À lire aujourd’hui sur Les 400 culs, le « blog sexe » d’Agnès Giard, ce post passionnant à propos des travaux de la neurobiologiste Lise Eliot.
Pour la neurobiologiste américaine Lise Eliot, le cerveau des hommes et des femmes est pareil. S’il fonctionne différemment, c’est à cause de l’éducation, de la culture, de la société. « Oubliez la croyance qui veut que nous soyons conditionnés par la nature. »
Mère de trois enfants (deux garçons, une fille) et professeur à l’Université Rosalind Franklin à Chicago, la chercheuse Lise Eliot publie en 2009 Pink brain, blue brain —sur le point d’être traduit en France— qui réfute de façon tranchante tout ce que nous croyions savoir depuis quelques années sur la différence entre l’homme et la femme.
Il suffit de lire les commentaires du post pour voir que l’idée fait peur à beaucoup de monde. Faut dire que c’est bien plus simple de mettre une étiquette sur chaque nouveau-né et de partir du principe qu’un tas de comportements seront innés…
— La suite est à lire derrière ce lien. Agnès Giard offre aussi un lien vers une conférence de Lise Eliot d’une quarantaine de minutes (an anglais bien sûr, sortez votre Harrap’s).
(via le twitter de Rue69)











Le 08/02/2011 Ã 17h14
Pourrais-tu développer d'avantage, je pense que tes réponses et ta connaissance pourraient apporter quelque chose.
Ici, c'est un peu pareil. C'est évident que le fonctionnement de nos cerveaux est différent! (sans parler d'anat' svp). On est également toutes d'accord aussi sur le fait qu'on a une foufoune et nos ragnagnas...et pas les mecs. Nous n'avons pas les mêmes concentrations d'hormones. Or, les glandes qui produisent nos hormones sont sous le contrôle de l'hypothalamus et l'hypophyse (situées dans le cerveau). Donc juste pour ça, nos cerveaux sont différents. L'hypothalamus ne va pas contrôler la fabrication des mêmes concentrations d'hormones si on est une femme ou un homme.
De plus, comme je l'ai dit précédemment, la com' entre hémisphère droit et hémisphère gauche est plus importante dans les activités langagières chez les femmes que chez les hommes. C'est dut au fait que le corps calleux (qui relit les 2 hémisphères) est plus gros chez la femme (et pour celles qui en doute, ce n'est pas une théorie obsolète et il y a plein d'ouvrages sur le sujet pour celles qui veulent s'informer un peu)
Ensuite, cela n'explique pas que les petites filles joue à la poupée et les petits garçons au foot, ça c'est évidemment une conséquence sociale, comme pas mal de trucs d'ailleurs.
Disons qu'il fait prendre en compte et l'influence sociale et l'influence neuro-physiologique qui sont en interaction l'un avec l'autre.
Le 08/02/2011 Ã 18h32
bah en fait, j'ai l'impression que le sujet part un peu en vrille. Il est ici question de cerveau féminin et cerveau masculin et non de sexisme (et surtout pas de ségrégation quelconque). Il y a quand même UNE différence entre noirs et blancs, c'est leur pigmentation de peau. Et on est toutes d'accord sur le fait que dire que noirs et blancs n'ont pas la même pigmentation n'est pas du racisme.
Ici, c'est un peu pareil. C'est évident que le fonctionnement de nos cerveaux est différent! (sans parler d'anat' svp). On est également toutes d'accord aussi sur le fait qu'on a une foufoune et nos ragnagnas...et pas les mecs. Nous n'avons pas les mêmes concentrations d'hormones. Or, les glandes qui produisent nos hormones sont sous le contrôle de l'hypothalamus et l'hypophyse (situées dans le cerveau). Donc juste pour ça, nos cerveaux sont différents. L'hypothalamus ne va pas contrôler la fabrication des mêmes concentrations d'hormones si on est une femme ou un homme.
De plus, comme je l'ai dit précédemment, la com' entre hémisphère droit et hémisphère gauche est plus importante dans les activités langagières chez les femmes que chez les hommes. C'est dut au fait que le corps calleux (qui relit les 2 hémisphères) est plus gros chez la femme (et pour celles qui en doute, ce n'est pas une théorie obsolète et il y a plein d'ouvrages sur le sujet pour celles qui veulent s'informer un peu)
Ensuite, cela n'explique pas que les petites filles joue à la poupée et les petits garçons au foot, ça c'est évidemment une conséquence sociale, comme pas mal de trucs d'ailleurs.
