J’ai testé pour vous… le sodomite

Josée l'Obsédée revient avec une histoire... terrible. Sa confrontation avec un sodomite, qui l'a laissée traumatisée à jamais.

J’ai testé pour vous… le sodomite

L’ennui, c’est pas tellement qu’il était adepte de la sodomie, ou même qu’il voulait la pratiquer avec moi. C’est surtout qu’il semblait ne demander QUE ça. Si j’avais le malheur de dire un mot sur lequel il pouvait rebondir pour en revenir à la sodomie, il sautait sur l’occasion. L’utilisation du mot “derrière” dans n’importe quel contexte me coûtait généralement très cher.

Sauf que moi, je fonctionne par forfaits. Selon mon degré d’intimité avec mon partenaire sexuel, il a droit à plus ou moins de possibilités. Et la sodomie, c’est pas donné à tout le monde.

  • Il y a le forfait “coup d’un soir/plan cul” : toutes positions autorisées, baisers limités, pénétration vaginale uniquement et pas d’excès.
  • Le forfait “relation sans sentiments” : toutes positions autorisées, baisers à volonté, possibilité de sexe oral si test HIV réalisé, un peu de malmenage mais pas dans l’excès.
  • Et le forfait “vraie relation” : toutes positions autorisées, toutes pratiques autorisées, tous noms d’oiseaux autorisés, griffures, morsures, fessées, tirage de cheveux, mises en scène… bref, zéro limite. La vie au pieu avec moi quand je ne suis pas emballée, ça peut vite devenir chiant.

Il faut savoir aussi que, dans ce cas précis, nous étions dans une relation “non exclusive” parce que “la monogamie, c’est pas pour moi”, me disait-il. Il a eu la correction de me prévenir avant qu’il ne se passe quoique ce soit entre nous, et j’ai bien voulu tester. (depuis, j’ai compris que je n’étais pas faite pour le partage, ça m’emmerde et ça demande trop de temps) (sans compter les erreurs de prénom, bonjour l’angoisse).

Du coup, le fait de savoir qu’il allait de lit en lit quand je n’étais pas dans les parages, ça ne me donnait pas tellement envie de lui offrir la clé de mon cul. Ou de ma bouche. Et encore moins de mon coeur. Tout de suite, ça réduit les possibilités. Ni pipe, ni sodomie, c’est presque de la maltraitance – mais je dois bien me protéger, que voulez-vous.

Mais même vaginalement, on était pas en symbiose totale. Je saignais une fois sur deux (ça ne m’était arrivé qu’une fois auparavant, lors d’un plan cul foireux un 25 décembre à 6h du mat, après 45 minutes de levrette sur un canapé bancal), ce qui ne me mettait pas particulièrement en confiance. Et quand je ne saignais pas, il ne ressentait rien à cause de la capote (qu’il a même fini par arracher et jeter à travers la pièce, une nuit où ça ne passait vraiment pas).

Heureusement, rassurer les femmes en détresse , c’était son gros point fort. Il m’a simplement dit, avec toute la tendresse et la délicatesse dont il était capable, “tu sais, c’est peut-être simplement qu’on est pas compatibles physiquement. Il y a des femmes qui ont des vagins plus ou moins larges, mais y a des opérations pour ça, on est pas encore à court de solutions”.

La solution, c’était donc de me faire charcuter le vagin pour me mettre aux dimensions de monsieur. ÉVIDEMMENT.

Son goût très prononcé pour l’anus des femmes a dû être décuplé par tous ces échecs vaginaux. Pour lui, “avoir un aussi beau cul et ne pas s’en servir, c’est vraiment du gâchis”. J’aimerais rétablir une petite vérité de rien du tout, comme ça, histoire d’administrer une piqûre de rappel à l’assemblée : jusqu’aux dernières nouvelles, il s’agit de MON cul.

Si je désire limiter l’accès à mon anu, ça ne regarde que moi, ça n’est pas négociable, ça n’est pas non plus une raison pour me faire la gueule, des reproches, m’insulter, me rejeter, m’accuser de négligence ou de non assistance à personne en danger. Faut arrêter deux minutes. Si ma formule ne te convient pas, ramasse tes affaires et rentre chez toi – je ne te demanderai même pas de pourboire.

Mais “non” n’était pas une réponse satisfaisante. C’est pour ça qu’une nuit, lors d’une levrette déchaînée, j’ai senti son pouce s’enfoncer violemment dans mon anus, sans bonjour ni bouquet de fleurs. Je me suis sentie cambriolée du cul. Je m’en veux un peu, parce que sur le coup j’ai laissé faire, troublée par les sensations que me procuraient la pénétration vaginale, mais tout de même légèrement gênée par la douleur provoquée par ce pouce intrus dans mon anu.

J’ai fini par lui dire, quelques jours plus tard, que j’avais moyennement apprécié. S’il n’a pas recommencé, c’est parce qu’il n’en a pas vraiment eu l’occasion. J’ai fini par le quitter, parce qu’à part la crainte constante de voir un corps étranger forcer la porte de mon derrière, cette relation ne m’apportait plus rien depuis quelques mois. Passé l’attrait de la nouveauté, il n’y avait plus grand chose pour me retenir, en dehors de la certitude d’avoir quelqu’un avec qui baiser de temps en temps.

Mais soit j’avais peur de saigner, soit j’avais peur qu’il me gave avec ses histoires de sodomie – et ça commençait à me frustrer de devoir me limiter dans mes pratiques sexuelles. Je ne conçois pas ma vie sans fellation, donc c’était déjà mal barré.

J’ai donc pris mes clics et mes claques, remonté ma culotte, et je suis allée voir ailleurs. Depuis, je considère que mon cul est encore en convalescence, et pour qu’un homme puisse à nouveau y avoir accès, il va falloir qu’il le mérite. Après un traumatisme de cette ampleur, j’estime que mon derrière mérite que je fasse le tri dans mes prétendants et que je garde une politique stricte, tant qu’il ne s’en sera pas remis.

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 38 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • EffyCatastrophe
    EffyCatastrophe, Le 2 mai 2015 à 21h41

    Cambouis
    Personnellement je ne vois pas tellement comment pendant un rapport sexuel, ton mec peut demander s'il a la permission de passer par derrière sans faire le geste quoi... Serait-il préférable qu'il demande à haute voix ? Moi en tout cas ça me couperait tous mes effets un "dis je peux te la mettre dans l'anu ?". Je préfère très largement qu'il commence par y aller avec le doigt et si il voit que je suis ok, aller jusqu'à la sodomie. Je ne vois pas trop ce qu'il y a d'irrespectueux là-dedans. Ça se passe comme ça avec mon copain et s'il voit que je retire sa main, il n'insiste pas. Si le mec insiste je veux bien qu'il mérite une paire de claques mais sinon bon, ça me semble normal.
    ...... CA TE SEMBLE NORMAL QU'IL ESSAIE CA ALORS QU'ELLE A BIEN PRECISAY QUE certaines positions étaient interdites dû à la non exclusivité du couple, pas de fellation ni sodomie. Ça me semble pas normal non que le mec tente QUAND MÊME malgré qu'elle ai déjà dit NON. ;-;

Lire l'intégralité des 38 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)