui demande de m'apporter un élastique...

femmes sous la doucheTim Samuel / Pexels

Le week-end, Madmoizelle publie vos fictions érotiques !

C’est Miha, l’autrice de Je l’ai rencontré dans un RER…, qui reprend la plume cette semaine.

Parce que libérer nos imaginaires, et notamment nos imaginaires sexuels, est un enjeu éminemment féministe, nous éditons et publions désormais vos fictions érotiques !

Évidemment, cela ne remplace pas vos témoignages sexo, que nous continuons aussi à publier (si vous avez une histoire vraie à partager, n’hésitez pas à nous écrire !), c’est juste une nouvelle manière d’aborder la sexualité et les fantasmes sur Madmoizelle… À travers la fiction !

Au programme : des autrices uniquement, du consentement à chaque fois, et un espace où vous pouvez inventer et réinventer votre sexualité en liberté.
Si cela vous tente, prêtez vous au jeu et venez partager vos histoires sexy avec la communauté de Madmoizelle en nous écrivant à jaifaitca[at]madmoizelle[dot]com

On a hâte de vous lire !

Je l’entends râler, mais se lever et aller chercher dans mon bac de salle de bain. J’enlève le loquet de ma douche et retourne sous l’eau chaude. Quand j’entends ses pas, je lui dis que c’est ouvert. Elle entre et désigne ma masse de cheveux.

« Je te les tresse ? »

Je souris, et me tourne. Elle passe ses doigts dans mes cheveux et les arrange savamment, plus que ce que j’aurais fait moi-même. Elle attrape l’élastique entre ses dents et attache le bout de ma tresse. Son index remonte doucement le long de ma colonne en écartant mes cheveux. Je frissonne. Elle s’excuse.

« Non… ça m’a surprise, mais c’est… agréable »

Je ris pour cacher ma gêne. Son doigt redescend jusqu’à la naissance de mes reins. Je me cambre, entre chatouilles et plaisir. Je ne sais pas à quoi elle joue.

« Je continue ? »

Je tourne la tête, surprise. Elle regarde mon dos, puis plus bas. Je rougis tandis que mon cerveau plante. Son doigt remonte. Mon corps réclame plus de caresses, et j’acquiesce sans m’en rendre compte. Ses yeux rencontrent les miens :

« Retourne sous l’eau alors, j’arrive ».

Je retourne dans la douche, tandis qu’elle se déshabille. Je la regarde du coin de l’œil. Son ventre plus plat que le mien, ses cheveux un peu plus courts qu’elle attache en queue de cheval. Ses cuisses, ses seins. Elle croise mon regard et me sourit alors qu’elle enlève sa culotte. Je détourne le regard. La voir en sous-vêtements, j’ai l’habitude, mais je ne l’ai jamais vue nue. Elle entre dans la douche.

Ses doigts caressent lentement mes omoplates, descendent le long de mes côtes, remontent par la colonne vertébrale. Je ferme les yeux. Ses mains passent sur mes épaules, mes bras, se posent sur mes hanches. Elle se rapproche et sa poitrine touche mon dos. Mon cerveau refuse toujours de réfléchir, et ne demande que plus de plaisir. Elle pose sa tête sur mon épaule et je sens la chatouille de ses poils contre mes fesses. Ses doigts tracent des cercles autour de mon nombril. Ils descendent sur mes cuisses, puis s’approchent de mon bas-ventre. Voile rouge. Je me détache d’elle et mes mains tremblent.

« Ça va ? »

Ses mains viennent se poser dans les miennes, calmant mes tremblements.

« C’est ta première fois ? » J’arrive à articuler « Avec une fille ? » Sa poigne se resserre. « Donc tu l’as déjà fait avec un mec ? »

C’est plus une affirmation qu’une interrogation.

« On va dire que ça ne s’est pas très bien passé ».

Elle se rapproche, mon corps ne la rejette pas. Elle pose un baiser dans mon cou.

« Si tu veux qu’on arrête, tu me le dis. Mais je vais faire en sorte que tu oublies cet imbécile…»

Ses doigts repartent dans leurs caresses sur mon corps, je baisse la tête.

« Regarde-moi »

C’est presque une supplication. Lentement, je tourne la tête et croise son regard inquiet. Elle m’incite à me tourner tout à fait. Elle passe ses bras autour de ma taille, sans me coller à elle. Mes yeux n’arrivent pas à se détacher des siens. Son visage se rapproche.

Elle attend un mouvement de recul. Je ne bouge pas. Elle pose ses lèvres sur les miennes. Malgré la douche, les miennes sont toujours froides, les siennes sont chaudes. Je ne bouge pas. Ses doigts remontent le long de ma colonne, et je frissonne à nouveau… Passage en mode automatique.