Disons qu'il fait prendre en compte et l'influence sociale et l'influence neuro-physiologique qui sont en interaction l'un avec l'autre.
Merci pour ces précisions
Le 08/02/2011 Ã 18h47
C'est super intéressant !
Merci pour ces précisions
Le 08/02/2011 Ã 18h57
Je dirais plutot le contraire. C'est en taisant un probleme (le sexisme ici) qu'on le maintient; parler d'une discrimination ne veut pas dire qu'on la juge juste - elle est normale de fait, puisqu'elle existe, que c'est une norme sociale - en fait dire qu'ici on fait du sexisme reviendrait presqu'a dire que Martin Luther King etait raciste. C'est important de debattre de questions qui fachent, parce que si on laisse courir, ce sont les dominants qui renforcent leur position et, pire encore, nous eduquent avec. D'ou, comme le dit Marquise Olympia, l'homme blanc est plus "intelligent", et d'ailleurs rien de plus vrai, puisqu'ils ont souvent de meilleurs emplois, de meilleurs resultats a l'universite, etc. Seulement je suis persuadee que c'est parce que les hommes sont confiants et les femmes s'estiment inferieures que les choses ne changent pas. Quand les femmes comprendront qu'elles valent aussi bien qu'un homme, peut-etre que les choses evolueront, mais il va sans dire que cette egalite n'est pas encore acquise. Et je tiens a dire que je ne suis pas foncierement feministe, seulement soucieuse que chaque individu puisse se donner les moyens de s'epanouir et de s'exprimer; c'est la justice qui m'interesse.
Bref, je trouve ca important de continuer a en parler et je salue Fab d'evoquer souvent cette differenciation que fait notre societe.
Le 09/02/2011 Ã 13h50
bah en fait, j'ai l'impression que le sujet part un peu en vrille. Il est ici question de cerveau féminin et cerveau masculin et non de sexisme (et surtout pas de ségrégation quelconque). Il y a quand même UNE différence entre noirs et blancs, c'est leur pigmentation de peau. Et on est toutes d'accord sur le fait que dire que noirs et blancs n'ont pas la même pigmentation n'est pas du racisme.
Ici, c'est un peu pareil. C'est évident que le fonctionnement de nos cerveaux est différent! (sans parler d'anat' svp). On est également toutes d'accord aussi sur le fait qu'on a une foufoune et nos ragnagnas...et pas les mecs. Nous n'avons pas les mêmes concentrations d'hormones. Or, les glandes qui produisent nos hormones sont sous le contrôle de l'hypothalamus et l'hypophyse (situées dans le cerveau). Donc juste pour ça, nos cerveaux sont différents. L'hypothalamus ne va pas contrôler la fabrication des mêmes concentrations d'hormones si on est une femme ou un homme.
De plus, comme je l'ai dit précédemment, la com' entre hémisphère droit et hémisphère gauche est plus importante dans les activités langagières chez les femmes que chez les hommes. C'est dut au fait que le corps calleux (qui relit les 2 hémisphères) est plus gros chez la femme (et pour celles qui en doute, ce n'est pas une théorie obsolète et il y a plein d'ouvrages sur le sujet pour celles qui veulent s'informer un peu)
Ensuite, cela n'explique pas que les petites filles joue à la poupée et les petits garçons au foot, ça c'est évidemment une conséquence sociale, comme pas mal de trucs d'ailleurs.
Disons qu'il fait prendre en compte et l'influence sociale et l'influence neuro-physiologique qui sont en interaction l'un avec l'autre.
Juste une chose, pour cuillere, tu te contredis un peu dans ton message.
Tu dis "Ce qui retient aussi mon attention, c'est quand par exemple je dis que toute facon je suis naze pour lire une carte, les garçons sont meilleurs pour ça blablabla. Bah en fait, rien que cette idée va m'amener a pas tenter de lire une carte (sauf si problème urgent of course) . Tous ces clichés nous enfoncent dans les idées qu'on a de la femme et de l'homme. " et tu cites ensuite "Pourquoi les hommes n'écoutent jamais rien et pourquoi les femmes ne savent pas lire les cartes routières ?". A moins, que le film ne reflète pas du tout le livre (que j'ai lu), il montre en effet que la plupart des femmes ont des capacités spatiales moins développées que les hommes (liées encore à l'utilisation différente d'hémisphère). Donc, que lire une carte n'est pas donné à toutes. Ce n'est pas du tout un cliché.
