IKEA va utiliser des oeuvres d’art qui mettent en avant… la vulve !

Pour sa collection d'avril, IKEA utilise les peintures de Carolina Falkholt, artiste controversée car elle met en avant diverses parties du corps... dont la vulve.

Si l’on en croit CliqueTV, chez IKEA, la révolution du frifri est proche. Le fournisseur officiel d’étagères Billy pour tous les appartements étudiants devrait sortir en avril sa collection de printemps baptisée Street Art, imaginée par onze artistes de diverses nationalités.

Parmi eux se trouve Carolina Falkholt, une plasticienne, écrivaine et musicienne suédoise, particulièrement connue pour ses travaux controversés qui représentent… les organes génitaux féminins. 

#minjävlafitta @gallerinilsaberg

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La spécialité de Carolina Falkholt, ce sont les graffitis : de grandes fresques multicolores avec des motifs d’yeux, d’écailles, et de vulves plus ou moins discrètement dissimulés dans l’ensemble. Sur son compte Facebook, elle explique s’intéresser aux questions féministes au travers de son travail : son art veut susciter le débat sur la structure de la société patriarcale.

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Et puisqu’on ne peut pas plaire à tout le monde (comme dirait Thierry Ardisson), Carolina Falkholt doit sa célébrité à la censure d’un de ses travaux. À la demande de la municipalité de Nyköping, dans la banlieue de Stockholm, elle avait réalisé une œuvre de douze mètres carrés à proximité d’un établissement scolaire. Mais en découvrant le résultat et les multiples organes génitaux représentés, les commanditaires ont défrisé : la fresque, qui avait coûté près de 4000€ à la municipalité, a été recouverte de peinture, ce qui a provoqué une polémique.

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De son côté, IKEA se tamponne le catalogue de ce scandale. La marque n’a pas hésité à réaffirmer son choix auprès du quotidien The Local, et à insister sur les raisons qui l’ont encouragée à travailler avec Carolina Falkholt :

« C’est une célèbre artiste suédoise, et elle est très « féminine ». Et nous aimons ça. C’est pour cela que nous lui avons demandé de réaliser un design pour nous. […] Nous pensons [la collection NDLR] comme du « design démocratique ». Nous voulons parler d’art démocratique aussi. Nous trouvons que c’est très bien que les gens puissent acheter une grande variété de différentes formes d’art, à des prix abordables. »

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Camimi
    Camimi, Le 23 janvier 2015 à 17h53

    On ne peut pas plaire à tout le monde = Marc-Olivier Fogiel (non?!)

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