Mes lèvres s’entrouvrent et je l’embrasse. Elle continue à me regarder, guettant un non ou un stop. Je mordille sa lèvre inférieure. Elle répond, passant sa langue sur mes lèvres. Je l’embrasse de nouveau, en me collant à elle. Tout son corps se détend. Ses mains passent doucement sur mes fesses, remontent sur mon ventre. Mes mains s’éveillent et attrapent sa taille pour la presser contre moi. Aime-moi. Fais-moi du bien. Des envies égoïstes. Elle comprend. Mon dos s’écrase contre le mur froid. Son genou se colle entre mes cuisses, pressant contre mon bas-ventre. Un soupir s’échappe de mes lèvres. Elle mordille mon cou, tandis que ses doigts tracent des cercles autour de ma poitrine. L’un après l’autre, elle masse mes seins, sans maltraiter mes tétons comme il l’avait fait.

Doucement, elle fait naître des frissons sur chaque parcelle de ma peau, attisant l’excitation qui me consume en bas. Sa bouche descend lentement sur ma poitrine, en trace les contours, puis embrasse mon ventre. Un fugace baiser sur mon bas ventre. Elle me tourne. Ses lèvres parcourent mes cuisses, mes fesses, puis chaque vertèbre. Un nouveau baiser dans mon cou.

« Laisse-moi m’occuper de toi. »

Elle redescend. Ses mains écartent doucement mes jambes. Elle s’installe entre.

Toutes les fibres de mon être redoutent ce qui arrive. Ce à quoi je n’ai jamais eu droit. Elle embrasse d’abord l’intérieur de mes cuisses. J’ai l’impression que mes jambes ne réussiront pas à me porter jusqu’au bout. Ses lèvres se posent doucement sur mon sexe. Sa langue caresse mon clitoris. Je réprime un gémissement en hoquetant de plaisir. La caresse se répète. Mon corps se colle inconsciemment à son visage. Sa langue descend et se fraie un chemin en moi. Elle déglutit et dépose un baiser. Puis sa langue me pénètre à nouveau, en caressant chaque recoin auquel elle peut accéder. Chacun de ses coups de langue rend plus difficile mon silence. Puis elle accélère. Un gémissement s’échappe de mes lèvres. « Ccch ». Je me mords les lèvres. Mes jambes tremblent.

Elle décide que c’en est assez et remonte devant moi, desserre mes poings contre le mur. Lentement, on glisse au sol, en s’embrassant.

« Encore ? »

Mon corps se tend et j’acquiesce de nouveau avant de m’en rendre compte. « Tourne-toi. » Sa poitrine se presse contre mon dos. Elle embrasse ma nuque.

« Écarte les jambes. »

J’obéis rapidement, avide de la suite. Ses doigts se posent sur mes cuisses, puis remontent lentement. L’un de ses doigts écarte mes lèvres et me pénètre doucement. Ma tête tombe en arrière, sur son épaule. « oui » entre deux soupirs. Son doigt cherche, s’aventure.

Chaque caresse provoque un courant électrique en moi. Je me contracte autour d’elle. Je tourne la tête pour réclamer un baiser. Quand ses lèvres écartent les miennes, son doigt effleure un endroit beaucoup trop sensible. Une vague de chaleur se déverse en moi et mon gémissement se perd entre ses lèvres. Elle me dévisage. Son doigt recommence. « Là ? » Mes jambes tremblent. Elle sourit et reprend ses caresses sans répit. Je ne vois plus, je ne sens même plus son doigt, juste le plaisir qui explose en moi. Son autre main vient bâillonner ma bouche. Puis un élan de plaisir me cambre, et mon corps s’affaisse contre elle tandis que son doigt ralentit sa course, se retire. Elle m’entoure de ses bras, le temps que je reprenne mon souffle.

Quand mon cerveau reprend le contrôle de mon corps, je me tourne contre elle et l’embrasse. « Et toi ? » Je n’ose pas la regarder dans les yeux ni son corps. Elle relève mon visage.

« T’avoir dans cet état me comble largement pour aujourd’hui. Une autre fois on verra si tu veux faire quelque chose. »

Je grimace, mais elle m’embrasse. « Merci ». Elle lève un regard interrogateur puis sourit.

« Je te laisse te doucher tranquille »

Elle dépose un baiser sur mon front et sort. Mécaniquement, je referme la porte de la douche.

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Aïda Djoupa

Aïda Djoupa


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Commentaires

KtyKonéko


c'est chaud, doux et si sensuel
j'apprécie beaucoup les récits d'initiation/découverte sexuelle, où le consentement est au centre du récit
 

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