Vêtements-pièges pour situations à risques — La leçon de la semaine, par Sophie Riche

Dans des situations à risques, certains vêtements deviennent un vrai piège. Déjouons ensemble les embuscades créées par ces terribles tissus pour faire la nique au fail.

Vêtements-pièges pour situations à risques — La leçon de la semaine, par Sophie Riche

En terme de mode, je ne me mets jamais tellement la pression. J’ai longtemps regretté d’avoir peu de style, selon mon propre jugement, mais j’ai fini par m’y faire.

Oui, je passe le plus clair de mon temps en jean, non, je ne porte pas très bien le fluo et non, je ne sais pas mélanger les imprimés avec goût (j’en mets un seul à la fois sinon j’me fais tourner la tête — comme si je passais devant un Lush, mais en pire).

Je suis donc toujours affublée d’un uniforme de type jegging ou jean slim, boots à lacets compensées, haut un peu lose et balestek.

penelope csi

Moi, dans une autre vie, ptet’.

Malgré cette logistique bien rodée, je ne suis pas exempte d’échecs.

Je pense notamment à deux exemples de bon gros fails des familles qui se sont déroulés y a pas si longtemps (preuve qu’à vingt-six ans, je ne suis pas encore totalement finie et j’ai encore des choses à apprendre. C’est rassurant).

L’absence de style ne fait pas l’absence de seum

Mon premier fail, c’est la fois où je suis allée à un entretien professionnel un jour de septembre, portant un crop top tout simple avec un jean dans lequel j’étais à l’aise ainsi qu’un blazer. Je me trouvais stylée, je me reconnaissais dans ma tenue très simple mais qui me plaisait bien.

Je me sentais confiante et à l’aise, jusqu’au moment où, une fois les présentations faites, j’ai retiré ma veste et réalisé que je sentais DE OUF la transpiration.

big-selection-crop-tops-grandes-tailles-conseils

À lire aussi : Quatre façons d’adopter le top « Crop » cet été

Bien choisir les matières des fringues qu’on met avant les entretiens d’embauche, donc, me paraît être un de ces précieux enseignements que seule la vie sait nous apporter.

Pas que j’avais oublié de mettre du déo ou plus fort encore, de me laver. C’est juste que ce t-shirt, pour une raison que j’ignorais, me faisait suer et sentir en masse. J’ai donc passé le reste de l’entretien avec le regard subitement beaucoup moins conquérant, les bras collés à mon corps pour éviter qu’à chaque mouvement, je ne provoque des malaises autour de moi.

Bien choisir les matières des fringues qu’on met avant les entretiens d’embauche, donc, me paraît être un de ces précieux enseignements que seule la vie sait nous apporter.

  • Leçon 1 : Bien choisir la matière de la fringue que je vais porter, surtout quand je transpire à cause du stress.

L’autre échec cuisant en matière de choix d’outfit, c’est la fois où j’ai mis un chemisier. C’était un super choix, parce que je devais avoir l’air de quelqu’un de sérieux et de professionnel. Là où c’était une moins bonne décision, c’est que ce chemisier était, comment dire… très décolleté.

Très, très décolleté.

Je porte régulièrement des trucs décolletés, et je trouve toujours ça très joli sur tout le monde, là n’est pas la question. En plus, les décolletés, quand on n’a pas envie de montrer son téton, ça demande juste un tout petit peu de concentration. Rien qu’un tout petit peu.

À lire aussi : Laissez mes tétons tranquilles

J’étais tellement soulagée que j’ai baissé ma garde sur tout le reste. Et par tout le reste, j’entends surtout la gestion de mon décolleté.

Le truc que je n’avais pas prévu, c’est que ce jour-là, j’allais cruellement manquer de concentration : j’étais à la bourre parce que je me suis perdue pour trouver le lieu de rendez-vous alors que j’étais partie bien en avance, et je n’avais pas envie de faire mauvaise impression.

Faire bonne impression en arrivant en retard, ça peut marcher dans certains contextes, mais j’avais pas tellement envie de tenter le coup. Je ne voulais simplement pas être en retard, et je l’étais, alors une fois que j’ai trouvé l’endroit où je devais me rendre, j’étais tellement soulagée que j’ai baissé ma garde sur tout le reste.

Et par « tout le reste », j’entends surtout la gestion de mon décolleté.

amy adams american hustle

Amy Adams, merveilleuse en Josie Métrizdeusatenu.

Ce n’est qu’après avoir fait la bise à tout le monde que j’ai baissé les yeux vers mon torse pour constater que ma chemise était complètement ouverte sur l’un de mes seins. Ce qui aurait pu ne pas TROP me poser de problème, puisque j’avais un soutien-gorge. C’était sans compter sur une prise de masse de la poitrine qui rendait la plupart de mes sous-vêtements trop petits.

