Quand les étudiants contribuent à la prévention, ça donne une campagne sur le consentement

Quand les étudiant•es contribuent à la prévention, ça permet de mettre en place des campagnes pertinentes, dont celle-ci sur le consentement !

— Fais défiler les images pour découvrir le diaporama !

À Bordeaux, à partir du 5 décembre, vous avez de grandes chances de rencontrer un certain nombre d’affiches pour sensibiliser à la notion de consentement.

C’est une campagne de prévention menée à l’initiative de l’Espace santé étudiants de Bordeaux, un centre dédié aux étudiant•es de l’agglomération bordelaise où il est possible d’obtenir des consultations, mais qui vise aussi à faire de la prévention. D’ici là, vous pouvez d’ores et déjà les voir sur les réseaux sociaux, et dans le diaporama ci-dessus.

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Impliquer les étudiant•es pour choisir les thèmes de prévention

Les étudiant•es sont les mieux placé•es pour identifier les problèmes qui les touchent.

Nous avons pu nous entretenir avec Lucie Guignot, chargée de projet à l’Espace santé étudiants, qui nous a expliqué que l’une des forces du centre pour accomplir sa mission de prévention est le fait de parier sur… les étudiant•es eux/elles-mêmes !

Au sein de cet espace, des étudiant•es relais santé (ERS) sont recruté•es depuis 2008, payé•es pour ce job en parallèle de leur scolarité. Ils et elles sont des intermédiaires directs entre les professionnels de santé et les étudiant•es, et ils assurent un rôle d’information et d’orientation sur les problématiques de santé.

Il y a des équipes dédiées au bien-être, aux soirées, et l’une est consacrée spécifiquement à la sexualité. C’est à travers celle-ci qu’est remonté il y a deux ans cet angle pour prévenir les violences sexuelles : en effet, qui de mieux placé que les étudiant•es eux-mêmes pour identifier les sujets qui nécessitent d’être abordés ?

Cette approche met donc en place une « éducation par les pairs ». Elle permet de focaliser le travail du centre sur les besoins réels ressentis par les ERS, et donc de toucher plus directement les étudiant•es que les ERS côtoient tous les jours, puisqu’ils en font partie.

C’était déjà aux ERS de Bordeaux que l’on devait ces chouettes tutos vidéo pour l’utilisation des préservatifs !

Le consentement, enjeu majeur

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Sur ce deuxième volet, les ERS ont été consultés tout au long du projet et ont travaillé en coopération avec l’Espace santé étudiant ainsi que de nombreux professionnels : psychologue, médecin, sage femme, assistante sociale, infirmière et chargée de projet santé.

Un non ou une absence de réponse ne valent jamais un oui.

Les lieux visés par la campagne seront en priorité les campus, les espaces de fête et les lieux publics. Sur chaque affiche, un aspect du consentement est éclairé par des questions que se posent sans doute de trop nombreux•ses étudiant•es, et surtout, leurs réponses.

On y aborde ainsi le consentement dans le couple, où le « non » doit être respecté comme il doit l’être dans d’autres situations qui sont illustrées également : les jeux de séduction durant lesquels on a le droit de changer d’avis, ou d’être d’accord pour flirter mais pas pour coucher.

Les affiches rappellent également que le consentement est temporaire et non pas valable à vie.

C’est le deuxième volet de cette campagne qui abordait déjà au début de l’année 2015 les agressions commises sur des personnes inconscientes et donc incapables d’exprimer leur consentement, sur les attouchements commis par surprise en soirée…

Ne pas se limiter à la prévention

Ces éclairages sont absolument nécessaires, parce que bien trop d’agressions sexuelles sont commises tous les jours — à raison d’une femme toutes les 9 minutes en France. Lucie Guignot nous a expliqué que la question par exemple de savoir si l’on devait « céder » aux envies du partenaire était notamment remontée lors des consultations… et pas uniquement de la part des femmes.

À lire aussi : Culture du viol, consentement et « zone grise »

En complément de cette campagne, l’Espace santé étudiant a mis en place une adresse mail où les étudiant•es peuvent poser leurs questions sur la sexualité et le consentement : consentement(at)u-bordeaux.fr

Cette campagne est une très bonne initiative qui, on l’espère, pourra inspirer les autres pôles étudiants français, car ce sujet est loin, très loin de se limiter à Bordeaux et son agglomération !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Minella
    Minella, Le 6 décembre 2016 à 21h37

    Pouvez-vous me dire ce que vous considèrez comme une race, et comme une personne "racisée"? Il n'y a pas de races, il n'y a pas de personnes "racisées", il y a juste votre politiquement correct poussé à l'extrême qui en devient raciste car quand vous voyez une campagne sur le consentement qui représente des français différents, dans des situations variées, avec des couples hétéro et homosexuels etc.... vous cherchez la race. Il sort d'où votre "contexte majoritairement blanc"? Encore du racisme d'une personne ignorante qui veut se la jouer gentille. Je sais qu'il est important de représenter les minorités, et ça, c'est à l'échelle sociétale, pas sur chaque affiche et groupe de gens. Si vous souhaitez critiquer le manque de réprésentation de tel type de personnes, prenez un échantillon correct, disons 300 affiches, et là faites votre critique. Votre maternalisme abject peut rester là ou se forme votre fiel, il m'est inutile.

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