Par sa vente à Sotheby’s, Damien Hirst a défié le marché de l’art. Le 14 et 15 septembre dernier, en mettant en vente aux enchères 223 œuvres pour une estimation de 81.7 millions d’euros, il a été le premier à contrer les règles du système du marché de l’art contemporain.
Voir les photos des oeuvres de Damien Hirst sur le site d’ABCNews
En effet, un artiste ne peut mettre directement en vente des œuvres récentes, or les œuvres de Damien Hirst datent essentiellement de 2008. De ce fait, il viole une règle en vigueur depuis la fin du XIXème siècle qui impose le passage par une galerie d’art, qui perçoit en général 50% des ventes. La nécessité des galeries d’art est ainsi remise en cause et les galeristes sont particulièrement agacés. Surtout, qu’eux, ils assurent la promotion et la pérennité d’un artiste.
Malgré le fait que la vente ait été un succés -les ventes ont atteint un montant record de 139.5 millions d’euros, record autant pour une vente publique d’un seul artiste que pour une œuvre de l’artiste- elle aurait pu être un échec total. Les œuvres de Damien Hirst se sont très mal vendues ces derniers mois et lui-même déclarait : « J’ai des cauchemars dans lesquels les galeristes dissuadent les enchérisseurs… Et il n’y pas une seule enchère ! Et personne ne lève la main ! Bien sûr, j’ai peur d’un énorme flop où rien ne se vend ». De plus, les actions de Sotheby’s avaient énormément chutées avant la vente.
Les animaux dans le formol de Damien Hirst ont ainsi de beaux jours devant eux…
Et toi, que penses-tu de ce « court-circuitage » des galeries ? Penses-tu que Damien Hirst a eu raison de choisir de vendre ses oeuvres comme bon lui chantait ?








Le 21/09/2008 à 18h01
Thanks Moossye! J'aurais adoré assister à un cours comme celui là.Wim Delvoye c'est le tatoueur de cochons?
Certes, la racket organisé par les galeries est une aberration. Mais je ne vois pas en quoi la stratégie adoptée par Hirst va changé ce système. J'ai du mal à comprendre un artiste qui créer en premier lieu pour faire grimper sa cote.
Je suis tout de même d'accord sur le fait que les artistes ne sont pas correctement rémunérés pour leur travail. C'est aussi ce problème qui amène certains à adopter une stratègie commerciale.
Le 21/09/2008 à 18h36
Le truc c'est que les 50% sont justifiés quand il y a réellement du boulot derrière, et dans son cas, elle les méritait, elle bossait tellement... Et elle travaillait réellement dans l'optique de ses artistes, elle passait un temps dingue à essayer de les faire connaître, à leur trouver des expos, des opportunités etc. Elle prenait aussi pas mal de risques, en prenant de jeunes artistes pas côtés, parfois en acceptant des toiles plutôt trash qui, à coup quasi sûr, ne se vendraient pas. Du coup, elle était très proche de ses artistes, et ça ne leur posait aucun problème de partager l'argent récolté grâce à leurs oeuvres.
Après, oui, il y a des galeristes qui exposent de grosses pointures, qui en foutent pas une rame et qui, du coup, prennent injustement la moitié du prix de vente.
Je comprends ton point de vue cela dit, mais je pense qu'il y a vraiment deux mondes bien distincts dans ce drôle d'univers, les galeries de passionnées et les galeries d'opportunistes.
Ah, j'oubliais : Lady Féline, c'est bien ça pour Wim Delvoye.
Le 21/09/2008 à 19h12
Wim Delvoye c'est le tatoueur de cochons?
Si j'arrive à assister aux cours de cette année j'essaierai de prendre un peu plus de notes pour venir vous parler de tout ça ici.
Le 21/09/2008 à 19h15
Le truc c'est que les 50% sont justifiés quand il y a réellement du boulot derrière, et dans son cas, elle les méritait, elle bossait tellement... Et elle travaillait réellement dans l'optique de ses artistes, elle passait un temps dingue à essayer de les faire connaître, à leur trouver des expos, des opportunités etc. Elle prenait aussi pas mal de risques, en prenant de jeunes artistes pas côtés, parfois en acceptant des toiles plutôt trash qui, à coup quasi sûr, ne se vendraient pas. Du coup, elle était très proche de ses artistes, et ça ne leur posait aucun problème de partager l'argent récolté grâce à leurs oeuvres.
Après, oui, il y a des galeristes qui exposent de grosses pointures, qui en foutent pas une rame et qui, du coup, prennent injustement la moitié du prix de vente.
Je comprends ton point de vue cela dit, mais je pense qu'il y a vraiment deux mondes bien distincts dans ce drôle d'univers, les galeries de passionnées et les galeries d'opportunistes.
Ah, j'oubliais : Lady Féline, c'est bien ça pour Wim Delvoye.
Par contre le nom de la galerie m'intéresse, tu peux me le donner si c'est possible?
Elle a l'air vraiment passionnée et c'est beau la relation qu'elle a l'air d'avoir avec ses artistes.
Mais souvent seules les galeries d'opportunistes survivent et c'est triste.
Le 21/09/2008 à 19h51
Elle a l'air vraiment passionnée et c'est beau la relation qu'elle a l'air d'avoir avec ses artistes.
Le 21/09/2008 à 21h38
Mais souvent seules les galeries d'opportunistes survivent et c'est triste.
Désolée les filles.
Le 21/09/2008 à 22h21
Et voilà, encore une occasion de boulot en moins pour Sosopi et moi...Allez, vient copine, on va dormir sous les ponts. Et demain, on ira gratter à la porte de Siorac.
Le 21/09/2008 à 23h33
Allez, vient copine, on va dormir sous les ponts. Et demain, on ira gratter à la porte de Siorac.
Et puis c'est vrai, Siorac accueille nous! On sait faire, heu, le gardiennage?
Le 22/09/2008 à 09h14
On sait animer un atelier photo !(vive le réveil j'avais écrit "on sait animer un appareil photo !).
Et même qu'on pourrait dénicher les talents de demain en Art Contemporain ! (nous
(oui bon, je vais aller prendre un café, parce que là, ça devient grave.)