Typologie du mec foireux

Pondu par Alfredette le 15 octobre 2012     

Les mecs foireux, c’est une catégorie de population aussi variée que fourbe. Alfrédette vous aide à les repérer (et à les fuir) !

Ce n’est certainement pas moi qui vous l’apprendrai : si certains de nos collègues porteurs de prostates sont aussi délectables qu’une forêt de macarons Ladurée, d’autres sont aussi détestables qu’une invasion de blattes anthropophages. Tu viens de rencontrer un jeune homme sympathique, et te vois déjà sur une plage avec lui dans un demi-siècle ? Viens donc vérifier s’il ne ressemble pas aux cas masculins cités ci-dessous. Si oui, fuis ton prétendant comme la peste bubonique : tôt ou tard, il te fera mordre ton oreiller en hurlant quelque chose comme « ces mecs tous des connards ». Si non, tout va bien dans le meilleur des mondes. C’est parti.

Celui qui te prend pour sa mère

Son complexe d’Oedipe est aussi large que le pénis d’une baleine (2,70 mètres au compteur), et il n’a jamais appris à faire son lit. D’une nature peu exigeante, il n’attend de toi que peu de choses : le border tous les soirs, lui raconter une histoire avant de se coucher et lui laver ses caleçons sales. Quand il jouit, il t’appelle Maman. Quand il ne jouit pas, il réclame un doudou. Il fait peur. Très peur.

Celui qui a un glaçon à la place du cœur

Quelle que soit la cambrure de son séant ou la performance de son engin viril, cet homme-là est aussi fréquentable qu’un troupeau de fans de Justin Bieber. Une fois la chose terminée, il préfèrerait se faire arracher un à un tous les poils pubiens plutôt que d’avoir le moindre contact physique avec toi. Et lorsque, par malheur ou déraison, tu lui parles de concepts barbares tels que « l’avenir » ou « les sentiments », il te fixe avec la même moue d’horreur que si tu venais de te transformer en limace fluorescente.

Celui qui a toujours raison (même quand il a tort)

Même si tu étais doctorante en physique quantique, celui-qui-a-toujours-raison trouverait un moyen de te prouver que sa théorie sur la tartine qui tombe du côté confiotte est fondée scientifiquement. Cet individu préfèrerait vendre la rate de sa mère sur ebay plutôt que d’admettre qu’un jour, son comportement ou ses paroles aient contenu le quart du tiers de la moitié de l’atome d’une erreur. Cette machine à culpabilité n’aura aucun scrupules à t’inonder de reproches stupides, et te reprochera jusqu’à ton existence. Fuis le, jeune Padawan : tu le vaux bien.

Celui qui te prend pour un vagin géant

Avant que vous ne passiez à la casserole, ce jeune homme était mignon et il t’écrivait des SMS dans un français parfait. Mais ça, c’était avant. Depuis que vous avez échangé vos fluides, ce vil personnage ne se donne même plus la peine de te dire « Bonjour », et a autant d’intérêt pour toi que pour sa première capote. Il ne t’adresse plus la parole que pour te décerner de poétiques alexandrins (« Viens tout de suite dans les WC, on va s’amuser »), et n’a d’intérêt que pour ton hémisphère Sud. Dans une autre vie, il a certainement du être un bonobo, mais cela ne l’excuse en rien.

Celui qui change de personnalité comme de chemise

Un jour, il te parle bébés et maison de vacances sur la Côte d’Azur. Un autre, il ne te parle plus. Ce délicat individu, qui a été un grand comédien dans une vie antérieure, se plaît à endosser un nombre croissant de rôles tous plus complexes les uns que les autres. Souvent, ce grand fourbe est un mythomane hors pair : il est tout à fait capable de te raconter qu’il est en contrat avec les services secrets de Papouasie Nouvelle-Guinée depuis hier, ce qui l’empêche de venir chez tes parents en week-end.

Celui qui n’aime que lui

Même si il ne te connaît que depuis trente minutes, huit secondes et quarante dixièmes, il n’éprouve aucune gêne à te parler du montant (imaginaire) de son QI en le comparant à celui d’Einstein, et est incapable de commencer la moindre phrase par autre chose que « Moi, je… » ou « Et sinon je pense que… ». Si tu t’intéresses à autre chose qu’à lui, il criera au blasphème. Et si, pour une raison urgente (décès d’un membre de ta famille, programmation d’un documentaire sur les méduses sur Arte, arrivée de tes règles…), tu le délaisses momentanément, il ne t’adressera plus jamais la parole. Mais rassure-toi : personne d’autre que le miroir de sa salle de bain ne le supportera jamais plus d’une minute trente. Il finira donc sa vie seul et entouré de bouteilles de bière vides.

Celui qui ne rappelle jamais

Tu as mis plus de temps à écrire le premier SMS post-coïtal que tu lui as envoyé qu’à rédiger la dissertation de ton bac de français. Mais ce rustre personnage, méprisant tes douloureux efforts, ne t’a jamais répondu. Pourtant, tu as bien essayé d’attirer son attention en rédigeant diverses missives toutes plus désespérées les unes que les autres (« Reviens, t’as oublié ton caleçon Mickey à la maison », « Kikoo, je suis enceinte de toi », « Salu, sava ? », « J’t’ai pas dit, mais en fait j’avais la syphilis », etc). Rien ne sert d’user ton forfait SMS : plus tu le harcèleras, plus le fourbe aura le sentiment d’être puissant et victorieux.

Et toi, quel est le type de mec le plus foireux auquel tu as laissé voir ton intimité ?

