Lingerie affriolante : la vulgarité n’existe pas

La Saint-Valentin approche et comme vous toutes, je passe mes journées à repasser mon ensemble de lingerie “spécial 14 février”. Cette année, nous aurons donc en entrée une paire de talons interminables, en plat une guêpière rouge cloutée, en assaisonnement des bas résille, et en dessert pas de culotte mais un tas d’idées perverses à […]

Lingerie affriolante : la vulgarité n’existe pas

La Saint-Valentin approche et comme vous toutes, je passe mes journées à repasser mon ensemble de lingerie “spécial 14 février”. Cette année, nous aurons donc en entrée une paire de talons interminables, en plat une guêpière rouge cloutée, en assaisonnement des bas résille, et en dessert pas de culotte mais un tas d’idées perverses à mettre en oeuvre. Too much ? Pas vraiment, non.

Le too much est une invention de femme moche et aigrie destinée à terroriser les femmes mignonnes et gourmandes. Les appels à la retenue, au soutien-gorge couleur chair, à la culotte petit bateau, à l’ensemble coordonné monochrome, au maquillage raisonnable, ne sont bizarrement JAMAIS le fait des principaux intéressés, à savoir les hommes (ici, mes excuses aux lectrices lesbiennes, que j’aime et je chéris malgré mes généralités). Pour eux, on ne sera jamais vulgaires. Même en porte-jaja à froufrous, même en léopard, même en string à fourrure rose.

Soyons sérieuses deux minutes : même les Talibans aiment les robes en latex.
Dans ces conditions, pourquoi toujours jouer la carte de la séduction avec réticence et bon goût ? Pourquoi on hésite avant de commander un costume de femme-flic en vinyle ?

C’est la Saint-Valentin bordel de slip. Et c’est exactement pour cette occasion qu’ont été inventés les culottes ouvertes, les serre-tailles, les mini-jupes en cuir et les bottes rouges. Imaginez cette journée comme un carnaval du sexe.

On n’a qu’une vie. Il me semble absurde de la laisser filer sans expérimenter d’autres images de soi, d’autres possibles que ceux des expertes en correction vestimentaire. Dès qu’on passe la porte de la chambre à coucher, on rentre dans une zone privée et intime, où tout est permis pour peu que le partenaire soit consentant. Demandez à votre copain s’il voit un problème dans le fait que vous incarniez une femme fatale : ça m’étonnerait qu’il proteste.

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les soeurs-la-pudeur se donnent du mal pour empêcher les autres de faire imploser chaque neurone du cerveau des hommes. Par jalousie, peut-être. Par peur de faire bouger les lignes entre maman et putain. Par envie de tout contrôler. Mais personnellement, il n’y a aucun moyen que je les écoute : la vulgarité est dans l’oeil de celles qui jugent. Et je garde ma guêpière à clous.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Kremfresh
    Kremfresh, Le 27 décembre 2011 à 11h42

    effectivement tout est question de gout ! personnellement j'ai un penchant pour tout ce qui est burlesque que je trouve carrément jolie ... ( des froufrou des petits noeuds des jolis corsets i'm lovin' it ! ) ... Et puis le drame du chéridamourfollemenamoureuquonaimepardessutout , qui vous dit

    " bah moi j'aime pas trop hein ... "

    ha ... et qu'es ce que tu préfères ?

    " Moi ce que j'aime c'est les trucs FLUO ! et les culottes avec des trous à l'entre-jambes ! Moi j'aime le bling bling et le vulgos ! tu serais tellement Sexy la dedans !! "

    je me suis résigné à trouver un corset too much ( oui mesdames) Rose et noir façon Paris Hilton ... haha !

    Tant qu'il est heureux , je suis heureuse :)

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