3 raisons d’aller voir Vierges, un joli film sur le passage à l’âge adulte

Par  |  | Aucun Commentaire

Vierges est un film poétique et allégorique qui aborde le parfois douloureux passage à l'âge adulte. Kalindi a eu pour lui un joli coup de cœur et te donne 3 raisons de courir le découvrir au cinéma, le 25 juillet !

3 raisons d’aller voir Vierges, un joli film sur le passage à l’âge adulte

En partenariat avec Pyramide Distribution (notre Manifeste)

As-tu tendance à écouter les bruits qui courent ? Les rumeurs qui cavalent dans les rues ? Moi, oui. Enfin, j’aime prêter une oreille parfois un peu distraite aux légendes urbaines.

D’autant plus lorsqu’elles véhiculent un peu de poésie.

C’est le cas de la légende qui va agiter la ville trop calme de Kiryat Yam, dans le délicat Vierges, en salle le 25 juillet, dont madmoiZelle est fière partenaire.

Vierges, un film bourré de charme

Vierges, c’est une histoire d’amour. Celui qu’on peut avoir pour un parent, un amant, un lieu et même une histoire.

Lana a 16 ans et vit avec sa mère dans une petite station balnéaire du nord d’Israël.

Là-bas, il ne se passe rien, ou alors très peu de choses. La mère de Lana possède un petit café/bar, à quelques pas de la plage qui s’étend à perte de vue.

Aucun client n’y va jamais, à part deux vieux qui y boivent leur café le matin. Lana n’a qu’une ambition : partir de cette bourgade pour expérimenter les joies de la grande ville, à Tel Aviv. 

Mais sa mère ne l’entend pas de cette oreille.

Alors, Lana lui en veut. Pour ça et sûrement tout un tas d’autres raisons. 

Les relations entre elles deux sont tendues, mais l’affection est là, latente. Un beau jour, alors que Lana est sur la plage, elle fait la rencontre d’un jeune homme, plus âgé qu’elle. 

Avec lui arrive bientôt une rumeur qui bouscule la ville, lui redonne un léger souffle de vie, un élan pour avancer. Dans la mer, tout près des habitants à moitié endormis, une sirène aurait été aperçue…

À travers un récit poétique et de jolies allégories, Vierges construit un univers symbolique plein de tendresse, qui a un vrai goût de reviens-y.

Vierges questionne le passage à l’âge adulte

Lana en expérimente, des premières fois, dans Vierges. Amoureuses, sexuelles… mais aussi en matière de pardon, de considération pour les autres, voire d’altruisme.

Ces premières fois font échos à celles que beaucoup d’entre nous connaissent. À ces moments où on a douté, où on a osé, où on s’est parfois trompées et puis on a recommencé.

Vierges c’est l’histoire d’une jeune fille qui devient adulte, et qui saisit ce que ça implique. 

Cesser les caprices d’enfant, les bouderies d’adolescents et assumer ses responsabilités. Celles qu’on se donne à soi-même, mais aussi celles qui nous incombent.

Je pense qu’il est facile de s’identifier au personnage de Lana, et au récit de Vierges dans sa globalité.

En tout cas, cette histoire a fait écho non à la mienne, car nos vies ne sont en rien comparables, mais plutôt à mes anciennes envies. 

Quand j’étais ado, mon seul désir était de me barrer, de découvrir la vie loin des rues calmes et propres de ma banlieue chic. Je voulais voir ce qu’il y avait plus loin et être amoureuse à en mourir.

Je me suis beaucoup retrouvée en Lana, surtout dans ses insolences répétées et son côté « tête brûlée ». J’ai souri plusieurs fois en la voyant se tromper.

Avec beaucoup de tendresse et de chaleur, je l’ai laissée, après 1h30 en sa compagnie, et elle me manque un peu depuis.

Vierges, un joli casting

Je ne connaissais ni la jeune femme qui joue Lana ni celle qui campe sa mère. Vierges me les a donc introduites, et j’en suis ravie.

Joy Rieger (Lana) est un nom qui sans doute ne te dit pas grand chose. Et c’est tout à fait normal car Vierges est son premier rôle au cinéma ! Elle y est saisissante de naturel, c’est comme si elle ne jouait jamais.

Elle a d’ailleurs été primée au festival de Tribeca, lors duquel elle a remporté le prix de la meilleure actrice. Rien que ça !

Elle donne la réplique à l’autre femme du film, celle qui a plus d’épaules, et sur qui on peut compter. Sa mère, c’est l’actrice israélienne d’origine biélorusse Evgenia Dodina qui lui donne vie, avec force et parfois férocité.

Dans Vierges, celle-ci prend sous son aile sa jeune nièce, personnage délicat et gracile qui suit Lana partout. Bien qu’encore enfant, cette cousine venue de la ville s’impose comme l’exact opposée de Lana, et vient apporter encore de la pluralité aux personnages de femmes dépeintes par le film. 

Ensemble, elles portent la fiction, donnent corps à cette fable qui aurait moins de saveur sans elles.

Je te conseille mille fois d’aller les découvrir dans Vierges.

Pour être honnête, j’avais peur en allant en projection de tomber sur un film austère et longuet.

J’en suis sortie surprise d’avoir pris une petite claque, et m’en suis mise une toute seule (au sens figuré of course), car j’avais laissé libre cours à mes préjugés !

Rendez-vous donc au cinéma le 25 juillet, ok ?

À lire aussi : Tamara, volume 2 : apprendre à vivre libre

Commentaires

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Désactive ton bloqueur de pub ou soutiens-nous financièrement!