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Amoureuse des mots désuets et des métaphores vaseuses, Alfrédette officie sur Madmoizelle depuis l'an de grâce 2012. En attendant sa lettre pour Poudlard, elle est étudiante à Sciences-Pipo dans l'espoir de devenir dresseuse de pokémons. Dans la vie, elle aime jouer de la double-nasoflûte, porter des chapeaux, imaginer un futur radieux avec Adrien Brody, lire Miller et manger des flanbotti.

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Les 10 dernières réactions à cet article sur le forum

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  1. Bored-GirlBored-Girl

    Le 16 octobre 2012 à 10:48

    Je suis tombée amoureuse de deux spécimens du "Celui qui change de personnalité comme de chemise", et je suis devenue "Celui (enfin, celle) qui a un glaçon à la place du cœur"… C'est triste, mais c'est EXACTEMENT moi.
  2. SolemniaSolemnia

    Le 16 octobre 2012 à 13:39

    Y a un de mes ex qui a combiné les deux : celui qui n'aime que lui et qui ne rappelle jamais.
    Il était fort amoureux de lui, il parlait pas trop de lui par contre mais ça se voyait qu'il s'adorait, personne n'était assez bien pour lui. Il se trouvait aussi terriblement drôle, d'un humour délicat, etc.
    Puis un beau jour il n'a plus jamais donné signe de vie :lol:

    Je suis bien contente qu'il ai dégagé, quand j'y pense, brr, c'est sinistre ce genre de personne
  3. DolceVitaDolceVita

    Le 16 octobre 2012 à 14:24

    Mon homme me prend un peu pour sa mère, rapport au linge sale, mais pour le reste j'y echappe vraiment ! J'suis soulagée :shifty:
  4. Insert_SpoonInsert_Spoon

    Le 16 octobre 2012 à 15:49

    Posted by DolceVita
    Mon homme me prend un peu pour sa mère, rapport au linge sale, mais pour le reste j'y echappe vraiment ! J'suis soulagée :shifty:


    Bataille pas, le cordon ombilical ils le coupent que vers trente piges, et encore. La majorité des mecs reste quand même une belle brochette d'assistés, même si ça tend à changer, ouf.
  5. MandorleMandorle

    Le 16 octobre 2012 à 21:07

    Je suis assez étonnée de voir sur Madmoizelle ce genre d'article façon "les hommes, ces créatures étranges". Sans même parler du caractère hétérocentré du truc, je trouve ce genre d'humour un peu trop rebattu.
  6. TardigradeTardigrade

    Le 16 octobre 2012 à 22:21

    Et lorsque, par malheur ou déraison, tu lui parles de concepts barbares tels que « l’avenir » ou « les sentiments », il te fixe avec la même moue d’horreur que si tu venais de te transformer en limace fluorescente.Et donc ça, c'est moi.
    Le concept d'avenir m'angoisse tout seul, et avec quelqu'un c'est encore pire. Alors parler de sentiments et de projets à deux, oui, ça me déplaît grandement. Ca me met dans une situation très inconfortable si on m'en parle, soit je ne le prends pas au sérieux, soit je me dis que je suis en train de prendre trop de place dans la vie de l'autre, ça me met la pression et j'ai juste envie de rompre. J'ai pas envie d'une telle responsabilité, et ça m'embête un peu qu'on jette la pierre aux autres "glaçons". :erf:.
  7. osez-josephineosez-josephine

    Le 19 octobre 2012 à 14:13

    Mon mec depuis 2 ans correspond à 5 des profils sur les 7. L'amour, gros caca.
  8. CodexCodex

    Le 28 octobre 2012 à 11:53

    Y'a aussi le looser magnifique qui te fait croire qu'il est atteint d'une petite loose passagère bien sympathique, le rendant différent, sensible et intéressant. Le problème est que tu découvres que ce n'est que la partie visible de l'iceberg et que dessous c'est plus que glauque, de la loose à perte de vue ! Là y'a plus qu'à enlever le pansement d'un coup sec, sinon la contamination gagne du terrain, faut pas espérer le faire "changer" c'est piègeux!
  9. fichtrefichtre

    Le 04 novembre 2012 à 02:53

    Dernière expérience en date, le collègue beau parleur qui faisait son romantique pour me pécho. Puis quand il est finalement arrivé au but, il me parlait plus que de (mon) cul, fellation dans les toilettes du boulot, "viens à la cave que je te fasse jouir", etc. Pour en arriver à l'apothéose, parler de culs avec les autres collègues, DEVANT MOI. Du genre "moi j'en ai une grosse, hein oui Fichtre, tu l'as bien sentie hier soir!", "c'est vrai qu'elle a des beaux seins, et croyez moi ils sont encore mieux sans les vêtements" et autres petites déclarations si romantiques. Enfin bon, j'en suis débarrassée, il s'est fait virer. Et il est marié. Pas avec moi, heureusement. Ne reste qu'un peu de honte et beaucoup de questions quant à savoir pourquoi j'ai laissé un mec me traiter comme ça. Mis à part le fait que c'était vraiment un très bon coup. Ca devrait pas être une raison pour se laisser traiter comme de la merde. :facepalm:
  10. MissPoulpeMissPoulpe

    Le 02 août 2014 à 13:47

    Posté par codex
    Y'a aussi le looser magnifique qui te fait croire qu'il est atteint d'une petite loose passagère bien sympathique, le rendant différent, sensible et intéressant. Le problème est que tu découvres que ce n'est que la partie visible de l'iceberg et que dessous c'est plus que glauque, de la loose à perte de vue ! Là y'a plus qu'à enlever le pansement d'un coup sec, sinon la contamination gagne du terrain, faut pas espérer le faire "changer" c'est piègeux!


    –> Hohoho, mon dernier copain c'était exactement ça combiné à "Celui qui te prend pour sa mère" !

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