Le 12/02/2011 Ã 14h11
J'avais lu la même liste qui concluait que l'homme était d'ailleurs le véritable sexe faible car il était culturellement encouragé à ne pas s'exprimer émotionnellement alors qu'il a une sensibilité forte, etc.Je pense effectivement que de nombreuses différentes sont culturelles, je ne m'identifie comme femme mais ne me sent pas le besoin de coller aux stéréotypes de mon genre (ou de mon époque, ou de ma culture même si on aura toujours un comportement qui semblera stéréotypé pour quelqu'un) et je ne me suis jamais sentie proche des considérations culturelles concernant les genres. Pour moi, l'Homme est plutôt androgyne dans son comportement même si il me semble que l'activité hormonale peut créer d'infimes différences (pas suffisantes pour dire que la femelle doit faire le ménage et le mâle rapporter le steak mais il y a des différences physiques qui sont à l'origine de différences de comportements si on prend l'Homme comme animal avant tout).
Merci, merci, merci.
Moi ca me choque qu'on ne comprenne pas qu'homme et femme nous sommes EXACTEMENT pareil : rien n'est inné, on vient sur terre telle une boite vide et on remplit cette boite de tout ce qu'on veux.
Cependant, je pense que la culture est née de l'instinct humain (en partie) et il me semble qu'il y a des choses qui sont innées chez toute espèce de toute manière : instinct de survie, de reproduction, de plaisir aussi (je ne vois pas pourquoi la recherche du plaisir est si souvent vue comme strictement humaine -et je ne parle pas uniquement du plaisir sexuel). Globalement, répondre à ses besoin est inné, nous sommes donc en théorie poussés à être sociables (plus ou moins, nous avons besoin du groupe pour survivre), à nous nourrir, à communiquer des choses, à nous reproduire, à avoir des réactions de peur ou de violence, etc.
Je pense que certaines capacités intellectuelles se développent aussi in utero et s'affinent avec le temps comme la capacité de jugement (qui permet de s'adapter plus ou moins à son environnement, pas forcément la nature raciste, etc).
Il me semblerait étrange que cela apparaisse subitement, je veux dire par là que la culture date mais qu'elle a bien débutée un jour et qu'elle répond à une évolution particulière de l'Homme et de ce qu'il a développé à partir de ce qu'il possédait déjà . Aucune tête n'est totalement vide, nous apprenons dès notre vie utérine d'ailleurs et c'est aussi pour cela qu'il y a et aura toujours des handicapés.
En effet, il y a de l'homosexualité et il y en a aussi chez les espèces dont l'instinct de reproduction est encore plus subi à cause du phénomène de chaleur, etc. mais il ne faut pas confondre préférences sexuelles/sexualité pour le plaisir et nature reproductive.
L'homme et la femme sont complémentaires car ils font partie d'une espèce sexuée.
Affirmer cela ne m'empêchera pas de finir ma vie avec une femme s'il le faut, de ne pas vouloir d'enfants ou d'être consciente que le mariage est une institution crée pour assurer la paternité plus que pour consolider une histoire d'amour unique et éternel puisque l'être humain peut probablement être monogame temporairement mais l'idée qu'il le soit exclusivement me semble créée de toute pièce comme l'idée que l'homme et la femme aurait des rôles précis.
Affirmer qu'il y a différence ou complémentarité n'est pas forcément du sexisme ou une manière de cautionner une inégalité, c'est un fait.
Après, je suis d'accord avec toi, justifier l'inégalité par la différence, c'est stupide.
Tout d'abord, les tests de QI sont une grosse supercherie puisqu'ils sont faits de sorte à placer la moyenne à 100, ils sont donc réétalonner de temps en temps pour suivre l'évolution d'une population. Ils se basent également sur des critères qui ne sont intéressants que pour voir une éventuelle difficulté dans l'apprentissage et c'est pour cela qu'on s'en sert souvent dans les diagnostiques d'autisme ou de dyslexies par exemple.
En dehors de cet usage, c'est ridicule et n'indique pas grand chose, si tu as 150 de QI, tu n'es pas Einstein.
Pour en revenir aux fameuses différences, les femmes ont moins tendance à être surdouées ou attardées mentales que les hommes, elles ont un profil souvent plus harmonieux et dans la moyenne. De même, on trouve beaucoup moins de femmes souffrant d'autisme ou de troubles de l'apprentissage que d'hommes.
