Les malheureux hasards du calendrier

Parfois, des petites loses du quotidien se transforment en grand drame lorsqu'elles tombent mal. Revenons ensemble sur les malheureux hasards du calendrier.

Les malheureux hasards du calendrier

Parfois, on a la poisse, et on relativise à mon avis pas assez. Au lieu de se morfondre en se disant qu’on a vraiment trop pas de chance, on devrait se dire que ça pourrait plus mal tomber, à un autre moment de l’année.

Revenons donc ensemble sur les malheureux hasards du calendrier. Ces petites loses qui prennent une toute autre dimension quand elles arrivent à une période précise et nous font croire, l’espace d’un instant, qu’une force au-dessus de nous nous trolle sévèrement la gueule.

Avoir une gastro à Noël

Commençons par parler d’un grand drame qui a touché bon nombre d’entre nous, quelque part entre le 23 et le 25 décembre 2012. À cette date qui a marqué au fer rouge la population des amateurs et amatrices de repas gargantuesques, une grave épidémie de gastro a eu lieu. Et c’est avec effroi que nous avons compris que nous n’étions malheureusement pas passé dans les mailles du filet, au dernier moment avant Noël.

La mort dans l’âme, Charlie B. comprend qu’il ne gardera pas ses huîtres dedans lui. 

Quand j’ai réalisé l’ignominie, il était déjà trop tard : on était déjà le 24, il était 3h du matin et j’ai compris instinctivement, immédiatement, la mort dans l’âme, que les verrines, assiettes de saumon fumé et autre chapon ne passeraient pas par moi cette année.

Voir une telle profusion de nourriture, délicieuse qui plus est, et ne pouvoir y toucher sans des conséquences dramatiques ascendant explosif à tendance bruine, c’est douloureux. Je sais bien qu’on est censées relativiser, se dire que non mais dites donc, il y a des enfants qui meurent de faim et moi je me plains d’une petite gastro. Mais, même si c’est absolument incomparable avec la famine, le fait est qu’il y a une différence entre la petite gastro qui nous évite d’aller au collège pendant un ou deux jours et celle qui vient nous pourrir le meilleur repas de l’année.

(Oh et tiens, en parlant de mauvais timing, on fait un bisou à celles qui ont des dégâts et/ou plus d’électricité pour les fêtes. Même si logiquement, sans électricité, vous avez peu de chances de voir qu’on vous fait un bisou.)

Avoir la grippe au Nouvel An

Au Nouvel An, dans l’imaginaire collectif, c’est pas vraiment la bouffe qui compte. C’est plutôt l’exploit en terme d’énergie. Ce sera à celui ou celle qui couche tout le monde, qui  tient le plus longtemps en twerk, qui réussit à réunir le plus de monde pour la chenille… Et alors c’est pas forcément une question de « ouiii mais franchement si c’est pas le gros gavage ce soir là, quand est-ce que ce sera ? ». C’est plus que, comme le reste du temps il est toujours un peu compliqué de réunir tout le monde, là, c’est un peu l’occasion où jamais.

C’est le jour où tu es à peu près sûre que tu peux avoir tous tes potes autour de toi et te mettre un slip sur la tête sans même avoir besoin de l’influence de l’alcool. Et si précisément ce jour-là tu chopes la grippe et que tu passes la soirée soit à rester chez toi soit à la refiler à tout le monde lovée dans un coin de la pièce, ça craint. Ça pue le pâté de viande périmée.

Une poussée d’acné à ton anniversaire

De mémoire de moi-même, c’est aux anniversaires qu’on est le plus souvent photographiées. On est la reine de la journée et parents et/ou amis sont souvent bien décidés à nous le rappeler en nous aveuglant littéralement avec leur flash. C’est bien : ça laisse une empreinte, un souvenir de chaque année qui passe, voire de pouvoir faire un gif de sa tronche au fil du temps.

Ouais mais voilà : je sais pas si c’est la perspective de vieillir, mais chaque fois que je me prends un an dans la face, j’ai une poussée d’acné. C’est pas bien dramatique, mais ça me dévoile pas sous mon meilleur jour sur les photos.

J’ai donc un message pour la nonagénaire que je serai peut-être un jour : « Ouais, je sais ce que tu te dis, je prenais pas soin de la couche supérieure de mon épiderme. À tes yeux si ça se trouve, je gâchais ma jeunesse. Sache que c’est faux : tu avais une hygiène impeccable. C’est juste une histoire de mauvais timing. Maintenant remets-toi un peu de parfum, t’as encore oublié de te doucher. »

(Car oui, je pars du principe que je serai une vieille dame souillon).

Avoir une crise d’éternuement au théâtre

Avoir une crise d’éternuement, en soi, c’est déjà pas la joie trop délire au poil. Mais c’est pire quand ça arrive dans un endroit où on entend à peine les gens respirer, comme par exemple en pleine représentation au théâtre.

Non seulement, tu souffres (on sous-estime souvent le potentiel épuisant de l’éternuement), mais en plus, tu t’en veux. Tu t’en veux vis-à-vis des autres spectateurs, déjà, parce que tu les empêches d’entendre la pièce, mais tu t’en veux surtout pour les acteurs que tu t’imagines déconcentrer. C’est bien ça le problème, avec le théâtre : ce sont des professionnels bien vivants que tu as face à toi, qui entendent ta sonnerie de téléphone ou ton déplacement quand tu as envie de vider ta vessie. Et le pire, c’est que tu peux pas vraiment t’en aller : non seulement t’as payé, et t’attendais avec plus ou moins d’impatience cette représentation, mais en plus, si tu le fais, tu risques de vexer les comédiens. Enfin, j’imagine.

Ça marche aussi avec la gorge qui gratte et te fait gigoter sur ton siège de gène sans que tu n’oses vraiment tousser pour calmer ta toux. Une petite idée de la torture, la vraie.

Tomber en panne sur la route des vacances

Les vacances, on s’en fait bien souvent une joie des mois à l’avance. C’est la récompense de longs mois passer à étudier, à réviser, à bosser. C’est l’assurance de pouvoir profiter de sa famille, de ses amis, de son mec ou sa copine, voire tout le monde en même temps.

Si tu fais le trajet en voiture, en fermant ta portière, tu te sens déjà jouasse au possible. Tu as comme vissée au corps l’impression que rien d’affreux ne pourra plus t’arriver pour au moins la semaine qui vient. Pourtant, si : il peut t’arriver quelque chose d’affreux. Du genre la panne sur l’autoroute qui, au mieux, retarde ton arrivée en vacances et, au pire, t’oblige à rebrousser chemin.

Et ça, ÇA, c’est vraiment bâtard.

Rapport qu’après tout le monde fait la gueule et c’est relou.

Allez, reprenons nos esprits : lequel de ce triste imprévu as-tu déjà vécu ? Faut-il mettre cette question au pluriel ? Et enfin, sache que si tu as déjà fait l’expérience d’au moins 3 sur 5 de ces malheureux hasards du calendrier, tu as le droit de prétendre au titre de plus grande poissarde de la Terre, et on compatira très fort.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Grimounet
    Grimounet, Le 30 décembre 2013 à 17h26

    Les éternuements ca me connaît. Je suis allergique un peu à tout. Mes éternuements vont pas tranche de cinq au minimum... toute l'année. :gonk:
    Et sinon le coup de la panne en vacances aussi. En Egypte, au mois d'aout, sous le soleil de midi.
    Vous me direz "quoi de mieux pour bronzer!", mais bon quand il fait 45° c'est tout de suite moins sympathique :hot:

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