À lire aussi : Ton corps change, ce n’est pas sale — La leçon de la semaine, par Sophie Riche

Résultat ? Je n’ai rien trouvé de mieux à faire que de montrer la moitié d’un téton. À TOUT LE MONDE. Bon. Un peu de vigilance ou un débardeur glissé sous la chemise n’auraient pas été de trop.

  • Leçon 2 : Toujours faire quelques mouvements de base devant une glace pour voir si tu vas faire valdinguer un sein ou deux malgré toi.

Ça m’a fait penser à toutes les situations où, en tant qu’être humaine maladroite de mon état, j’aurais dû ou je devrais faire attention.

Les pièges à éviter

Je suis pas du genre à penser qu’on devrait toujours être nickel, tiré•e à quatre épingles sans jamais rien qui dépasse, en se concentrant pendant quatre heures pour être sûr•e de ne pas faire d’impair. J’aspire à une vie un peu plus spontanée et détendue du slip.

Mais c’est pas parce que je veux pas me mettre du jour au lendemain à réfléchir à tout que je peux pas être un tout petit peu plus vigilante sur quelques détails que je ne laisserai plus passer (sauf les fois où j’oublierai de les vérifier).

  • Privilégier l’entrejambe safe

Un jean ou un jegging qui commence à avoir un petit trou à l’entrejambe peut continuer à être porté selon mon expertise.

Il faut penser à ne pas écarter trop fort, trop brusquement et trop souvent les jambes, que ce soit pour les jeans ou les vêtements de sport — je tremble d’angoisse à chacun de mes squats.

Il faut juste penser à ne pas écarter trop fort, trop brusquement et trop souvent les jambes, et éventuellement à glisser un autre pantalon dans son sac au cas où celui qu’on porte céderait (je t’ai raconté la fois où, y a quelques années, mon jean préféré s’est complètement déchiré au niveau du cul parce que j’avais fait un geste trop vif alors que j’étais en train de me faire larguer ? Bah si je t’ai jamais raconté, voilà toute la pathétique histoire. Clairement pas mon souvenir préféré).

À lire aussi : Les premières heures post-rupture : guide de survie

Cette attention à porter au bas s’applique également aux vêtements de sport (je tremble d’angoisse à chacun de mes squats).

bob

  • Ne pas trop prendre ses aises en extérieur

Avant un événement stressant (type oral d’examen, rendez-vous professionnel, visite d’appartement), je tâcherai de revêtir des vêtements dans lesquels je suis à l’aise, mais pas trop à l’aise non plus.

En fait, des vêtements qui me feraient oublier que je suis à un endroit qui m’angoisse me mettraient peut-être à l’aise au point que je roterais l’alphabet comme j’en ai l’habitude quand je suis détendue (c’est faux. Je sais pas faire). Donc pas de grenouillère ou de pantalon lose au point que ma raie devienne apparente en trente-cinq secondes de marche.

  • Pipi ou body, il faut choisir

Les bodys et les combinaisons, c’est joli, c’est vrai. C’est même très joli et je n’ai presque jamais regretté d’avoir choisi d’en acheter (sauf quand je coince un poil ou deux dans le bouton pression de mon body).

Pour autant, je sais que plus jamais je ne choisirai d’en mettre un avant de partir boire l’apéro sur les quais ou dans un parc. Car qui dit apéro dit consommation de boissons liquides. Qui dit consommation de boissons liquides dit envie d’uriner. Qui dit envie d’uriner dans un lieu aussi public avec peu voire pas de toilettes dit grosse galère.

Tu remarqueras probablement qu’il est forcément plus compliqué de se soulager avec une combinaison ou un body qu’avec toute autre tenue.

À ce moment-là, tu as plusieurs choix possibles : l’option pisse-debout, l’option urine accroupie entre deux voitures ou l’option toilettes publiques qui se ferment cinq minutes entre chaque passage pour se «««« nettoyer »»»» (est-ce que toi aussi, tu penses qu’il s’agit d’un stratagème fourbe pour rallonger le supplice des gens qui attendent de se soulager ?).

Parce que moi j’crois ça. Ça m’étonnerait pas qu’on soit filmé•es à notre insu, d’ailleurs.

Dans tous les cas, tu remarqueras probablement qu’il est plus compliqué de se soulager avec un body qu’avec n’importe quelle autre tenue (sauf avec une salopette, mais ça me met autant en valeur que l’obscurité la plus totale alors ça ne représente pas une grosse perte pour moi).

Ça demande plus de mouvements et davantage d’efforts. Fournir des efforts supplémentaires alors qu’on ne rêve que d’uriner ? C’est non. Pour moi, c’est non, définitivement non.

À lire aussi : Typologie des pipis

big-comment-porter-body

Dieu que la vie est dure quand on est une petite patate. À toi maintenant : c’est quoi, tes impératifs vestimentaires anti-pièges et anti-angoisses ?

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 10 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Zoémine
    Zoémine, Le 16 août 2016 à 10h47

    La petite patate! Toute mon enfance! :rire:

Lire l'intégralité des 10 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)