De nombreux spécialistes considèrent qu'en réalité les femmes sont moins suivies que les hommes et que les statistiques renforcent les stéréotypes ce qui fait qu'on ignore tout simplement les cas féminins.
De plus, leur profil est très souvent différent de celui des hommes, pas uniquement car le cerveau est tout de même légèrement différent (il l'est d'un individu à l'autre en toute objectivité) ou pour une histoire de chromosome (il y a des maladies liées au chromosome X qui justifient le fait que les hommes soient plus touchés) mais... parce qu'on leur impose un schéma culturel différent !
Les filles autistes de haut niveau passent plus facilement inaperçu par exemple car elles sont encouragées être plus sociables et à mimer les autres, leurs centres d'intérêts sont aussi souvent différents mais on peut se douter que cela vient aussi de la culture. De nombreuses choses sont plus acceptables pour une femme que pour un homme et inversement.
Les filles dyscalculiques sont presque ignorées (la dyscalculie en générale est méconnue) car on attend d'une fille qu'elle ait des difficultés en mathématiques contrairement aux garçons.
Et pour le côté culturel du QI, des études ont prouvées que l'éthnie n'était pas facteur d'intelligence, il s'agit bien de la culture, de la manière dont on éduque un groupe et de ce qu'on attend de la personne dès l'enfance. Tout cela s'ancre dans notre cerveau et change notre façon de vivre inconsciemment.
Le 12/02/2011 Ã 15h27
"Pour la neurobiologiste américaine Lise Eliot, le cerveau des hommes et des femmes est pareil".
J'aimerai juste qu'on me dise pourquoi on précise que c'est "pour untel" que "les choses ainsi" si l'on parle de quelque chose de réel, de concret?
Si ce n'est qu'une théorie alors peut-être faut-il arrêter de se battre pour des questions idéologiques (je théorie ceci car j'ai envie de croire que les choses seront mieux si l'on a telle ou telle valeur) en faisant semblant d'essayer de trouver des vérités et laisser les scientifiques faire leur travail.
Le 12/02/2011 Ã 16h37
"Pour la neurobiologiste américaine Lise Eliot, le cerveau des hommes et des femmes est pareil".
J'aimerai juste qu'on me dise pourquoi on précise que c'est "pour untel" que "les choses ainsi" si l'on parle de quelque chose de réel, de concret?
Si ce n'est qu'une théorie alors peut-être faut-il arrêter de se battre pour des questions idéologiques (je théorie ceci car j'ai envie de croire que les choses seront mieux si l'on a telle ou telle valeur) en faisant semblant d'essayer de trouver des vérités et laisser les scientifiques faire leur travail.
Je ne comprends pas vraiment ta remarque, en fait. Tout est interprétation, même des concepts aussi "concrets" que l'Histoire peuvent être interprétés de moult manières.
Le 12/02/2011 Ã 20h05
Je ne vois pas où j'ai dit qu'elle n'était pas scientifique? Je parlais des débats qui avaient lieu ici, ou dans les commentaires du blog dont l'article que tu transmets est extrait.
Pour le reste, je crois qu'il est inutile que nous insistions sur cette remarque parce que visiblement je m'exprime mal et que tout ça n'a que peu d'importance. Mais si tout n'est qu'interprétation, s'ils n'y a pas de vérité réelle, pourquoi l'interprétation qui vise a dire que les comportements genrés sont innées (oui, je sais, ma phrase est paradoxale) est-elle plus fausse que celle qui dit que tout n'est qu'apprentissage?
Je veux juste dire, au fond : est-ce que j'ai un moyen de savoir si ce que dit cette femme est vrai? Est-ce que tout dépend vraiment de l'éducation? Et suis-je en mesure, moi, de nier ce qu'elle dit, étant donné que je n'ai pas fait les recherches adaptées? C'est ce qui rejoint, d'ailleurs, un passage de l'article que tu nous transmets : l'idée fait visiblement "peur" et beaucoup ne veulent pas y croire. Et je trouverai ça idiot si on leur présentait des faits concrets, mais "normal" si ce n'est qu'une théorie idéologique (bien que ça reste de la mauvaise fois : que les comportements soient innés ou non, permettre à chacun de "tester" ce qu'il veut sans le limiter aux comportements adaptés à son sexe reste un comportement idéologiquement meilleur). Mais moi je voudrais juste savoir si c'est le cas, si cette théorie est "idéologique" ou bien si elle est concrètement scientifiquement prouvée (et si c'est le cas alors comment se fait-il que des études disent le contraire?)