Live now
Live now
Masquer
petit-garcon-maquillage
Société

Voici que dire à un petit garçon qui veut mettre du vernis, des bijoux, avoir les cheveux longs…

Piou aime mettre du vernis. Mais ses camarades ou certains adultes ne l’entendent parfois pas de cette oreille… Alors sa mère lui a donné les armes pour se défendre !

Publié le 16 septembre 2017

Elise est la maman d’un petit garçon, Piou. Comme elle l’explique sur son blog, depuis qu’il est tout petit, Piou aime mettre du vernis.

Et Elise ne l’en a jamais empêché, parce qu’après tout, y a-t-il une raison valable pour décréter que « le vernis, c’est pour les filles » ? Non.

À lire aussi : Harry Styles inspire des petits garçons à se vernir les ongles !

La rhétorique est la même que celle des jouets genrés, de l’orientation scolaire genrée, et globalement, de tout ce qui a trait à ces limites que l’on s’impose – consciemment ou inconsciemment – en fonction de notre genre.

Après tout, ces normes sont si arbitraires qu’elles ont largement évolué dans le temps ! Les cheveux longs, le maquillage, les talons hauts : ça n’a pas toujours été des attributs de la féminité.

louis-xiv

En témoigne notre cher Louis XIV

Comment permettre aux enfants d’affirmer leur identité ?

Forcer ses enfants à rentrer dans des normes de genre arbitraires, c’est donc plutôt contre-productif, et cela peut d’ailleurs leur faire du mal. Mais parfois, même quand on ne veut pas les contraindre à respecter ces normes, la société s’en charge pour nous.

C’est ce qui s’est passé pour Elise et Piou, et comme elle le raconte dans l’Obs, si elle ne voulait rien lui imposer, elle était tout de même concernée par les réactions que le fait de porter du vernis pouvait provoquer chez les autres enfants, voire chez des adultes.

« Est-ce qu’on le soutient dans ses envies ? Ou est-ce qu’on le contraint ? Si un petit garçon demande à s’habiller avec une robe ou un vêtement à fleurs, faut-il le laisser faire ou l’en empêcher pour le protéger ? »

Un dépliant pour montrer que les garçons peuvent porter du vernis

Alors Elise a décidé de lui donner les armes pour se défendre quand elle n’est pas là pour l’aider.

Elle a façonné de petits dépliants recensant les clichés les plus communs sur le genre pour les petits garçons, comme elle l’explique sur son blog :

« J’ai traité 11 thèmes (le maquillage, le vernis, les bijoux, les vêtements, les cheveux longs, la couleur rose, les paillettes, l’homosexualité, la bisexualité, les pénis, les larmes), mais c’est évidemment déclinable à l’infini. »

En face de chacun de ces thèmes, elle a fait apparaître une diversité de rôle modèles qui prouvaient que ce n’était pas réservé aux filles !

img_20170908_101720

Il est possible de télécharger le dépliant sur le blog d’Elise

On y retrouve une grande diversité, et c’est une excellente façon de montrer qu’il y a bien plus d’une manière d’être un homme : il y en a en réalité une infinité !

Les filles aussi ont le droit de s’écarter des codes genrés !

Pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, Elise a confectionné le même type de dépliants pour les petites filles.

« La première partie inclut les thèmes suivants : les voitures, le foot, les poils, les cheveux courts et rasés, la couleur bleue, les vêtements d’homme, le lesbianisme, la bisexualité, les vagins et les utérus, les femmes sans enfant. »

Dans la 2ème partie, elle donne une tonne d’exemple de femmes extrêmement badass, pour inspirer les petites filles à être et devenir celles qu’elles veulent !

À lire aussi : Comment le sexisme fait du mal aux enfants


Les Commentaires

19
Avatar de BoubouPetitPot
5 décembre 2017 à 15h12
BoubouPetitPot
J'ai des élèves de sixième/cinquième, 11,12 ans. Il y a un gamin qui m'a dit une fois "j'écris pas avec un crayon rose, je suis un homme", j'aurais bien aimé avoir ça. Je pense que je vais les imprimer ça peut servir. Il m'en faudrait un sur le nappy hair pour une de mes élèves ^^
1
Voir les 19 commentaires

Plus de contenus Société

Image by Drazen Zigic on Freepik
Daronne

Télétravail et fertilité : pourquoi la fin des trajets quotidiens donne envie de faire des bébés

Image by freepik
Daronne

Dénatalité : la « révolution familiale » qui promet 250 € par enfant va‑t‑elle tout changer ?

Image by pvproductions on Freepik
Daronne

50% des ados en 6e n’arrivent pas à courir 5 minutes : et ce sont encore les filles qui trinquent

Image by freepik
Daronne

Ados, réseaux sociaux et santé mentale : ce que l’Anses a vraiment trouvé… et que les discours alarmistes oublient

Image by senivpetro on Freepik
Grossesse

Grossesse, post-partum et sport : pourquoi tant de parents arrêtent… et comment reprendre sans se faire peur

Image by freepik
Daronne

Rougeole : le retour de l’épidémie qui frappe d’abord les enfants

Image by prostooleh on Freepik
Daronne

En France en 2025, il y a eu plus de décès que de bébés

Image by freepik
Daronne

FIV : ce patch indolore pourrait remplacer toutes vos piqûres quotidiennes

Image by freepik
Daronne

Césarienne : le choc invisible sur la santé mentale des mères

Image by freepik
Daronne

Parents, voici l’outil français qui signale le cyberharcèlement en temps réel

La société s'écrit au féminin